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Guide pratique du storytelling 2/11

Lundi 18 octobre 2010

Bien sûr Les 1001 Nuits sont l'expression de ces histoires passionnantes qui nous tenaient en haleine avant l'heure de dormir. Mais ici c'est l'occasion de rappeler que Nivéa fait partie de ces marques doudous, surdouées en storytelling et capables de nous rassurer.

Le mois dernier, nous avons vu que le storytelling existe depuis des siècles. Ce qui est nouveau, c’est son application aux marques. C’est au sein des entreprises que naissent les histoires contemporaines et les entrepreneurs sont les nouveaux conteurs. Mais quel pouvoir a réellement le storytelling ?

La vie a-t-elle un sens ? À cette question, nous apportons des réponses qui varient en fonction de nos convictions philosophiques ou religieuses. Mais au quotidien, nous avons besoin de nous dire que ce qui nous arrive répond à un dessein plus large. Si l’on ne devait choisir son lieu de villégiature que sur des critères objectifs d’ensoleillement et de prix, la plupart des destinations touristiques fermeraient leurs portes dans l’heure. «Suivez les pas des Anciens et ouvrez de nouvelles pistes» préfère proclamer un récent visuel pour Abou Dhabi. Autrement dit, donnez du sens à vos vacances. C’est pourquoi le storytelling est efficace : il permet de donner un sens aux choses, de les ordonner linéairement… et par là-même de nous rassurer.

Et rassurer, c’est particulièrement important en temps de crise. Un autre facteur qui y contribue, c’est que les marques qui ont déjà une histoire s’inscrivent par définition dans le temps long. Cette longévité est réconfortante : un goûter au Nutella nous faisait oublier tous les petits malheurs de l’école et une soirée Nutella (variante : Hägen-Dazs) en fait de même aujourd’hui après une dure journée professionnelle. C’est «l’effet doudou» du storytelling, ces 50 ans d’expérience «qui feront toujours la différence» (j’en ai parlé notamment ici et ). Les marques qui n’ont pas encore d’histoire, notamment celles qui viennent d’être lancées, doivent sans tarder s’en créer une. Quitte à ajouter à leur logo «depuis 2010» !

Une histoire authentique est toujours préférable (nous y reviendrons dans une prochaine newsletter) mais à défaut d’être vraie, il lui faut au moins être vraisemblable. Le succès des contes de fées comme celui des films de science-fiction ne repose pas sur la réalité mais sur la crédibilité que nous voulons leur accorder. C’est ce qu’on appelle en animation le «suspended disbelief» («suspension de l’incrédulité»), ce moment dans un cartoon où nous acceptons qu’un personnage puisse marcher dans le vide sans tomber… tant qu’il n’a pas conscience de ce vide !

De la même façon, nous savons bien qu’aucun cosmétique ni parfum ne suffira à faire de nous un top model mais, le temps d’un achat coup de coeur, «nous voulons y croire». Capter l’attention est un acte éminemment émotionnel qui précède l’attention rationnelle. Et le storytelling joue sur cette carte selon laquelle pour toucher la tête, il faut d’abord parler au coeur. Blaise Pascal est le premier penseur de l’ère de la communication narrative !

Bien sûr, il ne s’agit pas de «raconter des histoires», de «raconter des bobards» et il faut bien à un moment réintroduire le rationnel. Ne serait-ce que parce qu’à un moment, le consommateur va devoir mettre la main au portefeuille. Rien n’interdit pourtant que ce retour à la case raison soit lui-même joliment mis en scène… comme dans cette pub pour les «engagements Toyota» où deux hommes sont poursuivis (émotionnel) par des formules juridiques (rationnel) surdimensionnées alors qu’elles figurent en général en tout petit et en bas de page…

Le secret du storytelling ne repose donc pas seulement sur la prééminence accordée aux sentiments même si c’est là son principal intérêt. Il est efficace aussi parce qu’il donne du sens, qu’il rassure pendant la crise et sur le long terme… sans s’interdire de recourir à la raison quand elle vient renforcer l’émotion.

> Le mois prochain : les limites du storytelling.

Guide Pratique du Storytelling 1/11

Lundi 13 septembre 2010

> Pour les Grecs, Niké symbolisait la victoire et était surnommée la déesse aux pieds ailés. 2.500 ans plus tard, le Swoosh en est un rappel subliminal. Chaussé de ses Nike, le champion sportif n’est-il pas un dieu qui vole de victoire en victoire ?

