Savoir-faire | le blog du storytelling

Archive pour la catégorie ‘savoir-faire’

Sophie la Girafe : coup de mou dans le caoutchouc

Vendredi 2 décembre 2011

Selon UFC-Que Choisir (repris ici par Slate), Sophie La Girafe pourrait être cancérogène. Au moment où le célèbre jouet fête ses 50 ans, Vulli pouvait rêver meilleure célébration. Quel storytelling est alors efficace ?

Pour une marque qui a une typologie narrative de type mercredi (Mercurii Dies, le jour de Mercure) c’est-à-dire qui a des liens de réassurance et de proximité forts avec ses consommateurs, tout ce qui peut remettre en cause le contrat de confiance est potentiellement dangereux. Les banques, les assureurs, qui ont perdu notre confiance – et plus encore notre respect -, peinent et peineront longtemps à la réinstaurer. Pour les clients, c’est comme l’amour : il n’y a pas (plus) de confiance, il n’y a que des preuves de confiance.

Les histoires auxquelles on a envie de croire (ou pas)

Heureusement, le pire n’est jamais certain. Sophie La Girafe a un imaginaire narratif proche de celui d’une autre marque-doudou, Nutella. En 2009, La découverte dans un hypermarché breton d’une bombe (factice) dans un pot n’a affolé personne alors qu’à l’ère du 2.0, la rumeur aurait pu se répandre comme une traînée de poudre (cf. ici l’un des très rares articles consacré à ce fait divers). Pour en avoir discuté avec des responsables de Ferrero, ces derniers estiment que l’affection pour leur marque est si forte que le public n’est pas facilement réceptif à une information unique allant en contradiction avec la «réassurance» qu’elle incarne au quotidien. Il ne s’agit pas d’un blanc-seing : si d’autres bombes avaient été découvertes, la peur aurait pu provoquer la perte de confiance. Mais si elle est très aimée, et depuis longtemps, il sera beaucoup pardonné à une marque avant que le désamour ne s’installe.

Éviter que le lien de confiance avec les narrataires ne se brise

D’ores et déjà, la marque a répliqué dans Le Monde et dévoilé ses trois axes de défense. Les deux premiers visent le grand public. Il s’agit d’abord de rappeler que Sophie la Girafe est fabriquée «à base de caoutchouc issu de la sève d’hévéa 100 % naturelle». Néanmoins, puisque traces de nitrosamines il y a, «Vulli a mis en oeuvre un programme de modification de sa fabrication afin d’obtenir un résultat de «zéro trace»». Deuxième axe : le fabricant ne recule devant aucune dépense pour la sécurité de ses produits :

«Nous dépensons des sommes inimaginables pour la sécurité de nos produits. (…) Chaque lot de fabrication est testé par des laboratoires agréés – la DGCCRF pour la France – qui nous certifient que le produit est bon pour la consommation». Réponses classiques mais nécessaires.

Si les médias ne vous lèchent plus, éviter au moins qu’ils ne vous lynchent

Le troisième axe est le plus intéressant. Le PDG rappelle en passant que Sophie «est encore l’un des rares jouets à être produits en France». Plus qu’au consommateur, cet argument s’adresse aux médias et aux influenceurs : faire du buzz sur le dos de Vulli c’est aussi mettre en danger l’un de nos derniers fabricants. Cette sorte d’appel au «patriotisme économique» n’est pas une demande censure mais une de responsabilisation. Si les traces sont effectivement infimes et en dessous d’un seuil de dangerosité, alors ne faisons pas d’une inquiétude une panique. Je ne sais pas si la demande sera entendue mais elle est intelligemment formulée.

Il faut en effet espérer pour Vulli qu’ils seront entendus car en vas de bad buzz, l’entreprise sera mal armée pour y répondre. En effet, si elle a les bons codes communicants avec la presse, elle ne maîtrise pas ceux des réseaux sociaux et préfère animer une communauté sur son site plutôt que d’être présente officiellement sur Facebook !

Changer de typologie narrative, oui, mais pas pendant une crise

Rares sont alors les entreprises, à l’instar d’Apple qui peuvent sortir indemnes d’un problème comme la mauvaise réception de l’antenne de l’iPhone 4 en expliquant au consommateur qu’il ne sait tout simplement pas tenir correctement son smartphone en main. Mais cela implique alors de passer d’une typologie narrative de type mercredi à une autre, de type vendredi (Veneris Dies, de Vénus) qui ne repose pas sur la confiance mais sur le désir. Et en cas de crise, c’est plus fort… mais un tel storytelling ne se met pas en place au moment de la crise.

