Non Classé | le blog du storytelling

Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Bonne année 2010 !

Vendredi 1 janvier 2010

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Chroniques du storytelling : Climategate, OPA de la CGT, Twinings…

Mardi 1 décembre 2009

> Mais pourquoi est-il si difficile en France de mettre en doute la story officielle sur le réchauffement ? Rue89 s’est demandé pourquoi le scandale du Climategate n’a pas buzzé chez nous ? (http://bit.ly/8NmcLk). La raison principale est sans doute qu’un discours qui joue sur l’émotion (en l’occurrence catastrophiste) a toujours plus de résonance qu’un discours raisonnable. L’atout que les partisans du Climategate auraient pu jouer plus franchement : le «complot». Pour le coup, c’est aussi démagogique que le camp adverse et donc aussi efficace !

> Mais pourquoi est-il si difficile en France de mettre en doute la story officielle sur le réchauffement ? Rue89 s’est demandé pourquoi le scandale du Climategate n’a pas buzzé chez nous ? (http://bit.ly/8NmcLk). La raison principale est sans doute qu’un discours qui joue sur l’émotion (en l’occurrence catastrophiste) a toujours plus de résonance qu’un discours raisonnable. L’atout que les partisans du Climategate auraient pu jouer plus franchement : le «complot». Pour le coup, c’est aussi démagogique que le camp adverse et donc aussi efficace !

BMW

> #BMW ne s’en préoccupant pas, les fans partagent tout seuls leurs meilleurs histoires (sur BMWStory)*.

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SOCIAL

> Finalement, pas de plan de reprise pour Christian Lacroix et 100 licenciements à la clé. En fait, le plus gros handicap du couturier, c’est lui.

> Les Comités d’Entreprise  d’EDF et de GDF, c’est-à-dire la CGT, veulent lancer une OPA sur Trigano ! L’histoire à l’envers !

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THOMSON

> Thomson en procédure de sauvegarde. 15 ans après, le mot cruel de Juppé était donc (finalement) vrai…

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TWININGS

> Campagne très storytelling «Tea Taster» pour #Twinings.


Le Tea Taster de Twinings (Agence Australie)
envoyé par LSA-Hebdo. - Découvrez les dernières tendances en vidéo.

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* Remerciements : Didier Rols.

Shanghai Tang, Qeelin : quand le luxe vient de Chine…

Jeudi 3 septembre 2009

Chers lecteurs, je suis en Chine pendant cette première quinzaine de septembre et je posterai mes articles en fonction des mes possibilités. Je vous présente par avance mes excuses si le site du storytelling est moins souvent mis à jour pendant ces quelques semaines. 请原谅 (Qing yuanliang ! Je vous prie de bien vouloir m’excuser)

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Dans son livre La Chine et le luxe, Jacqueline Tsai annonce que l’Empire du milieu va devenir un des premiers marchés pour les marques de luxe. C’est évident. Mais elle pronostique aussi - et c’est plus novateur - l’émergence de la Chine en tant que créateur de biens de luxe et cite à cet effet deux marques qui seraient précurseurs de ce mouvement de fond:  Shanghai Tang et Qeelin.

Des deux, Shanghai Tang est la première à être apparue sur le radars des tendanceurs il y a déjà quinze ans. Ses stylistes s’appliquent à créer des vêtements élégants et modernes mais dans l’esprit du qipao - cette robe traditionnelle qui évoque les fumeries d’opium et l’opulence du Bund ainsi que les sublimes tenues de Maggie Cheung dans In the Mood for Love - et dans les matières associées depuis toujours à la Chine : soie, cachemire etc.  Mais c’est pourtant adossée depuis 2000 à un groupe de luxe «bien de chez nous», Richemont (Cartier, Montblanc etc.), que l’entreprise se lance à l’assaut de la planète mode globale. Même si son siège reste basé à… Hong Kong.