LES ENTREPRISES SONT LES GRANDS NARRATEURS DES TEMPS MODERNES

Tout au long de cette troisième saison du blog, je vais vous proposer une série d’articles pratiques pour mettre en place une démarche storytelling au sein de votre entreprise. Avec un seul objectif : «Réenchantez votre stratégie de com !». Premier papier de la série pour réaliser que les mythes qui ont fait les grandes histoires sont désormais incarnés par les entreprises.

Dans la campagne TV d’Allianz qui se déroule dans la tête d’un client, Charlotte Rampling  incarne la raison. Face à elle, d’autres acteurs incarnent les émotions, positives comme négatives. C’est une belle illustration de l’affrontement qui traverse toute l’histoire de la rhétorique : convainc-t-on mieux par la raison ou par l’émotion ? On retrouve cette dichotomie dans d’autres domaines, les Beaux-Arts notamment : qui du dessin (la raison) ou de la couleur (l’émotion) a le plus marqué la peinture ? En fait, l’un ne va pas sans l’autre. Blaise Pascal écrivait à juste titre «Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le coeur» avant de livrer une de ses pensées les plus célèbres : «Le coeur a ses raisons que la raison ne connait point».

LES HISTOIRES SONT ÉTERNELLES, PAS LES MESSAGES

Enfermée par son père à double tour, Danaé fut quand même fécondée par Zeus qui s’était métamorphosé en pluie d’or pour parvenir jusqu’à elle. Titien ou Klimt ont illustré ce mythe, en en faisant au passage une femme vénale prête à ouvrir – littéralement – ses cuisses pour y recevoir les pièces de monnaie divines ! Guerlain vient également d’offrir une variation sur ce thème avec son parfum Idylle : mais ici, la pluie d’or figure simplement l’amour qui transfigure la femme. On le voit, si les histoires traversent le temps, le message qu’on y accole, lui, peut varier. Ainsi, le thème de La Cigale et la Fourmi a  inspiré Ésope, Jean de La Fontaine, Walt Disney et encore récemment le studio Pixar avec 1001 Pattes.

LE STORYTELLING A TOUJOURS ÉTÉ 2.0

D’Homère à Homer… Simpson, il n’y a donc pas de autant de différences qu’on pourrait penser. Les nouveaux médias apportent des formes inédites mais le fond est immuable. Et paradoxalement, les moyens de communication interactifs nous rapprochent des origines du storytelling : un conteur qui souffle les mots à son public qui réagit en retour. Autrement dit, le narrateur et le «narrataire» sont sur un pied d’égalité.

LES NOUVEAUX HÉROS DE NOTRE TEMPS

Aujourd’hui, les conquérants et les politiques ne font plus rêver. Il est loin le temps où Napoléon passionnait les foules et constatait : «Quel roman que ma vie !». Les nouvelles aventures, les nouvelles mythologies ne naissent-elles pas désormais au sein des entreprises ? Leurs patrons sont devenus les nouveaux héros : Steve Jobs et Bill Gates ont longtemps incarné une version moderne du choc des titans. Anne Lauvergeon, patronne d’Areva, ne revisite-t-elle pas e mythe de Jeanne d’Arc, seule dans un monde d’hommes ? Quant à Carlos Ghosn, le patron de Nissan et de Renault, sa vie et ses méthodes de management ont fait l’objet d’une adaptation en manga, façon Astroboy ! De vrais superhéros, nos managers du 21e siècle ? Peut-être. Mais surtout, ils ont découvert le nouveau pouvoir des histoires…

> Le mois prochain : Le nouveau pouvoir des émotions

Le nouveau site corporate Sébastien Durand Conseil est en ligne

Lundi 16 août 2010

(COMMUNIQUÉ DE PRESSE)

Le nouveau site SebastienDurandConseil.com présente l’offre de services de celui qui professionnalise la démarche storytelling des entreprises françaises depuis trois ans.

En quelques années, le storytelling (ou «communication narrative») s’est imposé au sein des stratégies marketing et communication des entreprises. Il consiste à créer ou à utiliser des histoires à fort pouvoir émotionnel, qui se propagent et qui font vendre. Sébastien Durand a été le premier à professionnaliser cette démarche en France il y a trois ans, après avoir occupé  des postes clés au sein de marques leaders dans le tourisme, les médias et le divertissement. Il a également prêté sa plume à des grands patrons et à des hommes politiques.

