octobre, 2011 | le blog du storytelling le blog du storytelling

Archive pour octobre 2011

Chroniques du storytelling : quand Swatch n’innove plus, Hermès réconcilie les oxymores etc.

Vendredi 28 octobre 2011

> Il y a deux ans, j’avais expliqué dans un post comment Swatch a sauvé l’industrie horlogère il y a 30 ans. Mais j’indiquais aussi que son heure avait passé passé à son tour et que les jeunes générations se passent de plus en plus montre. Swatch a son tour est dépassé et n’innove plus.

> Illustration supplémentaire : cet iPod monté en montre. Il y a des années, c’est Sony qui aurait dû inventer l’iPod après avoir fait le Walkman. Mais c’st Apple qui l’a fait.

> De même, c’est Swatch qui aurait dû inventer la montre MP3 et c’est un virage stratégique de plus que le Suisse manque…

> Après Apple, même Motorola s’y met (mouarf!). Et Swatch alors ?

———-

CHINE

> Les restaurants à thème sont en vogue en Chine, dont ceux sur la nostalgie de la Révolution rouge : http://www.architizer.com/en_us/blog/dyn/31703/red-restaurants/

———-

DÉVELOPPEMENT DURABLE

> Ipsos in Challenges: «Les gens ne comprennent pas le développement durable. Il faut faire plus simple avec : le plaisir durable» LOL

———-

ÉDITION

> L’agence La Netscouade revient sur le débat du Press Club sur le storytelling où j’intervenais avec les dircoms de Disney et d’Air France (j’en ai parlé ici) avec cet article intitulé «Storytelling : néostalgie et success story».

> Les secrets du #Storytelling en entreprise (le sujet du livre) : mon interview sur le blog @mkg_community http://bit.ly/snrzBh

> Littératures gastronomique et pornographique traitent toutes 2 desplaisirs de la chair http://on.fb.me/irDEPV

> Arnaud #Lagardère: « Tous les salariés du groupe se réjouissent que leur patron soit heureux » http://bit.ly/ob1k78 Euh ?

> Anna Quindlen: « Qu’est-ce qui fait un livre ? Son corps (papier) ou son âme (texte)? » (via @SerialDad) http://www.publishersweekly.com/pw/by-topic/childrens/childrens-industry-news/article/43879-the-digital-revolution-in-children-s-publishing.html

> Ne dites pas aux nostalgiques de « l’odeur du papier » que colle & encre étaient mauvais p. santé, ils ne vous croiraient pas (lu chez @fbon)

> Amazon : « les seules personnes nécessaires dans l’édition sont maintenant le lecteur et l’écrivain » lemonde.fr/technologies/a…

> Le jour où l’édition numérique dépasse enfin vraiment l’édition papier: la sortie de la bio de Steve Jobs. iRonie…

———-

ENTERTAINMENT

> Un enfant à-p des adaptations ciné de Tintin: « Haddock, il a pas la même voix que dans les albums » http://bit.ly/pmrlEJ

> Pour son centenaire, le doodle de #Google rend hommage à Mary Blair (via @albanvdk ). Pointu

> Les jeunes et les films 3D: «Si c’est en 3D, c’est mauvais». Tremble Hollywood… http://next.liberation.fr/culture/01012367371-la-3d-relief-deja-au-bord-du-gouffre

———-

GAMING

> RT @bzante : Assassin’s Creed : demandez la BD, l’encyclopédie, le court métrage… twurl.nl/1morpr

———-

GASTRONOMIE

> Suivant que vous êtes de droite ou de gauche, vous préférez le couscous ou le magret de canard… http://www.marieclaire.fr/,plat-prefere-francais-2011,20123,436119.asp

> RT @ennichijapon : Le Japon devient le pays le plus étoilé du monde au guide Michelin bit.ly/mQzsaf merci @sebastiendurand

———-

GRANDE CONSO / GRANDE DISTRIB

> RT @carolinedeleuze : Why Richard Branson Always Makes Time for Social Media mashable.com/2011/10/04/ric…

