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Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Storytelling pâtissier : l’origine de la bûche de Noël

Vendredi 24 décembre 2010

> Bûche Louis-Marie de Castelbajac pour Pierre Hermé, Noël 2010

Il existe depuis toujours des desserts associés à la célébration de Noël dans nos régions (les 13 desserts provençaux, le kouglof alsacien etc.) mais la bûche de Noël est une invention apparue tardivement, à la fin du 19 siècle, à l’époque où chauffages au poêle puis central remplaçaient peu à peu l’antique cheminée. Sa forme est donc avant tout un substitut à la disparition de la «vraie» bûche en bois !

Et c’est Pierre Lacam, dans son célèbre Mémorial de la pâtisserie (1888) qui en a donné la première recette iconique, aux marrons bien évidemment. Après la seconde guerre mondiale, elle devient le dessert des familles, au chocolat, à la vanille et plus récemment encore à tous les parfums imaginables. Aujourd’hui, il n’est pas un pâtissier digne de ce nom qui ne crée «sa» bûche chaque Noël…

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> Encore un peu de storytelling gourmand : sur ce timbre espagnol (d’avant l’euro), une jeune fille récolte du miel sauvage qui servira ensuite à sucrer des galettes de blé. Cette peinture rupestre (grotte de l’araignée près de Valence) marque l’invention de la pâtisserie il y a quelque 8.000 ans !

> Pour en savoir plus sur le storytelling de nos desserts, visitez mon blog personnel et gourmand  Du Sacré au Sucré – Un Blog de Bon Goût.

Le fail 2.0 de Nestlé 4/5 – On n’est pas chez soi quand on est sur Facebook

Lundi 12 avril 2010

> Suite du post : Nestlé, quand le censure ne marche plus

Faute de pouvoir discuter directement avec Kit Kat, les activistes prennent alors d’assaut la fan page de Nestlé sur Facebook.

Dans un premier temps, un dialogue surréaliste s’engage avec le community manager. Ce dernier n’est jamais désigné autrement que par le nom de «Nestlé» alors qu’il faudrait personnaliser la relation : on s’attaque moins violemment à une personne physique que morale. En attendant, il supprime tous les avatars affichant le logo «Killer» et répond avec morgue à chaque message incendiaire. Dans le monde 2.0, on apprécie que les marques descendent de leur piédestal mais elles ne doivent pas pour autant descendre… dans l’arène.

Enfin, espérant clore le débat, il a cette phrase qui restera dans les annales : «C’est notre page et c’est nous qui fixons les règles !». Fatale erreur : Nestlé n’est pas chez lui, il est sur Facebook et ça fait toute la différence. C’est à lui de s’adapter aux us et coutumes des réseaux sociaux.

Incapable de maîtriser la situation, l’entreprise ferme provisoirement sa page. Elle la rouvre dès le lendemain mais c’est trop tard, la crise a commencé à gagner même les médias traditionnels. Et le community manager est désormais aux abonnés absents, sans doute pour ne pas mettre d’huile sur le feu. Le résultat est inverse de celui espéré : si l’on cherche un site corporate pour connaître la position du groupe, on tombe sur Facebook qui accueille désormais les commentaires les plus virulents… sans aucune modération. La page de Nestlé s’est tranformée en page anti-Nestlé ! Pourquoi ne pas avoir profité de ces 24 heures de silence radio pour ouvrir un site de débats comme d’autres entreprises ont su le faire ? (cf. le cas de Bouygues Télécom et la SNCF ci- dessous). Cela aurait permis de dépolluer – au moins en partie – Facebook.

> À suivre : Nestlé doit comprendre que la com façon 20e siècle, c’est fini

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> BOUYGUES TÉLÉCOM ET LA SNCF : LE COURAGE DU DIALOGUE

Bouygues Télécom a ouvert une plateforme «Entraide» afin de permettre à ses clients de s’exprimer sur ses offres Internet mobile et ADSL. Ce sont d’autres clients, de vrais geeks et des fans, qui leur répondent à travers un processus de certification. Ainsi, l’opérateur est-il en mesure de «surveiller» ce qui se dit de lui et de répondre aux reproches sans pour autant s’exposer directement à la critique. La SNCF qui n’a pas toujours bonne réputation – retards,  propreté et sécurité dans les gares etc. – a également ouvert un site nommé «Opinions & Débats». Ses porte-parole répondent aux questions les plus souvent posées (et les moins polémiques, il faut l’avouer) tandis qu’une communauté d’usagers aide les internautes car on s’en prend moins facilement aux pairs qui veulent nous aider qu’à une entreprise dont on suspecte les motifs non avoués. Deux exemples de groupes responsables qui demandent cependant d’avoir des nerfs d’acier. Ceux de Nestlé en revanche semblent aussi durs qu’une barre chocolatée au soleil…

Le fail 2.0 de Nestlé 3/5 – Quand la censure ne marche plus…

Vendredi 9 avril 2010

> Suite du post : Nestlé, un groupe désincarné

Greenpeace passe donc à l’action le mercredi 17 mars avec la mise en ligne d’un site d’appel à l’action : «Demandez à Nestlé d’offrir un break aux forêts tropicales». Un logo «Killer» détournant celui de Kit Kat est proposé en téléchargement ainsi qu’une vidéo virale assez gore sur Youtube.