«Quand je me suis lancé en tant que consultant, il y avait un vrai besoin d’ »évangélisation » afin de convaincre de la pertinence d’une démarche storytelling. Un peu comme quand on expliquait l’intérêt d’avoir un site web une quinzaine d’années plus tôt», explique-t-il. Il a donc créé leStorytelling.com (avec blog, conseils pratiques, newsletters, podcasts etc.) qui s’est vite imposé comme le site de référence sur le storytelling. Et de fait, les clients sont venus à lui par ce biais. «Or, la structure de ce portail de contenu convient mieux aux échanges avec les journalistes, professionnels du marketing et de la com ou étudiants. Je voulais également un site institutionnel avec une approche plus centrée sur les entreprises, qui présente simplement mon offre de services», précise-t-il.

C’est désormais chose faite avec le lancement récent de SebastienDurandConseil.com. Désireux de respecter les dernières normes en terme d’accessibilité aussi bien sur les plateformes mobiles que via les navigateurs anciens, le site a été développé en HTML5. Les effets de coulissements sont quant à eux réalisés grâce à la bibliothèque Ajax jQuery.

Avec ce nouveau canal d’échange, Sébastien Durand espère pouvoir aider ses clients dans leur approche narrative. «La crise a démontré l’efficacité du storytelling par rapport aux autres techniques marketing/com. Il est temps pour les entreprises de faire de leur histoire une belle success story !».

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Crédits

> La gestion du projet, de la création des gabarits fonctionnels à la livraison du site en passant par sa promotion, a été confiée à Camille Jung. Diplômé d’une licence «ingénierie de l’internet» où il a pu appréhender l’internet de façon technique, Camille est actuellement en Master «gestion de projet e-commerce» à l’université Lille 2.

> La réalisation a été assurée par WD Concept , fondé par Geoffrey Conte. Diplômé d’un DUT «services et réseaux de communication» et d’une licence «ingénierie de l’internet», Geoffey propose ses services en auto-entrepreneur, afin de répondre aux besoins des particuliers et PME/PMI en matière de graphisme print et web, créations de sites vitrines et e-commerce.

> La charte graphique initiale de Sébastien Durand Conseil a été conçue par Alban Vandekerkove.

Sérendipité : le « hasard » fait bien les choses…

Lundi 12 octobre 2009

Pub pour les Post-it. L'invention d'une colle à faible pouvoir adhésif (heureusement pour Jade) est un exemple célèbre de trouvaille sérendipitique.

Pub pour les Post-it. L'invention d'une colle à faible pouvoir adhésif (heureusement pour Jade) est un exemple célèbre de trouvaille sérendipitique.

Quand le mot «sérendipité» figurera dans les dictionnaires, on se souviendra peut-être que c’est en 2009 qu’il a vraiment commencé à faire florès. Mais Alain Peyrefitte lui consacrait déjà un chapitre de son célèbre essai, «Le mal français», il y a plus de 30 ans. Retour sur un mot qui va désormais beaucoup faire parler de lui en marketing et communication…

Deux chercheurs qui se trompent dans les dosages et produisent une colle qui ne colle pas : une erreur comme il s’en produit des milliers chaque jour ? Non bien sûr, car c’est ainsi que Spencer Silver et Arthur Frey ont mis au point les Post-it. C’est cela la sérendipité – de l’anglais serendipity –  qu’on pourrait définir comme «une innovation majeure d’origine plus ou moins fortuite et dont l’importance ne se comprend qu’a posteriori». À notre niveau, nous l’avons tous pratiquée un jour ou l’autre, par exemple en cliquant de lien en lien sur Internet jusqu’à tomber sur une page web formidable que nous n’aurions jamais trouvée autrement.

Mais attention, ce n’est pas un pur synonyme de hasard. Renverser une tarte et réaliser qu’elle est éventuellement meilleure ainsi, c’est une simple maladresse aux conséquences heureuses. Mais inventer la crème brûlée en appliquant un fer rouge sur une crème qu’on voulait réchauffer et ne caraméliser que le dessus, ça c’est de la sérendipité. Le résultat est différent de celui que François Massialot, le chef en question, attendait mais sa trouvaille géniale procède d’une disposition de l’esprit, cela implique qu’il cherchait quelque chose à la base. Pour reprendre l’exemple des deux chercheurs de chez 3M, ils étaient déjà à la recherche d’une colle à faible pouvoir adhésif car, chantant dans une chorale religieuse, ils voulaient marquer les pages des livres de psaumes sans les abîmer.