> F. Riboud, Danone : « Un consultant ne dicte pas ce que vous devez faire mais vous aide à réfléchir » http://amzn.to/oEkSaO

> P. Bulcke, patron de Nestlé (in Challenges): « La nourriture sera toujours moins chère que les médicaments »

———-

LUXE

> « Artisan contemporain depuis 1837« : Hermès a tout bon côté storytelling : le sens (artisan), la réassurance (depuis 1837) et le signifiant contemporain. La «néostalgie» réconcilie les oxymores !

> (Je l’annonce depuis deux ans mais ça se confirme) : RT @goutetnature : Parfum Vuitton en préparation… bit.ly/uj0How

> Malgré le négationnisme de sa page FB, le passé nazi de Hugo Boss revient le hanter http://next.liberation.fr/mode/01012367939-hugo-boss-encore-rattrape-par-son-passe-nazi

> Pour A. Némarq, Mauboussin, « le luxe masculin est un marché de trophée, le luxe féminin d’émotion » http://dai.ly/qg9ihu

> Le Ritz, 27 mois de fermeture et 450 licenciements. Rien à voir avec DSK, c’est pour le moderniser http://www.challenges.fr/entreprise/20111018.CHA5786/le-ritz-se-refait-une-beaute-et-licencie-450-personnes.html

> Après le Ritz, le Crillon et le Plaza Athénée fermeraient pour rénovation, victimes des nouveaux palaces http://www.lefigaro.fr/societes/2011/10/18/04015-20111018ARTFIG00599-le-crillon-et-le-plaza-envisagent-aussi-de-fermer.php

———

MÉDIAS

>The Guardian va permettre à ses lecteurs de participer aux contenus proposés par les journalistes bit.ly/nusIkQ

> Écoutes de News of the World hier, diffusion truquée (?) du Wall Street Journal aujourd’hui, l’empire Murdoch vacille http://bit.ly/orP1Ak

———-

MOBILITÉ

> Polémique aux US sur le passé de la SNCF. C’est aussi et d’abord l’histoire d’un grand fail de com http://www.rue89.com/2011/10/04/deportation-la-sncf-a-lheure-du-grand-pardon-aux-etats-unis-224853

> RT @AFnewsroom :Air France, cie européenne la plus suivie sur les médias sociaux, 3ème rang mondial : 510 000 fans Facebook et 120 000 followers Twitter.

———-

PARTIES PRENANTES

> RT @aymericvincent : « Il faut accepter de perdre le contrôle pour gagner en puissance » pour D. Burkel DRH Google lentreprise.lexpress.fr/carriere-et-ma…

———-

POLITIQUE

> « Joe le Plombier » (symbole de storytelling raté) est de retour http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/10/26/come-back-joe-le-plombier-est-de-retour/

———-

TECHNOLOGIQUES

> Sony prend le contrôle de Sony Ericsson. Pour en faire quoi ? lemonde.fr/technologies/a…

> Un opérateur japonais à-p de l’iPhone 4S: « Ce n’est pas un produit, c’est une oeuvre » http://bit.ly/qPBIr5

> « On est allé trop loin dans l’idolâtrie de Free qui ne peut pas changer le plomb en or ». Dixit… le patron dOrange in Challenges

> Free, candidat au rachat d’Orange… en Suisse. Pas en France, dommage lemonde.fr/economie/artic

> Donc, on n’attrape pas le cancer en téléphonant. Une histoire plus difficile à entendre que celle du danger invisible.. http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/10/21/14827-cancer-telephone-portable-sans-risque

> S. Jobs: « La vie est comme un bouton on/off, un clic et tout disparaît. Je n’en veux pas chez Apple » http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/10/24/01007-20111024ARTFIG00487-10-anecdotes-et-revelations-sur-la-vie-de-steve-jobs.php

> Une femme, Virginia Rometty, prend la tête de ce vieux bastion machiste de IBM http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/10/26/virginia-rometty-devient-patronne-d-ibm_1593859_651865.html#xtor=RSS-3208

———-

TOURISME

> Disneyland Paris et l’État français prolongent leur convention initiale 1987-2017 jusqu’en 2030 bit.ly/rqSADw

> Disneyland Paris :  un 3e parc « vers » 2020 sur le thème des superhéros Marvel ? bit.ly/rqSADw

> Campagne très storytelling pour le tourisme en Joradanie. Manque plus qu’Indiana Jones..