Elle parodie les pubs de la marque et présente un employé de bureau croquant une barre  chocolatée poilue et ensanglantée. Le tout est un brin démagogique mais ça, c’est une autre histoire. Citant la violation de ses copyrights, la multinationale suisse en obtient immédiatement le retrait. Or, dans un plan de com de crise, c’est bien connu, il faut commencer par bâillonner ses juristes ! Et en 2010, rien n’énerve plus les internautes que le recours à la censure… même quand on a le droit pour soi (cf. l’effet Streisand ci-dessous). Très vite, la fausse pub réapparaît sur d’autres sites puis sur Youtube même, en si grandes quantités que la plateforme de partage de vidéos renonce bientôt à la supprimer.

> À suivre : Nestlé, on n’est pas chez soi quand on est chez Facebook

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> L’EFFET STREISAND : RIEN QUE DES CLICHÉS !

En 2003, Ken Adelman a photographié depuis le ciel des maisons en bord de falaise afin d’illustrer l’érosion du littoral californien. La diva Barbra Streisand y a notamment reconnu sa résidence. Estimant que cela attentait au respect de sa vie privée, elle a demandé au photographe le retrait du cliché incriminé ainsi que 50M$ de dommages et intérêts ! Mal lui en a pris : non seulement, elle a été déboutée par la justice mais en plus, en quelques jours, la blogosphère a reproduit cette photo sur des milliers de sites, en en rendant la diffusion de fait universelle. Depuis, on nomme «effet Streisand» l’effet boomerang qu’une tentative de censure peut avoir sur celui qui l’exerce, en particulier sur Internet. Tout le monde sait désormais à quoi ressemble la villa de Barbra à Malibu !

Bonne année 2010 !

Vendredi 1 janvier 2010

Cliquez ici ou sur l’image ci-dessus pour l’agrandir.

Chroniques du storytelling : Climategate, OPA de la CGT, Twinings…

Mardi 1 décembre 2009

> Mais pourquoi est-il si difficile en France de mettre en doute la story officielle sur le réchauffement ? Rue89 s’est demandé pourquoi le scandale du Climategate n’a pas buzzé chez nous ? (http://bit.ly/8NmcLk). La raison principale est sans doute qu’un discours qui joue sur l’émotion (en l’occurrence catastrophiste) a toujours plus de résonance qu’un discours raisonnable. L’atout que les partisans du Climategate auraient pu jouer plus franchement : le «complot». Pour le coup, c’est aussi démagogique que le camp adverse et donc aussi efficace !

> Mais pourquoi est-il si difficile en France de mettre en doute la story officielle sur le réchauffement ? Rue89 s’est demandé pourquoi le scandale du Climategate n’a pas buzzé chez nous ? (http://bit.ly/8NmcLk). La raison principale est sans doute qu’un discours qui joue sur l’émotion (en l’occurrence catastrophiste) a toujours plus de résonance qu’un discours raisonnable. L’atout que les partisans du Climategate auraient pu jouer plus franchement : le «complot». Pour le coup, c’est aussi démagogique que le camp adverse et donc aussi efficace !

BMW

> #BMW ne s’en préoccupant pas, les fans partagent tout seuls leurs meilleurs histoires (sur BMWStory)*.

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SOCIAL

> Finalement, pas de plan de reprise pour Christian Lacroix et 100 licenciements à la clé. En fait, le plus gros handicap du couturier, c’est lui.

> Les Comités d’Entreprise  d’EDF et de GDF, c’est-à-dire la CGT, veulent lancer une OPA sur Trigano ! L’histoire à l’envers !

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THOMSON

> Thomson en procédure de sauvegarde. 15 ans après, le mot cruel de Juppé était donc (finalement) vrai…

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TWININGS

> Campagne très storytelling «Tea Taster» pour #Twinings.


Le Tea Taster de Twinings (Agence Australie)
envoyé par LSA-Hebdo. – Découvrez les dernières tendances en vidéo.

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* Remerciements : Didier Rols.