Éditeurs : la fin du livre n’est rien, c’est la fin de la lecture qui vous menace

Samedi 17 septembre 2011

> Dessin de Dave Simonds, paru dans The Economist : econ.st/r9HkSI

Les éditeurs ont peur de revivre avec le passage du livre au numérique le traumatisme vécu par celui de l’industrie du disque. Ils ont raison et tort, pour eux ce sera bien pire car la fin du livre ne fait que préfigurer la fin de la lecture. Sauf si…

Une conférence à l’université de Lausanne posait récemment la question : «Qu’y aura-t-il après le livre ?» (elle est podcastée ici). C’est un débat d’éditeurs mais pour les lecteurs, la question est à la fois bien et mal posée. Certes, si l’on regarde le précédent de la musique (La Tribune présente ici une infographie édifiante pour se donner des frissons), il y a de quoi effrayer l’industrie de l’édition : la mort du CD, largement entamée, n’est toujours pas compensée par la montée en puissance des ventes numériques.

De ce point de vue, les éditeurs papier ont raison de craindre la baisse de revenus quand ils ne vendront plus que des ebooks. Et la solution du patron de Stock, Jean-Marc Roberts, «appliquer un lieu de vente unique du livre (la librairie «en dur») comme on a appliqué un prix de vente unique» est évidemment une stupidité. Mais le vrai problème est de toute façon ailleurs.

Le marché de la musique n’est pas un modèle pour le marché du livre

Car si l’on se place du point de vue du consommateur, de l’amateur de musique, alors on vit un nouvel âge d’or : accès à tous les titres ou presque (payants ou pas), artistes nés sur Internet ou en exploitant les potentialités nouvelles (ainsi Björk a composé son nouvel album sur iPad ou «avec une manette Nintendo» et en révèle un à un les titres dans des applis particulièrement innovantes), artistes qui sont par ailleurs contactables directement via leur myspace ou twitter, et concerts plus nombreux que jamais (depuis que les disques ne se vendent plus) etc. Le marché de la musique n’est pas mort, il bande encore et bien ! Ce sont les majors du disque qui sont à la peine.

Malheureusement, ce modèle n’est pas exportable tel quel pour l’édition. Car au-delà du manque à gagner sur le papier, la disponibilité prochaine de toute la littérature mondiale (le rêve de Jorge Luis Borges) s’accompagnera parallèlement de la disparition de l’envie de lire (le cauchemar d’Umberto Eco). Les gros lecteurs, les baby boomers, sont de moins en moins nombreux. L’envie de lire baisse chez les jeunes, à l’âge où l’on prend ses habitude de lecture pour la vie. Non qu’on ait affaire à une génération acculturée mais précisément parce que les fondamentaux de la culture ont changé : les magazines, films, les séries télé, les jeux vidéo en font partie au même titre que les livres.

La baisse de l’envie de lire n’est doc pas un problème de support, c’est un problème de temps disponible pour répondre à toutes les sollicitations culturelles ou «d’entertainment». The Economist citait récemment le cas d’IKEA qui anticipe déjà cet état de fait : ses nouvelles étagères de la série culte Billy sont dotées de portes vitrées. Dans un monde où les derniers livres seront avant tout des objets de décoration mobilière, il importera plus que jamais de les protéger de la poussière…

Passer enfin à la littérature 2.0…

Plutôt que de réagir en gros réac, Jean-Marc Roberts ferait donc mieux de se demander ce que seront les futurs auteurs qui feront vivre Stock (et les autres) demain. Des auteurs encore à l’école/au lycée/à la fac aujourd’hui mais qui grandissent dans le mélange des genres et ne se reconnaîtront plus dans le milieu de l’édition actuel, la rentrée littéraire, les vaches sacrées ayant accès aux médias, les compromissions avec les critiques etc. Ils n’envisageront pas non plus d’écrire sans pouvoir aussi y mettre de la musique, de la vidéo, des jeux, des interactions avec leurs lecteurs… De la littérature augmentée en quelque sorte qui pourra vivre sur plusieurs supports. Le transmedia annonce cette fusion entre les différents genres artistiques au profit de nouveaux objets, oeuvres, encore non nommés.

Pour les maisons d’édition (mais aussi les éditeurs vidéo, les producteurs de films… et les survivants de l’industrie du disque), plutôt que de se faire peur à évoquer l’inéluctable – comme si on pouvait le conjurer ! – il serait temps de sortir de leur pré carré et de commencer à réfléchir ensemble à un avenir commun…

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> Le livre papier, tellement low tech qu’il en devient hyper high tech dans cette vidéo espagnole :

Image de prévisualisation YouTube

« Storytelling – Réenchantez votre communication » est disponible

Mercredi 7 septembre 2011

Mon livre «Storytelling – Réenchantez votre communication» sort aujourd’hui (Dunod, 192 pages, 22€).

> Présentation du livre sur le site de l’éditeur et en vidéo sur sa chaîne YouTube.

> Le livre est disponible auprès de l’éditeur, sur Amazon et sur Fnac.com notamment.