Après le livre ? Toujours des histoires !

Jeudi 27 octobre 2011

Éditeur qui n’a jamais été effrayé par les innovations technologiques et qui au contraire même, les a explorées et adoptées avec gourmandise depuis plusieurs décennies, François Bon signe ici un livre qu’il faut d’ailleurs lire dans son format iBooks ou Kindle (plutôt qu’au Seuil, en plus c’est bien moins cher !) pour en apprécier toute l’ironie et la saveur.

« Après le livre » est une suite de chapitres courts issus des réflexions de l’auteur sur son blog ou ailleurs (il explique d’ailleurs que notre esprit nous porte de plus en plus vers des formats courts, « distrayants », ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose).

Le livre va mourir…

Bon est un optimiste, la mort du livre n’effraie pas l’éditeur avant-gardiste qu’il est car il sait bien qu’auteurs et lecteurs se sont toujours rencontrés quel que soit le format de « l’objet » en question. Que le rouleau a cédé la place au codex puis au livre et aujourd’hui aux liseuses et tablettes. Et que de tous temps, les changements faisaient peur. Le livre regorge ainsi d’anecdotes croustillantes, comme Flaubert pensant que la littérature ne survivrait pas au passage de la plume d’oie à la plume en fer (car la plume faisait le style selon lui !). Mais aussi de visionnaires comme Martial au début de notre ère) appelant à la création du « livre de poche » pour pouvoir transporter toute sa bibliothèque sur soi !

… mais il y aura toujours des histoires à écrire

L’autre intérêt de ce livre est de nous rappeler que les vrais enjeux ne sont pas dans le contenant, ils sont dans le contenu. Flaubert avait tort de croire en la mort de la littérature, mais il avait raison de penser qu’on n’écrirait pas de la même façon si on n’avait plus à tremper sa plume d’oie dans l’encrier tous les trois ou quatre mots. Les conditions matérielles d’écriture (graver jadis, utiliser un logiciel de mise en page aujourd’hui etc.) ont créé des formes littéraires spécifiques. C’est ce débat qui devrait agiter les éditeurs aujourd’hui plus que celui de la disparition du livre imprimé. Plutôt que de se lamenter, les éditeurs ont la responsabilité de trouver les nouveaux auteurs, les jeunes artistes, qui vont réinventer la littérature « après le livre« .

Salutaire et passionnant.

La gauche et le storytelling : premiers pas timides

Mercredi 26 octobre 2011

Sur son blog, le photographe Sébastien Calvet explique l'histoire de ce cliché qui a fait la une de Libé au lendemain des primaires : http://photoactu.blogs.liberation.fr/calvet/2011/10/trouver-sa-place.html

« Le storytelling est-il un mot de droite ? » me demandait récemment un journaliste. D’évidence oui tant la gauche l’emploie, elle, comme un gros mot, tendance Christian Salmon. Pourtant, au moment des primaires, plusieurs phrases m’ont frappé par la similarité qu’elles présentaient avec le 3e chapitre de mon livre, «Storytelling – Réenchantez votre communication» dans lequel je parle de l’utilisation de cette technique en politique. Comme François Hollande parle de «réenchanter le rêve français» et que la couverture de mon livre est rose, je me demandais s’il ne s’agissait là que d’une coïncidence ;-)

Je suis revenu sur le sujet dans un récent article que j’ai écrit pour le blog Marketing Community et que je vous invite à lire pour en savoir plus.