C’est aussi la rencontre de l’Orient et de l’Occident, en l’occurrence d’un designer hong kongais et d’un entrepreneur français, qui est à l’origine du succès de Qeelin. Depuis 2004, elle est la première marque de bijoux de luxe à créer des «talismans» chinois en s’inspirant de la tradition joaillière et des goûts… européens ! Par exemple la ligne BoBo qui propose des motifs à mi-chemin entre le panda et le nounours en peluche, le tout dans des matières évidemment précieuses.

Bien sûr, ces deux success stories restent encore relativement confidentielles surtout si on les compare à d’autres marques globales de mode et de joaillerie. Mais surtout, elles sont encore très dépendantes du savoir-faire - et du savoir-vendre - occidental. Selon Raphaël le Masne de Chermont qui préside aux destinées de Shanghai Tang, la Chine sortira bien de la crise en tant que premier marché mondial du luxe. Il lui reste à prouver qu’elle peut exporter le sien aussi bien qu’importer le nôtre. Et pour cela, il faut qu’elle ait une histoire à raconter, une histoire qui la rende désirable. Mais ça, ce sera le sujet d’un prochain post…

L’efficacité du discours storytelling 3/3

Mercredi 10 septembre 2008

 

 

Pour résumer :


I - Le discours classique


Il est basé sur la trilogie :

identifier le problème –> analyser le problème –> proposer une solution

Il n’est plus aussi efficace qu’avant car le public a sa propre logique et refuse celle de l’orateur. Il peut même produire l’effet contraire à celui recherché en entraînant la mauvaise foi de l’auditoire.


II - Le discours Storytelling


Il est basé sur la trilogie :

capter l’attention par une story –> susciter le désir de changement par une story –> argumenter rationnellement avec des historiettes

Il est efficace car il s’adresse d’abord au coeur avant de parler à la tête. S’il est touché, le public accepte de “suspendre son incrédulité” et abandonne tout cynisme. Il permet de convaincre l’auditoire.



Il faut avoir entendu le discours (en anglais) de Steve Jobs à Stanford University en 2005 - désormais enseigné dans toutes les business schools - pour comprendre le pouvoir du Storytelling (une - hélas piètre - traduction en français est accessible par ce lien). J’ai décrypté ce discours ici.

Vaja… et mon MacBook Air devient unique !

Dimanche 6 juillet 2008

C’est l’une des success stories du moment qui se répand sur tous les sites à la fois high tech et un peu “hype” : celle de Vaja, un maroquinier argentin qui vend sur Internet des housses de protection personnalisées pour accessoires tels que les smartphones Blackberry ou les lecteurs MP3 Bang & Olufsen


Ainsi, l’iPhone 3G n’est pas encore sorti - il débarque le 11 juillet partout dans lemonde… sauf en France, merci Orange ! -  qu’un vaste choix de housses est déjà proposé sur le site.


Le nom “Vaja” est un peu mystérieux (est-ce celui du fondateur ? A-t-il une signification particulière ?) et il semble hélas impossible d’obtenir des informations un peu “corporate” sur l’entreprise. Aucun renseignement sur Internet, on en est donc réduit à visiter leur site, qui est d’ailleurs des plus instructifs pour essayer de comprendre la story de cette marque ou de se faire une story à propos d’elle.


Le catalogue montre que Vaja ne propose pas de protections pour les appareils bas de gamme et a même tendance à favoriser les inédits comme je le notais plus haut pour l’iPhone 3G. Il s’agit donc d’un site qui vise les “early adopters” (”adopteurs précoces”), ces consommateurs qui sont les premiers à acheter les nouveaux gadgets et servent de leaders d’opinion pour les diffuser ensuite auprès d’un plus grand public. Mais ce sont des clients paradoxaux : d’un côté ils veulent protéger de la casse leur dernière trouvaille - légitime, vu son prix - et de l’autre, ils n’ont guère envie d’une coque, certes solide mais pas très sexy, et qui pourrait rendre dissimuler l’appareil et son logo (horreur !). Il importe donc que le contenant rende le contenu si possible encore plus fashion comme cet étui Dior (ci-contre) vendu au même prix que l’iPhone première génération qu’il contient ! 


