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Après le livre ? Toujours des histoires !

Éditeur qui n’a jamais été effrayé par les innovations technologiques et qui au contraire même, les a explorées et adoptées avec gourmandise depuis plusieurs décennies, François Bon signe ici un livre qu’il faut d’ailleurs lire dans son format iBooks ou Kindle (plutôt qu’au Seuil, en plus c’est bien moins cher !) pour en apprécier toute l’ironie et la saveur.

« Après le livre » est une suite de chapitres courts issus des réflexions de l’auteur sur son blog ou ailleurs (il explique d’ailleurs que notre esprit nous porte de plus en plus vers des formats courts, « distrayants », ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose).

Le livre va mourir…

Bon est un optimiste, la mort du livre n’effraie pas l’éditeur avant-gardiste qu’il est car il sait bien qu’auteurs et lecteurs se sont toujours rencontrés quel que soit le format de « l’objet » en question. Que le rouleau a cédé la place au codex puis au livre et aujourd’hui aux liseuses et tablettes. Et que de tous temps, les changements faisaient peur. Le livre regorge ainsi d’anecdotes croustillantes, comme Flaubert pensant que la littérature ne survivrait pas au passage de la plume d’oie à la plume en fer (car la plume faisait le style selon lui !). Mais aussi de visionnaires comme Martial au début de notre ère) appelant à la création du « livre de poche » pour pouvoir transporter toute sa bibliothèque sur soi !

… mais il y aura toujours des histoires à écrire

L’autre intérêt de ce livre est de nous rappeler que les vrais enjeux ne sont pas dans le contenant, ils sont dans le contenu. Flaubert avait tort de croire en la mort de la littérature, mais il avait raison de penser qu’on n’écrirait pas de la même façon si on n’avait plus à tremper sa plume d’oie dans l’encrier tous les trois ou quatre mots. Les conditions matérielles d’écriture (graver jadis, utiliser un logiciel de mise en page aujourd’hui etc.) ont créé des formes littéraires spécifiques. C’est ce débat qui devrait agiter les éditeurs aujourd’hui plus que celui de la disparition du livre imprimé. Plutôt que de se lamenter, les éditeurs ont la responsabilité de trouver les nouveaux auteurs, les jeunes artistes, qui vont réinventer la littérature « après le livre« .

Salutaire et passionnant.

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