Les hommes politiques ont une histoire à raconter

Il y a en effet trois points saillants dans la construction d’un storytelling politique. Le premier est la nécessité de la mise en récit d’un parcours afin de toucher les électeurs. Ce qu’exprimaient aussi bien François Hollande que sa compagne Valérie Trierweiler, l’un dans son discours, l’autre sur son twitter, parlant d’une «nouvelle histoire (qui) commence». Sur i-Télé, le journaliste Michael Darmon parlait aussi «d’être à l’orée d’une méta-histoire», un terme que j’emploie régulièrement.

Les hommes politiques ont deux corps

Le deuxième point est la dissociation des deux corps, le privé et le narratif. Je me suis souvent exprimé sur le sujet (notamment ici) qui explique qu’en politique, tant qu’on n’est pas mort… on n’est pas mort. Car la fonction – et sa sanctification – demeure plus forte que l’individu. Comme un écho, Ségolène Royal justifiait ainsi son ralliement à son ex : «Je fais la différence entre le corps privé et le corps public». Ce qui dans son cas ne manque pas de sous-entendus. Mais cette théorie des deux corps s’incarne également au premier degré dans le régime suivi par Hollande qui fait que l’homme de 2012 ne ressemble plus à celui d’il y deux ans. Un corps qui a fondu pour faire passer que «le pouvoir est une ascèse»…

Les hommes politiques ont des superpouvoirs

Quant au troisième point, il s’agit du pouvoir thaumaturge des hommes politiques sur lequel je me suis aussi souvent exprimé. Cette fonction qui fait qu’on leur prête des capacités miraculeuses. On espère tant d’eux qu’il leur est difficile de ne pas décevoir, il ne leur est presque jamais possible d’être à la hauteur des attentes qu’ils ont généréés (cf. Obama). Autre revers de cette médaille, et travers particulièrement français, la déresponsabilisation des individus qui ne prennent jamais leur destin en main mais espèrent toujours en une solution venue d’en haut. Difficile dans ces conditions pour Hollande de ne se présenter que comme le candidat «normal»…

———-

> À lire pour aller plus loin :

Sébastien Durand : Storytelling – Réenchantez votre communication (Dunod, 2011)

Sébastien Durand : Les hommes politiques sont des storytellers comme les autres (article) (Marketing Community, 2011)

Marcel Botton : Les hommes politiques sont des marques comme les autres (Le Moment, 2008)

Ernst Kantorowicz : Oeuvres (Les deux corps du roi) (Quarto Gallimard, 2000)

Marc Bloch : Les rois thaumaturges (Gallimard, 1983)

Chroniques du storytelling : Marketing Community, Quand le monde de l’édition s’inquiétait du passage de la plume d’oie à la plume en fer…

Jeudi 13 octobre 2011

> J’ai rejoint le tout nouveau blog Marketing Community, composé d’experts et dont je fournirai le contenu sur le storytelling. La leçon inaugurale (il était une fois… des histoires pour vendre, sonner du sens et rassurer) est en ligne.

———-

ÉDITION

> Flaubert fustigeait déjà les écrivains qui laissaient la plume d’oie pour celle en fer croyant qu’elle signerait la mort du style http://bit.ly/qFXvo0 Ce n’est pas nouveau pour le monde de l’édition de refuser la nouveauté…

> Quand on ne lira plus sur papier, on pourra toujours recycler les vieux livres en horloges vintage http://bit.ly/peYp8d

———-

LUXE

> Nuages à venir dans le ciel du luxe http://bit.ly/qo5XV6

———-

MÉDIAS

> RT @jmcharon : Grève au Monde, abandon du papier à France Soir, rumeur de faillite à Paris Normandie, c’est l’automne les feuilles tombent

>Selon Stratégies, « Arianna Huffington est la déesse du storytelling » bit.ly/qu33VB Il est vrai qu’en France, la presse papier, si facilement donneuse de leçons, a encore beaucoup de mal à en recevoir…