Vaja veut jouer d’emblée dans cette catégorie. Marché haut de gamme oblige, la qualité de ses matières premières est donc primordiale. Selon la marque, ses peaux proviennent de la meilleure partie du cheptel argentin, moins de 10% des bêtes étant éligible afin de produire un cuir de qualité. L’Argentine est effectivement un grand pays pour la viande et pour le cuir, les immenses pâturages non entourés de fils de fer barbelés permettant aux animaux d’éviter d’y rayer leur peau comme c’est souvent le cas chez nous. Les cuirs sont ensuite travaillés à la main, chaque pièce de manière unique (cf. ci-dessous) et pour nous le rappeler, un délai est indiqué pour la livraison de chaque pièce qui peut prendre plusieurs semaines : la gestion de la rareté et la longueur du délai de livraison ne sont donc pas des défauts mais sont présentés comme des preuves supplémentaires de qualité.  Le cuir est une matière naturelle et noble qui reste fragile comme le rappelle une rubrique consacré aux conseils d’entretien et de réparation. 


Mais le vrai luxe est ailleurs. Aujourd’hui, il ne consiste  plus à payer cher ce que tout le monde pourrait porter (à condition d’y mettre les moyens) mais de payer au juste prix ce que vous seul pouvez porter. La nouvelle frontière du luxe c’est la personnalisation.


Et c’est bien là l’aspect le plus remarquable du service Vaja, mis en avant par une interface d’une qualité et d’une simplicités remarquables. Je travaille et je me déplace chez mes clients avec mon MacBook Air. J’appartiens donc en fait à la catégorie dont je me moquais gentiment plus haut… J’ai payé cet ordinateur à un prix au delà du raisonnable parce que j’adhère à la story d’Apple (cf. mon billet à ce sujet) et j’éprouve le besoin de le protéger en déplacement. Pour autant, je ne voudrais pas qu’on ne voit plus que c’est le portable le plus fin du monde et qu’il tient dans une enveloppe ! 


Je viens donc de craquer pour une coque Vaja parce qu’elle est splendide également - très mince, permettant un accès pratique à toutes les fonctions de l’ordinateur - et qu’elle est personnalisable. Certes, ce n’est pas une nouveauté dans le domaine du luxe. Si vous êtes un client familier de la maison Vuitton, vous savez que vous pouvez faire mettre votre chiffre sur vos bagages et que ce service est offert. Chez Vaja, cela coûte de 10 à 30 $ suivant que c’est votre nom ou votre logo mais la vraie différence est encore ailleurs. 


Deux couleurs m’accompagnent depuis toujours pour des raisons qui touchent à ma propre story : il s’agit de l’orange sellier et du vert céladon. Ils sont présents dans la décoration de ma maison comme sur le logo de ma société. Or, Vaja m’offre la possibilité de construire moi-même l’objet que j’achète, de décider du grain du cuir et de faire mon choix parmi 38 couleurs pour l’extérieur de la coque, l’intérieur, la poignée, les picots et la passementerie !Ce faisant, j’inscris ma propre story dans celle de Vaja, je deviens acteur de leur story. Et je trouve ça très fort. 


J’ai ainsi la certitude que ma coque de protection sera aussi unique que je le suis moi-même ;-) Je ne devrais pas non plus tomber sur quelqu’un ayant exactement la même. Là encore, j’aurais pu m’adresser à l’atelier de commandes spéciales de Louis Vuitton à Asnières. Ils auraient réalisé la housse de mes rêves… mais le prix est tout simplement inaccessible au commun des mortels.


Quant à ceux de mon maroquinier argentin, ils sont élevés sans être délirants : les étuis pour iPhone coûtent de 50 à 100 $ (soit moins de 75 €) selon le niveau de finition et de personnalisation et la coque de mon MacBook Air vaut près de 300 $ (200 €). Ce qui est finalement assez raisonnable par rapport aux marques haut de gamme. 


La success story de Vaja repose donc sur deux piliers. D’une part, la marque met les codes de l’hyper-luxe- la spécialisation totale - à la portée des prix du luxe de masse qu’on appelle “masstige” (”prestige de masse”).D’autre part, elle nous permet de rentrer dans sa story et de vivre la nôtre plus pleinement.