Depuis son invention par Xerox (aux USA, ce terme est d’ailleurs synonyme de photocopie), le photocopieur a déjà eu bien des usages différents, comme on peut le voir sur cette photo, vieux fantasme de nombre de salariés…
Plus sérieusement, Xerox a su transformer son modèle économique. Anticipant les changements sociétaux – nous allons vers de moins en moins de papier, vers de plus en plus de besoins de gérer notre environnement au travail -, l’entreprise s’est repositionnée et se présente désormais comme une «document management company». Alternatives Économiques consacre un intéressant article à ce passage «du produit au service».
On appelle aussi cela «l’économie de fonctionnalité» ou comment passer d’une économie de la vente (une transaction = une histoire courte) à une économie d’usage (une location ou abonnement = une histoire longue). Le Grenelle de l’Environnement a ainsi distingué trois acteurs de cette économie de fonctionnalité : outre Xerox (machines mutualisées, durée de vie accrue et recyclage des éléments), les bons élèves sont Elis et Michelin. Le premier pour sa location-entretien de vêtements de travail, le second pour son offre de gestion des flottes de pneus de poids lourds (Fleet Solutions).
Ces entreprises, en tout cas Xerox et Michelin, anticipent ainsi le jour où il n’y aura plus ni papier ni pneu mais où il y aura toujours des documents et des besoins de mobilité. Le passage du produit au service est un thème récurrent de mon blog car très lié au storytelling : c’est toujours la même histoire qu’on raconte, mais le support change.
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PS : Un contre-exemple qui vient pourtant de Michelin. L’analyse par la Harvard Business Review du bide d’un de ses nouveaux pneus révolutionnaires, faute d’avoir pensé l’histoire vécue par le consommateur jusqu’au bout…













