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Mark Zuckerberg ou le storytelling du Petit Chaperon Gris

Lors de sa rencontre avec les financiers de Wall Street en vue de l’introduction en bourse de Facebook, tout le monde s’est focalisé sur le sweat à capuche de Mark Zuckerberg. Pour beaucoup, c’est une faute car quand on vient solliciter les banquiers, on se doit de se comporter comme ils l’entendent («When in Rome, do as the Romans do»). On a même parlé de «hoodiegate» (hoodie = sweat à capuche) !

En réalité, Zuck a bien raison. D’abord, ce sont les banquiers qui se pressent à sa réunion, pas lui qui les sollicite (c’est en tout cas l’impression qu’il veut donner). Lui s’est permis de faire attendre les costumes gris pendant 20 minutes en faisant savoir qu’il s’était enfermé pour réfléchir… aux toilettes !

Ensuite, le symbole de la Silicon Valley cool qui en impose à la Rue de l’Argent triste, ça vaut de l’or (si j’ose dire). Et ça place le jeune patron au niveau d’un Steve Jobs… et de son pull à col roulé noir.

L’Amérique des djeuns à capuche

Enfin, et cette ironie aurait pu être soulignée par les médias américains, c’est aussi une forme d’hommage (involontaire sans doute, mais peu importe) à ce jeune Black à capuche, Trayvon Martin, assassiné à cause de son look de djeun’s… La nouvelle Amérique, c’est celle des ados à capuche, pas celle, moribonde, des banquiers malsains de Goldman Sachs.

En fait, ce hoodie, c’est un coup de maître en matière de com puisque pendant qu’on en parle, on ne se préoccupe pas des fondamentaux financiers de Facebook  (notamment du prix d’acquisition d’Instagram) ! Loin de moi, cependant l’idée de ne pas «liker» la valeur du réseau social ubiquiste. Comme on peut le lire dans le New York Times (qui n’en revient toujours pas que Zuck ait refusé de parler à ses journalistes, autre symbole d’un monde qui tombe), le petit prince du Web s’entoure depuis ses débuts de mentors qui l’aident à affiner sa vision et son mode de management : Steve Jobs (Apple), Bill Gates (Microsoft), Marc Andreessen (Netscape) ou Don Graham (Washington Post) ont formé ou forment encore son «brain trust» privé.

Il faut que les costumes trois pièces apprennent à aller au-delà du sweat à capuche pour voir le «tycoon in the making». Une blague qui court sur les réseaux sociaux assure que «sur Facebook on veut se montrer plus beau, sur Twitter on veut se montrer plus intelligent». Mark Zuckerberg maîtrise à la perfection tous les codes de la génération 2.0.

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