Bon, je vous fais le pitch de la 4e de couverture :

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Les marques qui véhiculent une histoire sont celles qui se portent le mieux. Au-delà d’une communication basée sur les produits, elles créent avec leurs consommateurs des histoires qui donnent du sens à l’acte d’achat. Le storytelling, ou communication narrative, insuffle de l’émotion dans la relation entre l’entreprise et ses clients et permet de créer des récits qui se propagent et qui font vendre.

Pour la première fois un livre fait le point sur cette technique, analyse les ressorts de son efficacité et propose une méthode pas-à-pas. En la suivant, vous apprendrez à faire de votre histoire une vraie success story.

À la découverte du storytelling : comprenez les spécificités du storytelling tel qu’il est pratiqué en entreprise.
À chaque entreprise son storytelling : devenez une marque avec une histoire, et apprenez à la diffuser.
Les outils du storytelling : utilisez les différents modèles narratifs, les éléments-clés d’un scénario.
Le storytelling en pratique : inspirez-vous d’autres success stories grâce aux nombreux exemples et cas d’entreprise.

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Si vous êtres parmi les premiers lecteurs, n’hésitez pas à commenter et à poursuivre le débat amorcé par ce livre. Si vous l’aimez, n’hésitez pas à en parler sur le web… et autour de vous dans la vraie vie :)

Storytelling – Réenchantez votre communication : en librairie le 7 septembre

Vendredi 24 juin 2011

> En cliquant sur cette image, vous arriverez sur la page Amazon. N'hésitez pas à cliquer sur "J'aime" afin d'aider mon livre à gagner en visibilité. Ca ne vous engage à rien et je vous en serai reconnaissant :)

Les marques qui véhiculent une histoire sont celles qui se portent le mieux. Au-delà d’une communication basée sur les produits, elles créent avec leurs consommateurs des histoires qui donnent du sens à l’acte d’achat. Le storytelling , ou communication narrative, insuffle de l’émotion dans la relation entre l’entreprise et ses clients et permet de créer des récits qui se propagent et qui font vendre.

Ce livre fera donc le point sur cette technique pour analyser les ressorts de son efficacité et proposer une méthode pas-à-pas. En la suivant, vous apprendrez à faire de votre histoire une success story.

> À la découverte du storytelling : comprenez les spécificités du storytelling tel qu’il est pratiqué en entreprise.

> À chaque entreprise, son storytelling : devenez une marque avec une histoire et apprenez à la diffuser.

> Les outils du storytelling : utilisez les différents modèles narratifs, les éléments-clés d’un scénario.

> Le storytelling en pratique : inspirez-vous d’autres success stories grâce aux nombreux exemples en cas d’entreprise.

Publics : Directeurs et responsables marketing, communication et ressources humaines, agences de publicité et communication, concepteurs-rédacteurs, étudiants.

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L’auteur : Sébastien Durand dirige Sébastien Durand Conseil. Pendant plus de 15 ans, il a occupé des postes-clés dans le marketing, la communication et les ventes de Disney, Futuroscope, NRJ etc. Il a également prêté sa plume à des chefs d’entreprise et à des hommes politiques. Dès 2007, il a été le premier en France à se spécialiser en storytelling d’entreprise et à aider ses clients à réorganiser leurs stratégie autour de cette technique. Il intervient régulièrement dans des conférences et en formation. Il est persuadé que les histoires peuvent changer le monde.

« STORYTELLING - Réenchantez votre communication » par Sébastien Durand

Dunod, 22 €, sortie  7 septembre 2011 (en pré-commande sur Amazon)

Il sera une fois… Apple / Disney

Vendredi 31 décembre 2010

Bob Iger, Disney & Steve Jobs, Apple. L'un des deux pourrait bien avaler l'autre. (cliché Life.com)

Récemment, le web bruissait de rumeurs sur le possible rachat du patriarche Sony par le fils prodig(u)e Apple (le walkman est bien le père de l’iPod, non ?) et L’Expansion listait 10 proies potentielles pour vider les poches profondes du géant de Cupertino : plus de 50 milliards de dollars dorment dans le coffre d’Onc’PicJobs. Pourtant, la plus logique et la plus grosse est rarement mentionnée : The Walt Disney Company.

Lors de la guerre de fin de règne de Michael Eisner en 2004-2006, Roy E. Disney, le neveu que Walt (que j’ai portraituré ici) avait pourtant bien rencontré Steve Jobs pour parler du rapprochement entre leurs deux sociétés. Officiellement, ce dernier avait alors décliné. Officiellement.

Des pas en direction l’un de l’autre ont néanmoins été faits depuis. Or, c’est bien connu, il n’y a que le premier pas qui coûte. Jobs a vendu Pixar, qu’il possédait en propre, à Disney, lançant ainsi la revitalisation de l’auguste département d’animation et installant ses propres hommes aux commandes créatives, Ed Catmull et John Lasseter. Ce dernier a désormais aussi la haute main sur les nouvelles attractions des parcs à thèmes : peu à peu, Disneyland se transforme en Pixarland…

Autre renaissance espérée, celle des Disney Stores qui avaient bien perdu de leur panache et qui veulent désormais s’inspirer des méthodes de vente des Apple Stores, le summum à l’heure actuelle.