Une démarche sérendipitique implique donc bien de partir avec une idée de la route sur laquelle on s’engage… tout en acceptant que les péripéties rencontrées nous fassent emprunter des chemins de traverse. La connaissance toute seule amène à la réflexion, pas à l’action. Si on attend d’avoir toutes les cartes en main, en réalité, on ne se lance jamais. La sérendipité réhabilite donc l’action par le biais de l’intuition. Bien sûr, il arrive qu’on se trompe mais en cela aussi, elle est un puissant agent décomplexant. Je l’utilise souvent en entreprise pour stimuler la créativité et je sais que, dans la vie, rares sont ceux qui osent vraiment car ils ont peur d’être jugés en cas d’échec. Or, ce qui importe c’est moins de ne pas se tromper que d’apprendre de ses erreurs et de se relever. Je suis bien conscient néanmoins qu’une telle démarche n’est pas toujours assez valorisée et quand je travaille avec des dirigeants totalement allergiques au risque, je leur rappelle que sans leurs échecs préalables, et les leçons qu’ils ont su en tirer, Walt Disney, Thomas Edison ou Steve Jobs n’auraient pas fait la carrière qu’on leur connaît.

Les découvertes en partie fortuite et leur narration ultérieure sont le matériau rêvé pour bâtir des légendes entrepreneuriales. En ce sens, la sérendipité est le meilleur allié du storytelling. Comment mettre en place une telle démarche au sein de votre entreprise ? Ce sera l’objet d’un prochain post.

Mettons un peu de sérendipité dans nos moteurs !

Mercredi 7 octobre 2009

L’été dernier, les chercheurs, philosophes et artistes qui participaient à un colloque sur la sérendipité à Cerisy dans la Manche ont reçu en cadeau de bienvenue… des bêtises de Cambrai ! Histoire de leur rappeler que ces délicieux bonbons sont nés de la «bourde» d’un apprenti pâtissier qui cherchait à cuire des berlingots. Comme je suis un grand gourmand devant l’Éternel, je n’ignore pas que la tarte tatin, le Nutella ou le Carambar sont eux aussi des inventions en partie fortuite.

La sérendipité est un terme de plus en plus présent autour de nous. On la définit souvent simplement comme «la science des hasards heureux», autrement dit «une innovation majeure d’origine plus ou moins fortuite et dont l’importance ne se comprend qu’a posteriori». Les trois princes de Serendip (l’ancien nom du Sri Lanka) est un conte persan dont Horace Walpole a tiré au 18e siècle le terme de serendipity afin d’évoquer des découvertes aux conséquences en partie inattendues. En anglais, ce terme, et sa forme adjectivale serendipitous, se distinguent d’autres, comme happenstance, fortuitous etc. en fonction de la part que le hasard y joue. Ces nuances sont impossibles à rendre en français, langue trop cartésienne et qui préfère la raison à l’émotion. Aujourd’hui, si sérendipité s’impose par souci d’efficacité, la forme n’est pas encore fixée pour l’adjectif : sérendipitique, sérendipant, sérendipiteux ?

Même si son vocabulaire français n’est pas encore au point, ce concept n’a rien de récent dans notre langue. Dans son célèbre essai Le mal français, Alain Peyrefitte écrivait déjà il y a 35 ans : «L’effet Serendip a toujours joué un grand rôle dans l’histoire. Christophe Colomb cherchait la Chine; il découvrit l’Amérique. En politique, nous sommes souvent des Christophe Colomb, bien que nous découvrions rarement l’Amérique». On ne saurait être plus pertinent. ;-)

Au classement Interbrand des 100 marques les plus puissantes, Coca-Cola est encore une fois numéro 1. À l’origine, la boisson de Monsieur Pemberton était un sirop médicinal assez épais. Un jour, un des employés de sa pharmacie le dilua par erreur dans l’eau gazeuse d’une fontaine à soda : on connaît la suite. Alors, si même la marque la plus connue au monde est une trouvaille sérendipitique, il n’y a plus à hésiter à s’y mettre !

