Les derniers secrets des Stradivarius : storytelling et sérendipité | le blog du storytelling le blog du storytelling

Les derniers secrets des Stradivarius : storytelling et sérendipité

Challenges consacrait récemment un article à « Stradivarius, le son pur d’une âme pure« . L’occasion de revenir sur ce qui fait la célébrité de ces violons depuis quatre siècles. Leurs qualités intrinsèques, certes, mais aussi un mélange unique de sérendipité (hasard heureux) et storytelling (histoire qu’on projette sur ces instruments). Extrait  d’un chapitre de « Storytelling – Réenchantez votre communication » (Dunod) consacré à la sérendipité :

Au tournant des 17e et 18e siècles, Antonio Stradivari, luthier à Crémone en Italie, a fabriqué des violons que les meilleurs interprètes s’arrachaient déjà de son vivant. Sur les quelque 1000 instruments qu’il a produits, près de 700 sont parvenus jusqu’à nous, ce qui est remarquable. Mais le plus exceptionnel c’est qu’avec le temps, le son de ces violons semble s’être encore amélioré, atteignant quasiment la perfection. Leur prix lui aussi est stratosphérique et dépasse allègrement le million d’euros. Les virtuoses sont donc rarement propriétaires de leur instrument qui est mis à leur disposition par de riches mécènes, en général de grandes entreprises.

En cherchant la beauté visuelle, il a trouvé celle du son

Un stradivarius, c’est peu comme le sourire de la Joconde, tous les ans, les journaux font leurs titres dessus, prétendant qu’on en a enfin «percé le secret» ! Pour certains spécialistes, le légendaire luthier se serait servi de bois provenant des toitures de châteaux forts, donc déjà anciens de son temps. D’autres ont cherché à reproduire le vernis mystérieux dont il n’a jamais voulu donner la composition. Et des études récentes menées sous l’égide du Musée de la Musique vont dans ce sens : l’explication tient sans doute au vernis… mais pas de la façon dont on l’imaginait. On a en effet établi que Stradivari essayait avant tout de trouver un rouge profond, élégant, pour ses violons. Ce sont les pigments chromatiques qui, en se modifiant peu à peu, auraient fait évoluer l’acoustique. En cherchant la beauté visuelle, il aurait trouvé celle du son. Une trouvaille sérendipitique, en somme.

Parions pourtant que cette découverte n’épuisera pas le sujet. Paganini, violoniste virtuose s’il en fut, avait une autre explication et la sienne vaut sans doute toutes les histoires de vernis rouge : «Stradivari n’utilisait que du bois provenant d’arbres dans lesquels des rossignols avaient chanté» !

———-

Extrait de « Storytelling – Réenchantez votre communication« . Pour en savoir plus, cliquez ici.



Un commentaire sur “Les derniers secrets des Stradivarius : storytelling et sérendipité”

Laisser une réponse