Troisième pas, la multiplication des deals entre les deux compagnies : le développement de iTunes sur le cinéma et la télévision a été rendu possible en premier lieu grâce à Disney/ABC, le premier studio à y installer son catalogue.

Enfin et surtout, en échangeant ses titres Pixar, Steve Jobs est devenu le premier actionnaire de The Walt Disney Company – il possède notamment plus d’actions que les familles des deux fondateurs réunies – et est entré au conseil d’administration.

Jobs rêve d’une nouvelle aventure…

La dernière Keynote (conférence) de Steve Jobs était pratiquement dénuée d’intérêt si ce n’est celui de confirmer la convergence du futur système d’exploitation de Mac (Lion) avec ceux de ses terminaux mobiles iPhone/iPad. Elle montre les limites de l’exercice. Les présentations de Magic Steve étaient des modèles, avec le temps elles sont devenues un peu ennuyeuses avec leurs tics de langages hyperboliques qui tuent l’hyperbole. Non : faire une bande-annonce à partir de ses films de vacances n’a rien de «révolutionnaire».

Je pense que Steve Jobs s’ennuie un peu lui aussi. On ne peut pas changer le monde tous les ans. Après l’informatique personnelle, la musique, la téléphonie, les tablettes et la télévision (ce dernier sujet n’étant pas encore gagné), qu’est-ce qui pourrait bien le motiver ? Vaincre Google comme il a vaincu Microsoft ? La deuxième fois n’a jamais le goût de la première. Mon intuition est qu’il est à la recherche d’un défi à sa mesure pour les dix prochaines années…

Depuis 2006, je suis convaincu (comme quoi je suis ou visionnaire ou psychorigide) que, à un moment, Apple et Disney vont faire un mariage entre égaux. Contrairement à bon nombre de proies technologiques qui feraient courir un risque de monopole à la firme à la pomme, les activités de Mickey sont au contraire complémentaires : studios, télévision, édition, contenus interactifs, parcs à thèmes etc.

Si le PDG actuel Bob Iger a bien réagi à la crise de succession, il est plus un gestionnaire, comme avant lui Roy O. Disney (père de Roy E.) ou Frank Wells, qu’un visionnaire ou un créatif comme l’étaient Walt Disney ou Michael Eisner (qui n’a pas été que l’autocrate autiste de ses dernières années).

En faisant passer ses personnages de l’écran à la réalité des parcs, Walt Disney a inventé en quelque sorte la 3D et il a révolutionné la pop pulture du 20e siècle. Jobs en a fait de même au tournant du 21e siècle avec la pomme culture en redessinant l’avenir des médias vers le multimédia. C’est en croquant la pomme que Blanche-Neige est morte. Mais c’est peut-être en croquant la pomme que Mickey ressuscitera.

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Le + du Blog du Storytelling

Apple avait viré une première fois Steve Jobs. Puis, après son retour aux affaires, ce dernier a dû s’absenter pour de graves ennuis de santé. À chaque fois, la firme à la pomme a tangué, alimentant la «fameuse question» : peut-elle survivre à son fondateur ? J’ai déjà dressé lé parallèle avec The Walt Disney Company qui a traversé un trou noir après la disparition prématurée de Walt en 1966 dont elle a mis presque 20 ans à se remettre ! C’est aussi une constante de mes écrits : en matière de storytelling, il faut rapidement décider où s’arrête l’histoire du fondateur et où commence celle de l’entreprise.

Guide Pratique du storytelling 4/11 : le périmètre d’action

Lundi 20 décembre 2010

> Michelin est un bon exemple d’entreprise fidèle à son storytelling depuis toujours. En proposant le Guide Rouge aux gastronomes, le Guide vert aux voyageurs et les panneaux de signalisation routière à tous ceux qui prenaient leur voiture, les frères Michelin ont tout simplement inventé le tourisme moderne. Aujourd’hui, le Bibendum peut aussi s’occuper de la gestion des pneus des flottes de véhicules professionnels. Mais plus que ces derniers, ce que Michelin raconte depuis ses origines, c’est l’aventure de la mobilité.

Après avoir vu les limites du storytelling, nous nous intéressons ce mois-ci à son champ d’application.