Ce qu’il y a de bien avec la sérendipité, c’est qu’elle nous décomplexe : on a tout de suite moins peur de se tromper si c’est au final pour inventer la crème brûlée ! Outre qu’elle se base en partie sur l’intuition, cette technique – car ce peut en être une – se rapporte au storytelling :  elle fait la part belle à l’émotion et elle permet la narration d’histoires entrepreneuriales formidables. C’est pourquoi je reviendrai sur ce sujet prochainement…

Quelques leçons tirées de mes échecs aux échecs

Lundi 13 juillet 2009

J’aime assez jouer aux échecs même si mon frère Florian me bat à chaque partie ! Je ne suis donc pas un grand joueur, en revanche, je m’y entends pour récupérer et recycler les bons trucs des autres. Je lui ai donc demandé ses “secrets”. Si je les partage avec vous, c’est que je pense qu’il y a beaucoup à prendre dans ce “sport” en matière de stratégie et de communication.

1er secret de Florian : “Ayez un plan”

Partir avec un plan est une aide précieuse. Bien sûr, le plan ne se déroule jamais exactement comme prévu mais si vous ne vous donnez pas un objectif et une stratégie clairs d’emblée, vous n’arriverez à rien.

2e secret de Florian : “Tenez compte de votre adversaire”

On joue à deux, pas tout seul (même si on peut parfois jouer contre soi !). Dans le monde des affaires également, on n’est jamais sans adversaire(s). Vous ne pouvez espérer appliquer votre pan initial sans tenir compte de celui des concurrents. Ils agissent, l’environnement change, vous devez vous adapter

3e secret de Florian : “Prenez l’initiative”

Les échecs sont un jeu plus rapide que ne le croient beaucoup de gens. D’ailleurs, dans les compétitions internationales, les parties sont chronométrées. Il faut certes réfléchir avant d’agir, mais comme je l’ai souvent écrit sur ce blog (et dans mes conseils du jour), “la réflexion amène à la connaissance, pas à l’action”. Il faut donc rapidement prendre l’initiative. Comme le dit Florian, “on ne gagne pas une partie en se contentant de réagir aux coups de l’adversaire, sauf s’il est très mauvais” (j‘ai peur qu’il ne parle de moi…), “il faut agir”.

4e secret de Florian : “Savoir faire des sacrifices”

Parfois, mon frère perd “bêtement” une pièce importante et je me réjouis… jusqu’au moment où je comprends que c’était voulu de sa part et qu’il peut ainsi m’en prendre une plus importante encore ou me mettre en échec et mat ! Abandonner une position sur un marché, arrêter un produit, vendre une branche d’activités ne devraient jamais être des constats d’échec mais des “sacrifices” préalablement étudiés et donc au final rentables.

Je ne sais pas si l’application de ces quelques conseils me permettra de battre Florian la prochaine fois (je crains qu’il n’ait gardé quelques secrets par devers lui…) mais je pense que vous en tirerez profit dans un tout autre domaine que les échecs.

De l’utilité du Conseil storytelling du jour 2/2

Mardi 2 juin 2009

 

"L’imagination est comme un robinet : si on ne sait pas le tourner, on ne peut faire couler l’eau."

"L’imagination est comme un robinet : si on ne sait pas le tourner, on ne peut faire couler l’eau."

Suite de mon récent post où j’ai donné un premier exemple de l’utilité des Conseils storytelling du jour ou comment mettre à profit la imite de 140 caractères par message que je me suis fixé.

 

Tout le monde ne naît pas avec une imagination débordante, mais tout le monde peut apprendre à débrider son imagination. Quand je dis cela à certains DRH «à l’ancienne» (des noms ! des noms !), ils sont souvent dubitatifs. Récemment, l’un d’entre eux m’a dit : «Certains de mes salariés sont  comme des robinets en période de sécheresse : quand on les ouvre, on ne sait jamais si l’eau va couler» !  Sur le moment, cela m’a un peu interloqué mais je sais qu’un discours raisonné a peu de chances d’être entendu… Je ne fais pas du storytelling pour rien,je vous rappelle !