———-

MISCELLANÉES

> Des photomatons Studio Harcourt pour des tirages minute de prestige http://bit.ly/oFA4qa

> Plus fort que les Bettencourt : dans la famille des Atrides, je demande Jacques Dessange, père & fils http://bit.ly/qIWPWu

———-

MOBILITÉ

> Carlos Ghosn, Renault / Nissan : « Je passe plus de 50 % de mon temps en France » http://bit.ly/pQGb4w L’opération de com est un peu trop visible…

———-

MODE

> RT @jeanallary:  Une union des consommateurs de sneakers! http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/70886/date/2011-10-03/article/pompes-a-fric/

———-

RÉSEAUX SOCIAUX

> Les grands patrons du CAC40: « Twitter ? connais pas » http://bit.ly/qGn8Fz (via @marshkxx)

———-

TECHNOLOGIQUES

> Son histoire continue… rememberingsteve@apple.com http://yfrog.com/nzb9ryaj

> Steve Jobs,  : « Soyez insatiables ! Soyez fous ! » http://on.fb.me/irDEPV

> One more thing. No more.

> Le fait que même la homepage de Google rende hommage à S. Jobs, c’est fort… http://yfrog.com/oeu19lj

> @frederickaplan: « Plus  les machines progressent, plus il est difficile d’identifier le propre de l’homme. Est-ce un drame ? » http://bit.ly/qNsGXb

> Microsoft envisage (à nouveau) de racheter Yahoo (éventuellement avec le chinois Alibaba) bit.ly/obySwz

> Sony va-t-il racheter la joint-venture Sony Ericsson ? bit.ly/pW4HWM jamais trop tard pour réaliser son erreur…

———-

THÉ OU CAFÉ

> Quand le PDG de Starbucks vend son livre chez… Starbucks. Comme je l’écris dans mon livre, le lieu de vente est un endroit id »al pour faire son storytelling !

———-

TOURISME

> RT @SebGanzer : Le rebranding est un succès à Walibi Rhône-Alpes: 86% des visiteurs ont trouvé le parc meilleur cette année qu’à leur précédente visite

———-

Suivez-moi sur Twitter !

> Remerciements : les noms précédés de @ sont accessibles directement sur Twitter. Les tweets précédés de la mention RT sont écrits par les personnes citées : RT @nom.

Retour sur le débat storytelling au Press Club

Jeudi 13 octobre 2011

Lundi 10 octobre avait lieu au Press Club un débat sur «Le storytelling – comment faire de votre histoire une success story» autour de la sortie de mon livre. Sous l’égide d’Isabelle Bourdet du Press Club, j’y débattais avec Nathalie Dray, dircom de Disney France, et Marina Tymen, resp. com corporate et médias sociaux d’Air France.

Le Press Club n’a pas capté l’événement en vidéo mais deux twittos l’ont live-twitté : @marshkxx et @iivychaang. C’est toujours très intéressant après-coup (car pendant le débat, je ne checkais pas ma TL) de voir les points saillants d’un échange en fonction des interlocuteurs. Morceaux choisis

———-

@marshkxx :

> #storytelling ça commence par parler de méthodologie : départ sain pour cette conf’ au PressClub!

> Une définition du #storytelling par @sebastiendurand : communiquer par l’histoire plutôt que le produit… mais par une histoire vraie!

> Le #storytelling combiné aux réseaux sociaux n’est pas vertical, il prend en compte les #communautés de clients, utilisateurs, citoyens…

> Les premiers storytellers d’une entreprise sont ses employés (et ses patrons?) cf. @frenchweb http://bit.ly/qGn8Fz

> Le #storytelling n’est pas de l’histoire d’entreprise : le lecteur se projette dans le contemporain. Le risque? La « moisi-stalgie »!