Comment une entreprise organise-t-elle sa stratégie ? Différemment selon les époques. La première moitié du 20e siècle a constitué l’âge d’or de l’offre car tous les produits ou presque étaient des innovations de rupture. Henry Ford pouvait dire : «Mes clients peuvent commander la Ford T dans la couleur qu’ils veulent… du moment que c’est en noir» ! Lui a succédé l’âge des marques qui se battaient pour capter l’attention du consommateur. La Tokyo Tsushin Kogyo a ainsi choisi un nom, Sony, qui sonnait «international» pour faciliter son intégration auprès des consommateurs non japonais. Depuis le début du 21e siècle, et singulièrement par le biais des médias interactifs et des réseaux sociaux, nous sommes entrés dans l’âge des histoires. Les entreprises-narratrices racontent une histoire que les clients-narrataires s’approprient, propagent et lui renvoient. Aujourd’hui, la stratégie marketing doit s’organiser autour d’un tel storytelling qui peut ensuite se décliner de multiples façons.

INSPIRER LES PRISES DE PAROLE

Une fois déterminé, le storytelling inspire en effet les différentes prises de parole de la marque et peut se décliner sur tous les supports. Par exemple, bien plus qu’un simple vendeur de bagages, Louis Vuitton incarne depuis toujours l’art du voyage. Il raconte cette histoire dans des expos, comme en ce moment à l’Hôtel Carnavalet à Paris, mais aussi par le biais de malles géantes installées sur la façade de son «flagship store» des Champs-Élysées afin de mieux en événementialiser l’ouverture ! Et les nouveaux voyages étant intérieurs, la marque au monogramme a également proposé des audio-guides à emmener dans son iPod pour écouter Gong Li vous raconter «son» Pékin…

TOUT LE MONDE A UNE HISTOIRE

De ce point de vue, rassurons tout se suite les jeunes entrepreneurs, il n’est pas nécessaire d’avoir une longue histoire pour en faire toute une histoire ! Le storytelling peut aussi être projectif, c’est-à-dire servir de guide pour l’histoire à construire et nous travaillons souvent avec des jeunes pousses. Le storytelling leur sert alors à partager leur vision et à trouver ainsi ceux qui veulent les accompagner dans cette voie. À défaut de la sienne, une entreprise peut s’approprier l’histoire des produits qu’elle rachète, voire de celles de ses clients : plutôt que de rappeler ses origines, HSBC (dont le nom signifie Hong Kong & Shanghai Banking Corp.) préfère raconter que ses clients la considèrent partout comme une banque locale et les coups de pouce qu’elle a pu leur apporter dans leurs business respectifs. Seuls ceux qui se positionnent sur le low cost peuvent se passer de storytelling. Tant qu’ils tiennent leur promesse d’être les moins chers, ils n’ont pas forcément besoin d’en dire plus. Mais il ne peut y avoir qu’un seul moins cher par secteur, pour tous les autres… c’est une autre histoire !

LA PERSONNIFICATION

Enfin, il peut aussi être tentant de centrer le storytelling sur le fondateur ou le patron emblématique car ils «incarnent» naturellement leur entreprise : Alain Afflelou ou Carlos Ghosn. À défaut, un ambassadeur extérieur «inventé» peut faire office de héros : Mère Denis ou Dom Patillo. Enfin, une personnalité reconnue peut apporter son charme ou sa crédibilité : George Clooney ou Sébastien Chabal. Pourtant, cela présente aussi des risques : Apple a perdu toute «personnalité» pendant les années où Steve Jobs ne la présidait plus, Monsieur Marie a fini par lasser et Tiger Woods a coûté cher à certains de ses sponsors. Aussi, si le storytelling de personnification est un «booster» reconnu de notoriété, il faut prévoir le plus en amont possible la séparation des deux histoires, celle de l’entreprise, celle de son incarnation physique. Un bon exemple : Bill Gates. Dans les années 1990, il était sans doute l’homme le plus haï au monde et cela avait un impact sur l’image de son groupe. Il a consacré la décennie 2000 à passer les rênes de Microsoft et à se réinventer dans le rôle du plus grand philanthrope des tous les temps. Mission réussie.

> À suivre : quelle équipe dédiée en interne pour initier la démarche storytelling ?

Guide pratique du storytelling 3/11 : les limites

Lundi 22 novembre 2010

Le mois dernier, nous avons vu que le storytelling consacre le nouveau pouvoir des émotions. Mais il connaît aussi ses limites, voire ses contre-indications : les émotions négatives, le mensonge, la complexité et le low cost.

LES ÉMOTIONS NÉGATIVES

Les histoires qui fonctionnent le mieux ne font pas nécessairement appel à nos meilleurs instincts : cf. le succès des films d’horreur, de tueurs en série etc. Les entreprises peuvent elles aussi manipuler des émotions négatives : la violence est un ressort habituel des publicités pour les consoles PS de Sony comme le porno chic pour les produits de lux(ur)e Gucci. Le storytelling peut donc utiliser le spectre complet des émotions dans les limites qu’implique le sens des responsabilités : on n’ouvre pas sans risque la boîte de Pandore…

LE MANQUE D’AUTHENTICITÉ

Il arrive aussi que des marques s’attribuent une histoire qu’elles n’ont pas. C’est le cas par exemple des carnets Moleskine (désormais marque déposée) vis-à-vis des carnets en moleskine. Ou encore Herta, géant de l’agro-alimentaire avec des enfants qui ne passent pas «à coté des choses simples»… comme le jambon industriel ? Mais attention, à l’ère du 2.0, le mensonge est vite découvert. Il faut toujours raconter une histoire vraie… ou à tout le moins vraisemblable.