 

Cette idée du robinet m’a trotté en tête quelques heures car je savais que j’avais lu quelque part quelque chose à ce propos. Puis, j’ai retrouvé la mémoire. Dans  son livre fondateur «La pratique de la direction d’entreprise», le gourou du management Peter Drucker racontait en effet la story d’un «bon sauvage» des Mers du Sud à l’époque victorienne. De retour d’un voyage à Londres où il avait accompagné un pasteur, il fit part à sa tribu de sa surprise : d’après lui, les Anglais ne sauraient boire ni se laver car on ne trouvait pas d’eau dans leurs villes ! Sur l’île en effet, l’eau coulait en liberté ou bien dans des troncs creusés qui passaient devant les maisons du village. Mais à Londres, personne ne lui avait expliqué que l’eau circule dans des canalisations et qu’il faut ouvrir le robinet – le fameux robinet ! – pour la faire couler. 

 

Aussitôt, j’envoyai au DRH en question l’historiette suivante (133 caractères) :

Le bon sauvage croit que l’homme blanc ne se lave pas car personne ne lui a montré comment ouvrir le robinet pour faire couler l’eau.

Dans la foulée, je lui ai fait parvenir le livre de Drucker avec un post-it à la page de l’anecdote. L’auteur y développe notamment cette idée-force : le leadership (et ça vaut pour l’imagination) n’est pas inné, il peut s’apprendre et, même, il doit s’apprendre…

 

Finalement, je suis intervenu deux fois au sein de cette entreprise. Une fois pour animer un atelier avec les membres de la communication interne sur le sujet : «Les histoires humaines qui font la richesse des entreprises». Et une autre en conférence devant l’ensemble des collaborateurs : «Pensez différemment, pensez transversal, pensez storytelling». J’espère maintenant que tous leurs robinets sont bien ouverts ! 

 

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> Si vous n’êtes pas encore abonné au Conseil storytelling du jour, c’est le moment : vous pouvez me suivre sur twitter ici (et bénéficier de conseils supplémentaires inédits) ou le recevoir par mail .

> Vous pouvez télécharger le catalogue ci-dessous, en apprendre plus sur les formations dispensées sur le site corporate ici ou me contacter pour un cours personnalisé .

 

Cliquez sur l'image pour télécharger le Catalogue 2009 des conférences et ateliers storytelling de Sébastien Durand Conseil (fichier PDF).

Cliquez sur l'image pour télécharger le Catalogue 2009 des conférences et ateliers storytelling de Sébastien Durand Conseil (fichier PDF).

 


De l’utilité du Conseil storytelling du jour 1/2

Mardi 26 mai 2009

 

 Prophétie auto-réalisatrice : "Une rumeur infondée d’insolvabilité fait paniquer les clients qui du coup retirent vraiment leur argent... et la banque fait faillite !"

Prophétie auto-réalisatrice : "Une rumeur infondée d’insolvabilité fait paniquer les clients qui du coup retirent vraiment leur argent... et la banque fait faillite !"

 

 

 

 

Quand j’ai lancé le Conseil storytelling du jour il y a presque 6 mois, cette inititative a fait tilt dans les médias professionnels à la fois parce qu’elle était gratuite (un consultant qui met autant de contenus gratuits sur son site, n’est-ce pas louche ?) et parce qu’elle intriguait : peut-on vraiment dispenser des conseils, raconter des historiettes, en 140 caractères maximum ? Oui, et en voici une preuve.

 

Au moment où la crise a déstabilisé les grandes institutions financières, un établissement bancaire a eu vente de rumeurs concernant sa supposée insolvabilité. Quand les clients ont commencé à en parler à leurs conseillers, ces derniers ont balayé cette idée d’un revers de la main : «Mais non, voyons, il n’y a aucun risque». Les dirigeants de l’entreprise, eux, savaient qu’une rumeur ne se traite pas ainsi. Je suis intervenu à la demande de la direction de la communication interne. Tous les matins, elle adresse un SMS aux directeurs d’agences pour les informer des infos pressantes et les renvoyer éventuellement sur l’intranet du groupe. Charge à eux ensuite de briefer leurs équipes. 

 

Afin de les sensibiliser au risque encouru, ce matin là, le SMS habituel a été remplacé par le message suivant que j’avais rédigé : 

Dans quel cas une rumeur peut-elle devenir une prophétie auto-réalisatrice ?

Soit 76 caractères destinés à servir de teaser. Une heure après, nous leur avons envoyé l’historiette suivante :

Une rumeur infondée d’insolvabilité fait paniquer les clients qui du coup retirent vraiment leur argent… et la banque fait faillite !