> #storytelling et com’ de crise: le cas de #Nutella et la « bombe artisanale », sans badbuzz : la marque est protégée par la confiance/enfance

> #storytelling et #ROI : « it’s complicated with… » cc @samgoeta @gaspard_05 @laurnicolas

> « Les Grecs ont-ils cru a leurs mythes? » (Paul Veyne), une référence pour aller plus loin en #storytelling selon @sebastiendurand

> Un bon support pour du #storytelling : la « page 3″ sur @lemondefr reste a placer le produit…

> #storytelling d’André #Citroën qui s’est mis a construire et offrir des voitures miniatures pour conquérir les enfants, futurs acquéreurs

@iivychaang :

> La notion de « néo-nostalgie » dans le storytelling #formation cc @antoninocorazon @BirdyVictor

> Choisir les périodes qui servent d’illustrations mais il faut savoir assumer des passages historiques pas « glorieux » #storytelling

> « on ne peut pas faire marche arrière. Les marques ne peuvent plus tout contrôler et faire taire son public » -Sébastien Durand #storytelling

> « lors du lancement de nouveaux produits, il y a toujours une réappropriation de l’histoire »-Sébastien Durand (Disney) #storytelling #pullman

> « #Apple est devenue une entreprise d’entertainment comme Disney »-@sebastiendurand (Disney) #storytelling #pullman

> « des bonnes histoires, ce sont celles qu’on a envie de croire » @sebastiendurand #disney #storytelling #pullman

> « le low cost n’a pas besoin de #storytelling car ce secteur a déjà une promesse très forte : vendre moins cher » @sebastiendurand

———-

Merci à Ivy et à Martin pour cette couverture live du débat.

Steve Jobs 1955-2011 : « insatiable et fou »

Jeudi 6 octobre 2011

Dès la disparition de Steve Jobs, Apple a ouvert une page permettant aux fans de partager leur peine mais aussi de continuer l'histoire : rememberingsteve@apple.com

Suite à l’annonce par Apple du décès de son fondateur visionnaire, Steve Jobs, voici un extrait de mon livre «Storytelling – Réenchantez votre communication» où je consacrais quelques pages (écrites en mai 2011) à son storytelling.

Quand Apple a présenté l’iPad 2 en mars 2011, la vraie nouvelle qui a enflammé les marché financiers comme les fans de la marque, ce n’était pas les caractéristiques techniques de son ardoise magique mais bien la présence sur scène de Steve Jobs, pourtant officiellement en arrêt maladie depuis plusieurs mois. C’est que héros et héraut de la saga à la pomme, il en est encore à l’heure actuelle le meilleur «produit». Malgré les rumeurs sur sa santé, et en parfait professionnel qu’il est, Jobs n’a jamais attendu qu’on raconte son histoire à sa place. Il l’a mise en scène de manière à en faire une «success story». Comme toute superproduction cinématographique qui se respecte, c’est une histoire en trois parties, en trois actes comme disent les scénaristes : un acte d’exposition, un acte qui culmine en crise (un «climax» en parler hollywoodien) et un acte de résolution du conflit.

RELIER LES POINTS ENTRE EUX

En 2005, Steve Jobs est intervenu devant les étudiants de Stanford University. «Je voudrais vous raconter trois histoires de ma vie, juste trois petites histoires». Nous voilà prévenus : l’existence de Steve Jobs est une série d’historiettes qui forment son histoire, son storytelling. Quand il évoque ses débuts, c’est sous l’angle de la leçon à en tirer. Il parle ainsi de «relier les points entre eux» comme dans ces jeux d’enfants où, en traçant des traits entre des points numérotés, on fait peu à peu apparaître un dessin.