LA SUR-COMPLEXITÉ

De même, le meilleur schéma narratif est simple et court. En formation, je propose aux participants de faire leur storytelling en un tweet (140 caractères maximum) ou un haïku (trois vers de 5, 7 et 5 pieds), un exercice difficile mais salutaire pour revenir à l’essentiel.  La complexité de l’entreprise, de ses produits, des multiples prises de parole de ses ambassadeurs envoient des signaux contradictoires. Sébastien Chabal, véritable VRP multicartes, qui pose pour à peu près pour n’importe quelle marque, finit par les rendre toutes illisibles.

LE PROBLÈME DU FONDATEUR

Quelle meilleure et plus naturelle incarnation pour Apple ou Disney que leurs patrons fondateurs, Jobs ou l’oncle Walt ? Il est tentant de centrer le storytelling sur leur personne. C’est un excellent booster de notoriété et la vie du «visionnaire» se plaque opportunément sur celle du produit. Pourtant les exemples sont nombreux où la personnalité du fondateur finit par «écraser» celle de son entreprise. Le cas de Jean-Paul Guerlain l’a encore montré récemment. Et nul n’est éternel : il est donc important de traiter le plus en amont possible la séparation des deux histoires : celle du patron, celle de l’entreprise.

LE LOW COST

Enfin, les entreprises qui sont sur un positionnement low cost n’ont pas nécessairement besoin de faire appel au storytelling, la promesse du prix bas est suffisante. Mais il ne peut y avoir qu’«une seule entreprise la moins chère»… par secteur ! Pour tous ses concurrents, l’élément de différenciation devient alors l’histoire qu’ils racontent. Dans tous les cas, attention à ne pas décevoir. Par exemple, Ryanair peut continuer à être critiqué sur tous les aspects commerciaux ou sociaux… tant que ses prix sont les plus bas. A l’inverse,  Air France fait payer cher sa promesse de «faire du ciel le plus bel endroit de la terre». Cette histoire est-elle bien toujours celle qui nous est racontée ?

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ET LA POLITIQUE DANS TOUT ÇA ?

Quand on veut critiquer le storytelling, on parle politique et on en revient fatalement à Christian Salmon qui a bâti son fond de commerce sur la dénonciation de «la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits». Et pourtant… quel piètre storytelling que celui de ces hommes politiques s’il ne peut leur éviter ni baisses de popularité ni de perdre des élections ! En réalité, le talent de conteur a toujours été associé à ceux qui savaient émouvoir les foules. C’est à cette aune que Napoléon jugeait ses adversaires Bourbons : «Ces gens-là ne savent pas parler à l’imagination des peuples». Et François Mitterrand de rappeler que le narrateur n’est rien sans le narrataire : «Est élu celui qui raconte au peuple l’histoire qu’il a envie d’entendre au moment où il a envie de l’entendre». Le storytelling est une technique qu’on peut, certes, appliquer à la politique mais qui n’est ni bon ni mauvais en soi : il est ce qu’on en fait.

> À suivre : le périmètre d’action du storytelling.

Guide pratique du storytelling 2/11

Lundi 18 octobre 2010

Bien sûr Les 1001 Nuits sont l'expression de ces histoires passionnantes qui nous tenaient en haleine avant l'heure de dormir. Mais ici c'est l'occasion de rappeler que Nivéa fait partie de ces marques doudous, surdouées en storytelling et capables de nous rassurer.

Le mois dernier, nous avons vu que le storytelling existe depuis des siècles. Ce qui est nouveau, c’est son application aux marques. C’est au sein des entreprises que naissent les histoires contemporaines et les entrepreneurs sont les nouveaux conteurs. Mais quel pouvoir a réellement le storytelling ?

La vie a-t-elle un sens ? À cette question, nous apportons des réponses qui varient en fonction de nos convictions philosophiques ou religieuses. Mais au quotidien, nous avons besoin de nous dire que ce qui nous arrive répond à un dessein plus large. Si l’on ne devait choisir son lieu de villégiature que sur des critères objectifs d’ensoleillement et de prix, la plupart des destinations touristiques fermeraient leurs portes dans l’heure. «Suivez les pas des Anciens et ouvrez de nouvelles pistes» préfère proclamer un récent visuel pour Abou Dhabi. Autrement dit, donnez du sens à vos vacances. C’est pourquoi le storytelling est efficace : il permet de donner un sens aux choses, de les ordonner linéairement… et par là-même de nous rassurer.