Ces 135 caractères étaient suivis d’un code à 4 chiffres permettant d’accéder à une page sur l’intranet. Là, on pouvait trouver un dossier spécial sur la rumeur, le risque encouru en ne la prenant pas au sérieux, et la façon d’y répondre en rassurant les clients de manière personnalisée.

 

80% des directeurs d’agence se sont connectés à l’intranet le jour même, ce qui constitue selon mes interlocuteurs un score double de celui enregistré habituellement et les 20% restants l’ont fait le lendemain. Le message est donc passé auprès de… 100% de la cible !

 

Vous le voyez, le format des Conseils du jour en 140 caractères maximum n’est pas un gadget. Dans sa forme gratuite, il sert à enclencher une réflexion personnelle (comme j’aime à le dire, peu d’entreprises ont une ligne budgétaire intitulée «stimulation intellectuelle» !). Mais je l’utilise aussi en entreprise, soit pour apprendre à mes clients à faire court, soit comme ici, comme une réponse rapide et efficace à apporter à un problème spécifique.

 

Dans un prochain post, je vous donnerai un autre exemple tiré de mon expérience. Ah, j’oubliais de vous dire : à ce jour, la banque n’a toujours pas fermé ses portes pour cause d’insolvabilité !

 

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> Je remercie mon client qui m’a autorisé à raconter mon intervention à condition que son anonymat soit respecté.

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Le Cercle des paradoxes va débattre sur le « storytelling & communication interne »

Samedi 4 avril 2009

 

Créé en 2003 par l’ANDRH, le Cercle des Paradoxes est un espace de débat contradictoire qui interroge les DRH placés au coeur des «paradoxes» de l’entreprises ou de l’administration. «Ces rencontres mensuelles se veulent intelligemment iconoclastes : on y traite d’un sujet sensible, sur un ton professionnel mais décalé. L’humour est le bienvenu, mais pas la langue de bois !».

 

Son prochain débat aura lieu le mardi 14 avril de 18h30 à 20h30 à l’ANDRH, 91 rue de Miromesnil, 75008 Paris. Au programme :

 

STORYTELLING & COMMUNICATION INTERNE – ENTRE MARKETING & VERITÉ

 

Les intervenants seront :  

- Sébastien Durand, Conseil en communication et storytelling

- Gérard Groffe, DRH du Groupe STEF TFE

- Nicolas Masson, Associé, Pragma Etudes et Conseil

- Laurent Sabbah, Directeur de la Communication Interne – Club Med et membre de l’AFCI (Association Française de Communication Interne)

 

Le débat sera animé par Louis Dugas, ex vice-président de l’ANDRH

 

Le débat est réservé aux membres de l’ANDRH ou aux non membres mais exerçant dans une Direction Ressources Humaines.

 

Pour vous inscrire :
ici ou
tinyurl.com/c9yt86

Renseignements ANDRH : 01.56.88.18.28

Il était une (nouvelle) fois le site du storytelling

Lundi 16 mars 2009

 

Un petit mot de bienvenue sur cette nouvelle version du site…

 

 

Une seule adresse désormais pour agréger les contenus du Blog, du Conseil du Jour, du Podcast, de la Newsletter et d’articles de référence publiés ici ou là sur le web et dans la presse : LeStorytelling.com

 

Site frère de celui de l’agence Sébastien Durand Conseil, le Blog s’est considérablement étoffé depuis son lancement mi-mai 2008 avec plus de 200 posts. Rejoint par de nouvelles fonctionnalités – des podcast hebdos et une newsletter mensuelle depuis septembre, et par les conseils quotidiens depuis janvier – il était temps de remettre de la cohérence dans l’accès à toutes ces rubriques.

 

N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez du nouveau site et s’il correspond à vos attentes. Mettez le dans vos favoris et parlez-en autour de vous.

sebastien-durand-signature-manuscrite

 

 

 

> Lors de l’importation des anciens posts, nous n’avons pas encore pu changer les liens internes. Lors de la consultation de ces articles, vous serez parfois redirigés sur l’ancienne version du site. De la même façon, nous n’avons pas encore procédé à l’importation des commentaires. Ces défauts seront corrigés peu à peu mais il y a beaucoup de travail ;-)

> Nous vous prions de nous excuser pour ces petits inconvénients et accueillons avec joie tous les nouveaux commentaires que vous pourrez nous envoyer à partir de la mise en place de cette nouvelle version.