Suite du post : la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf.
«Nous sommes prêts à faire des rabais aux clients Toyota» proclame une nouvelle pub GM. C’est bien connu, le malheur des uns… Pourtant, au-delà d’une guerre commerciale classique, on peut se demander si certains commentateurs et politiques n’agitent pas un peu vite… le chiffon jaune ? En tout cas, le Japon s’inquiète pour sa réputation. Des constructeurs américains et européens ont également dû procéder récemment à des rappels - et dans le cas de PSA parce qu’il partage ses lignes de fabrication tchèques avec… Toyota ! - sans que cela fasse la une des journaux.
Venant après des alertes sanitaires touchant les produits chinois, parfois à juste titre, parfois à tort (Mattel a dû présenter des excuses au gouvernement chinois pour l’avoir accusé de fautes dont le fabricant de jouets était seul responsable), on réalise que le péril jaune reste en temps de crise un argument bien commode pour promouvoir les entreprises nationales…
———-
> Camille Jung m’informe que Toyota a ouvert sa chaîne sur Twitter. Une manière de commencer à tenter de reprendre peu à peu pied (notez mes précautions oratoires) dans la conversation sur la marque, conversation dont le contrôle lui a complètement échappé depuis des mois. Si le constructeur avait été présent plus tôt sur Twitter (et les autres réseaux sociaux), il lui aurait été possible de mieux anticiper la crise. Mais Toyota, narrateur absent, a laissé ses “narrataires” s’emparer de son histoire et la continuer sans lui. Ce n’est pas tant la crise qui empêchera la marque de revenir au niveau où elle était que sa com incompétente.