Et rassurer, c’est particulièrement important en temps de crise. Un autre facteur qui y contribue, c’est que les marques qui ont déjà une histoire s’inscrivent par définition dans le temps long. Cette longévité est réconfortante : un goûter au Nutella nous faisait oublier tous les petits malheurs de l’école et une soirée Nutella (variante : Hägen-Dazs) en fait de même aujourd’hui après une dure journée professionnelle. C’est «l’effet doudou» du storytelling, ces 50 ans d’expérience «qui feront toujours la différence» (j’en ai parlé notamment ici et ). Les marques qui n’ont pas encore d’histoire, notamment celles qui viennent d’être lancées, doivent sans tarder s’en créer une. Quitte à ajouter à leur logo «depuis 2010» !

Une histoire authentique est toujours préférable (nous y reviendrons dans une prochaine newsletter) mais à défaut d’être vraie, il lui faut au moins être vraisemblable. Le succès des contes de fées comme celui des films de science-fiction ne repose pas sur la réalité mais sur la crédibilité que nous voulons leur accorder. C’est ce qu’on appelle en animation le «suspended disbelief» («suspension de l’incrédulité»), ce moment dans un cartoon où nous acceptons qu’un personnage puisse marcher dans le vide sans tomber… tant qu’il n’a pas conscience de ce vide !

De la même façon, nous savons bien qu’aucun cosmétique ni parfum ne suffira à faire de nous un top model mais, le temps d’un achat coup de coeur, «nous voulons y croire». Capter l’attention est un acte éminemment émotionnel qui précède l’attention rationnelle. Et le storytelling joue sur cette carte selon laquelle pour toucher la tête, il faut d’abord parler au coeur. Blaise Pascal est le premier penseur de l’ère de la communication narrative !

Bien sûr, il ne s’agit pas de «raconter des histoires», de «raconter des bobards» et il faut bien à un moment réintroduire le rationnel. Ne serait-ce que parce qu’à un moment, le consommateur va devoir mettre la main au portefeuille. Rien n’interdit pourtant que ce retour à la case raison soit lui-même joliment mis en scène… comme dans cette pub pour les «engagements Toyota» où deux hommes sont poursuivis (émotionnel) par des formules juridiques (rationnel) surdimensionnées alors qu’elles figurent en général en tout petit et en bas de page…

Le secret du storytelling ne repose donc pas seulement sur la prééminence accordée aux sentiments même si c’est là son principal intérêt. Il est efficace aussi parce qu’il donne du sens, qu’il rassure pendant la crise et sur le long terme… sans s’interdire de recourir à la raison quand elle vient renforcer l’émotion.

> Le mois prochain : les limites du storytelling.

Guide Pratique du Storytelling 1/11

Lundi 13 septembre 2010

> Pour les Grecs, Niké symbolisait la victoire et était surnommée la déesse aux pieds ailés. 2.500 ans plus tard, le Swoosh en est un rappel subliminal. Chaussé de ses Nike, le champion sportif n’est-il pas un dieu qui vole de victoire en victoire ?

LES ENTREPRISES SONT LES GRANDS NARRATEURS DES TEMPS MODERNES

Tout au long de cette troisième saison du blog, je vais vous proposer une série d’articles pratiques pour mettre en place une démarche storytelling au sein de votre entreprise. Avec un seul objectif : «Réenchantez votre stratégie de com !». Premier papier de la série pour réaliser que les mythes qui ont fait les grandes histoires sont désormais incarnés par les entreprises.

Dans la campagne TV d’Allianz qui se déroule dans la tête d’un client, Charlotte Rampling  incarne la raison. Face à elle, d’autres acteurs incarnent les émotions, positives comme négatives. C’est une belle illustration de l’affrontement qui traverse toute l’histoire de la rhétorique : convainc-t-on mieux par la raison ou par l’émotion ? On retrouve cette dichotomie dans d’autres domaines, les Beaux-Arts notamment : qui du dessin (la raison) ou de la couleur (l’émotion) a le plus marqué la peinture ? En fait, l’un ne va pas sans l’autre. Blaise Pascal écrivait à juste titre «Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le coeur» avant de livrer une de ses pensées les plus célèbres : «Le coeur a ses raisons que la raison ne connait point».

LES HISTOIRES SONT ÉTERNELLES, PAS LES MESSAGES

Enfermée par son père à double tour, Danaé fut quand même fécondée par Zeus qui s’était métamorphosé en pluie d’or pour parvenir jusqu’à elle. Titien ou Klimt ont illustré ce mythe, en en faisant au passage une femme vénale prête à ouvrir – littéralement – ses cuisses pour y recevoir les pièces de monnaie divines ! Guerlain vient également d’offrir une variation sur ce thème avec son parfum Idylle : mais ici, la pluie d’or figure simplement l’amour qui transfigure la femme. On le voit, si les histoires traversent le temps, le message qu’on y accole, lui, peut varier. Ainsi, le thème de La Cigale et la Fourmi a  inspiré Ésope, Jean de La Fontaine, Walt Disney et encore récemment le studio Pixar avec 1001 Pattes.