Shanghai Tang, Qeelin : quand le luxe vient de Chine…

Jeudi 3 septembre 2009

Chers lecteurs, je suis en Chine pendant cette première quinzaine de septembre et je posterai mes articles en fonction des mes possibilités. Je vous présente par avance mes excuses si le site du storytelling est moins souvent mis à jour pendant ces quelques semaines. 请原谅 (Qing yuanliang ! Je vous prie de bien vouloir m’excuser)

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Dans son livre La Chine et le luxe, Jacqueline Tsai annonce que l’Empire du milieu va devenir un des premiers marchés pour les marques de luxe. C’est évident. Mais elle pronostique aussi – et c’est plus novateur – l’émergence de la Chine en tant que créateur de biens de luxe et cite à cet effet deux marques qui seraient précurseurs de ce mouvement de fond:  Shanghai Tang et Qeelin.

Des deux, Shanghai Tang est la première à être apparue sur le radars des tendanceurs il y a déjà quinze ans. Ses stylistes s’appliquent à créer des vêtements élégants et modernes mais dans l’esprit du qipao – cette robe traditionnelle qui évoque les fumeries d’opium et l’opulence du Bund ainsi que les sublimes tenues de Maggie Cheung dans In the Mood for Love – et dans les matières associées depuis toujours à la Chine : soie, cachemire etc.  Mais c’est pourtant adossée depuis 2000 à un groupe de luxe «bien de chez nous», Richemont (Cartier, Montblanc etc.), que l’entreprise se lance à l’assaut de la planète mode globale. Même si son siège reste basé à… Hong Kong.

C’est aussi la rencontre de l’Orient et de l’Occident, en l’occurrence d’un designer hong kongais et d’un entrepreneur français, qui est à l’origine du succès de Qeelin. Depuis 2004, elle est la première marque de bijoux de luxe à créer des «talismans» chinois en s’inspirant de la tradition joaillière et des goûts… européens ! Par exemple la ligne BoBo qui propose des motifs à mi-chemin entre le panda et le nounours en peluche, le tout dans des matières évidemment précieuses.

Bien sûr, ces deux success stories restent encore relativement confidentielles surtout si on les compare à d’autres marques globales de mode et de joaillerie. Mais surtout, elles sont encore très dépendantes du savoir-faire – et du savoir-vendre – occidental. Selon Raphaël le Masne de Chermont qui préside aux destinées de Shanghai Tang, la Chine sortira bien de la crise en tant que premier marché mondial du luxe. Il lui reste à prouver qu’elle peut exporter le sien aussi bien qu’importer le nôtre. Et pour cela, il faut qu’elle ait une histoire à raconter, une histoire qui la rende désirable. Mais ça, ce sera le sujet d’un prochain post…

L’efficacité du discours storytelling 3/3

Mercredi 10 septembre 2008

 

 

Pour résumer :


I – Le discours classique


Il est basé sur la trilogie :

identifier le problème –> analyser le problème –> proposer une solution

Il n’est plus aussi efficace qu’avant car le public a sa propre logique et refuse celle de l’orateur. Il peut même produire l’effet contraire à celui recherché en entraînant la mauvaise foi de l’auditoire.


II – Le discours Storytelling


Il est basé sur la trilogie :

capter l’attention par une story –> susciter le désir de changement par une story –> argumenter rationnellement avec des historiettes

Il est efficace car il s’adresse d’abord au coeur avant de parler à la tête. S’il est touché, le public accepte de “suspendre son incrédulité” et abandonne tout cynisme. Il permet de convaincre l’auditoire.



Il faut avoir entendu le discours (en anglais) de Steve Jobs à Stanford University en 2005 – désormais enseigné dans toutes les business schools – pour comprendre le pouvoir du Storytelling (une – hélas piètre – traduction en français est accessible par ce lien). J’ai décrypté ce discours ici.

Vaja… et mon MacBook Air devient unique !

Dimanche 6 juillet 2008

C’est l’une des success stories du moment qui se répand sur tous les sites à la fois high tech et un peu « hype » : celle de Vaja, un maroquinier argentin qui vend sur Internet des housses de protection personnalisées pour accessoires tels que les smartphones Blackberry ou les lecteurs MP3 Bang & Olufsen


Ainsi, l’iPhone 3G n’est pas encore sorti – il débarque le 11 juillet partout dans lemonde… sauf en France, merci Orange ! –  qu’un vaste choix de housses est déjà proposé sur le site.


Le nom « Vaja » est un peu mystérieux (est-ce celui du fondateur ? A-t-il une signification particulière ?) et il semble hélas impossible d’obtenir des informations un peu « corporate » sur l’entreprise. Aucun renseignement sur Internet, on en est donc réduit à visiter leur site, qui est d’ailleurs des plus instructifs pour essayer de comprendre la story de cette marque ou de se faire une story à propos d’elle.