LE STORYTELLING A TOUJOURS ÉTÉ 2.0

D’Homère à Homer… Simpson, il n’y a donc pas de autant de différences qu’on pourrait penser. Les nouveaux médias apportent des formes inédites mais le fond est immuable. Et paradoxalement, les moyens de communication interactifs nous rapprochent des origines du storytelling : un conteur qui souffle les mots à son public qui réagit en retour. Autrement dit, le narrateur et le «narrataire» sont sur un pied d’égalité.

LES NOUVEAUX HÉROS DE NOTRE TEMPS

Aujourd’hui, les conquérants et les politiques ne font plus rêver. Il est loin le temps où Napoléon passionnait les foules et constatait : «Quel roman que ma vie !». Les nouvelles aventures, les nouvelles mythologies ne naissent-elles pas désormais au sein des entreprises ? Leurs patrons sont devenus les nouveaux héros : Steve Jobs et Bill Gates ont longtemps incarné une version moderne du choc des titans. Anne Lauvergeon, patronne d’Areva, ne revisite-t-elle pas e mythe de Jeanne d’Arc, seule dans un monde d’hommes ? Quant à Carlos Ghosn, le patron de Nissan et de Renault, sa vie et ses méthodes de management ont fait l’objet d’une adaptation en manga, façon Astroboy ! De vrais superhéros, nos managers du 21e siècle ? Peut-être. Mais surtout, ils ont découvert le nouveau pouvoir des histoires…

> Le mois prochain : Le nouveau pouvoir des émotions

Le nouveau site corporate Sébastien Durand Conseil est en ligne

Lundi 16 août 2010

(COMMUNIQUÉ DE PRESSE)

Le nouveau site SebastienDurandConseil.com présente l’offre de services de celui qui professionnalise la démarche storytelling des entreprises françaises depuis trois ans.

En quelques années, le storytelling (ou «communication narrative») s’est imposé au sein des stratégies marketing et communication des entreprises. Il consiste à créer ou à utiliser des histoires à fort pouvoir émotionnel, qui se propagent et qui font vendre. Sébastien Durand a été le premier à professionnaliser cette démarche en France il y a trois ans, après avoir occupé  des postes clés au sein de marques leaders dans le tourisme, les médias et le divertissement. Il a également prêté sa plume à des grands patrons et à des hommes politiques.

«Quand je me suis lancé en tant que consultant, il y avait un vrai besoin d’ »évangélisation » afin de convaincre de la pertinence d’une démarche storytelling. Un peu comme quand on expliquait l’intérêt d’avoir un site web une quinzaine d’années plus tôt», explique-t-il. Il a donc créé leStorytelling.com (avec blog, conseils pratiques, newsletters, podcasts etc.) qui s’est vite imposé comme le site de référence sur le storytelling. Et de fait, les clients sont venus à lui par ce biais. «Or, la structure de ce portail de contenu convient mieux aux échanges avec les journalistes, professionnels du marketing et de la com ou étudiants. Je voulais également un site institutionnel avec une approche plus centrée sur les entreprises, qui présente simplement mon offre de services», précise-t-il.

C’est désormais chose faite avec le lancement récent de SebastienDurandConseil.com. Désireux de respecter les dernières normes en terme d’accessibilité aussi bien sur les plateformes mobiles que via les navigateurs anciens, le site a été développé en HTML5. Les effets de coulissements sont quant à eux réalisés grâce à la bibliothèque Ajax jQuery.

Avec ce nouveau canal d’échange, Sébastien Durand espère pouvoir aider ses clients dans leur approche narrative. «La crise a démontré l’efficacité du storytelling par rapport aux autres techniques marketing/com. Il est temps pour les entreprises de faire de leur histoire une belle success story !».

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Crédits

> La gestion du projet, de la création des gabarits fonctionnels à la livraison du site en passant par sa promotion, a été confiée à Camille Jung. Diplômé d’une licence «ingénierie de l’internet» où il a pu appréhender l’internet de façon technique, Camille est actuellement en Master «gestion de projet e-commerce» à l’université Lille 2.

> La réalisation a été assurée par WD Concept , fondé par Geoffrey Conte. Diplômé d’un DUT «services et réseaux de communication» et d’une licence «ingénierie de l’internet», Geoffey propose ses services en auto-entrepreneur, afin de répondre aux besoins des particuliers et PME/PMI en matière de graphisme print et web, créations de sites vitrines et e-commerce.

> La charte graphique initiale de Sébastien Durand Conseil a été conçue par Alban Vandekerkove.