Le catalogue montre que Vaja ne propose pas de protections pour les appareils bas de gamme et a même tendance à favoriser les inédits comme je le notais plus haut pour l’iPhone 3G. Il s’agit donc d’un site qui vise les « early adopters » (« adopteurs précoces »), ces consommateurs qui sont les premiers à acheter les nouveaux gadgets et servent de leaders d’opinion pour les diffuser ensuite auprès d’un plus grand public. Mais ce sont des clients paradoxaux : d’un côté ils veulent protéger de la casse leur dernière trouvaille – légitime, vu son prix – et de l’autre, ils n’ont guère envie d’une coque, certes solide mais pas très sexy, et qui pourrait rendre dissimuler l’appareil et son logo (horreur !). Il importe donc que le contenant rende le contenu si possible encore plus fashion comme cet étui Dior (ci-contre) vendu au même prix que l’iPhone première génération qu’il contient ! 


Vaja veut jouer d’emblée dans cette catégorie. Marché haut de gamme oblige, la qualité de ses matières premières est donc primordiale. Selon la marque, ses peaux proviennent de la meilleure partie du cheptel argentin, moins de 10% des bêtes étant éligible afin de produire un cuir de qualité. L’Argentine est effectivement un grand pays pour la viande et pour le cuir, les immenses pâturages non entourés de fils de fer barbelés permettant aux animaux d’éviter d’y rayer leur peau comme c’est souvent le cas chez nous. Les cuirs sont ensuite travaillés à la main, chaque pièce de manière unique (cf. ci-dessous) et pour nous le rappeler, un délai est indiqué pour la livraison de chaque pièce qui peut prendre plusieurs semaines : la gestion de la rareté et la longueur du délai de livraison ne sont donc pas des défauts mais sont présentés comme des preuves supplémentaires de qualité.  Le cuir est une matière naturelle et noble qui reste fragile comme le rappelle une rubrique consacré aux conseils d’entretien et de réparation. 


Mais le vrai luxe est ailleurs. Aujourd’hui, il ne consiste  plus à payer cher ce que tout le monde pourrait porter (à condition d’y mettre les moyens) mais de payer au juste prix ce que vous seul pouvez porter. La nouvelle frontière du luxe c’est la personnalisation.


Et c’est bien là l’aspect le plus remarquable du service Vaja, mis en avant par une interface d’une qualité et d’une simplicités remarquables. Je travaille et je me déplace chez mes clients avec mon MacBook Air. J’appartiens donc en fait à la catégorie dont je me moquais gentiment plus haut… J’ai payé cet ordinateur à un prix au delà du raisonnable parce que j’adhère à la story d’Apple (cf. mon billet à ce sujet) et j’éprouve le besoin de le protéger en déplacement. Pour autant, je ne voudrais pas qu’on ne voit plus que c’est le portable le plus fin du monde et qu’il tient dans une enveloppe ! 


Je viens donc de craquer pour une coque Vaja parce qu’elle est splendide également – très mince, permettant un accès pratique à toutes les fonctions de l’ordinateur – et qu’elle est personnalisable. Certes, ce n’est pas une nouveauté dans le domaine du luxe. Si vous êtes un client familier de la maison Vuitton, vous savez que vous pouvez faire mettre votre chiffre sur vos bagages et que ce service est offert. Chez Vaja, cela coûte de 10 à 30 $ suivant que c’est votre nom ou votre logo mais la vraie différence est encore ailleurs. 


Deux couleurs m’accompagnent depuis toujours pour des raisons qui touchent à ma propre story : il s’agit de l’orange sellier et du vert céladon. Ils sont présents dans la décoration de ma maison comme sur le logo de ma société. Or, Vaja m’offre la possibilité de construire moi-même l’objet que j’achète, de décider du grain du cuir et de faire mon choix parmi 38 couleurs pour l’extérieur de la coque, l’intérieur, la poignée, les picots et la passementerie !Ce faisant, j’inscris ma propre story dans celle de Vaja, je deviens acteur de leur story. Et je trouve ça très fort. 


J’ai ainsi la certitude que ma coque de protection sera aussi unique que je le suis moi-même ;-) Je ne devrais pas non plus tomber sur quelqu’un ayant exactement la même. Là encore, j’aurais pu m’adresser à l’atelier de commandes spéciales de Louis Vuitton à Asnières. Ils auraient réalisé la housse de mes rêves… mais le prix est tout simplement inaccessible au commun des mortels.


Quant à ceux de mon maroquinier argentin, ils sont élevés sans être délirants : les étuis pour iPhone coûtent de 50 à 100 $ (soit moins de 75 €) selon le niveau de finition et de personnalisation et la coque de mon MacBook Air vaut près de 300 $ (200 €). Ce qui est finalement assez raisonnable par rapport aux marques haut de gamme. 


La success story de Vaja repose donc sur deux piliers. D’une part, la marque met les codes de l’hyper-luxe- la spécialisation totale – à la portée des prix du luxe de masse qu’on appelle « masstige » (« prestige de masse »).D’autre part, elle nous permet de rentrer dans sa story et de vivre la nôtre plus pleinement.