Ses parents adoptifs avaient promis à sa mère biologique qu’il ferait des études supérieures mais il a quitté l’université après un seul semestre, non sans avoir pris quelques cours de calligraphie : c’est à ces derniers qu’il attribue le fait que le Mac a été le premier ordinateur à disposer de belles polices typographiques. «On ne peut pas prévoir l’incidence que certains événements auront à l’avenir. C’est seulement après coup qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre futur». En reliant des informations qui semblaient éparses, autrement dit en les «colligeant», il leur trouve une signification a posteriori. Et c’est très important car il se place d’emblée dans le camp des héros, au sens mythologique de demi-dieux : les événements qui leur arrivent sont porteurs de sens. Les hommes ont une vie, les héros ont un destin. Quand on (re)crée sa propre histoire, il est important de trouver un sens à ce qui vous est arrivé.

CROIRE DANS SA BONNE ÉTOILE

Le deuxième acte de la vie de Jobs telle que racontée par lui-même fait quelques infidélités au schéma narratif classique pour atteindre la crise et la résoudre dans une même partie (afin de ménager un rebondissement au 3e acte). Pour faire rapide, il fonde Apple, il est viré d’Apple, il revient chez Apple : le paradis perdu puis retrouvé. C’est une histoire d’amour – la réussite, l’argent, le Mac – et de trahison : il est poignardé dans le dos par celui en qui il avait toute confiance et qu’il avait lui-même engagé : John Sculley (le méchant, ressort classique) retourne le conseil d’administration contre lui. «Avec le temps, c’est peut-être la meilleure chose qui me soit arrivée» : toujours donner du sens après coup. Il prend le temps de changer, de fonder NeXT et de financer le développement de Pixar, deux aventures dans l’Aventure. Puis il peut savourer sa revanche : au bord du gouffre, Apple fait appel à lui via ce même conseil qui l’avait chassé douze ans plus tôt. D’abord conseiller sans titre, il redevient vite PDG de la firme qu’il avait fondée. «Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. C’est comme en amour, vous ne saurez ce que vous cherchez que lorsque vous l’aurez trouvé. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez : ne vous résignez pas». Le hasard heureux, ce qu’on appelle également la sérendipité.

NE LAISSEZ PAS AUX AUTRES LE SOIN D’ÉCRIRE VOTRE HISTOIRE

A ce stade, on pourrait se dire que c’est assez d’aventures pour un seul individu. Mais il ne s’agit pas d’un homme mais bien d’un héros. Et de fait, au moment où il prononce ce discours, Jobs n’a pas encore lancé ni l’iPhone ni l’iPad ! Voici donc venir le 3e acte. Les médecins diagnostiquent une tumeur cancéreuse au pancréas généralement mortelle. Mais lors de l’opération, les chirurgiens découvrent qu’il s’agit d’une forme extrêmement rare… et guérissable ! Jobs est un miraculé : où l’on voit qu’on est passé dans le domaine du corps sacré et narratif. «Votre temps est compté, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ecoutez votre petite voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition » professe-t-il, désormais aussi zen qu’un guru de la Silicon Valley peut l’être.

Six ans après ce discours, sa santé a hélas un peu rattrapé Jobs sans rien changer au message qu’il exprimait alors. En racontant sa vie comme une légende, il la met en scène à son avantage, ce qui est légitime. Mais en la proposant ainsi, clés en mains, il en préempte les autres versions, il s’assure aussi que la sienne sera suffisamment éblouissante pour nous empêcher d’en discerner les éventuelles zones d’ombre (nous en avons tous). Il n’est pas interdit de penser qu’il a parlé de sa maladie pour éviter qu’on ne lui en parle. C’est en tout cas un principe à garder pour soi : ne laissez pas les autres raconter votre histoire à votre place, vous risqueriez de l’aimer beaucoup moins…

Lors de son intervention à Stanford, Steve Jobs a conclu en évoquant le magazine beatnik qu’il lisait dans sa jeunesse, «The Whole Earth Catalog». Lorsque le dernier numéro a paru, une formule figurait sur la quatrième de couverture. Il l’a faite sienne depuis : «Soyez insatiables ! Soyez fous !» .

(c) Dunod, 2011

———-

Autres articles du Blog du Storytelling sur Steve Jobs et Apple :

Storytelling de personnification, storytelling de scission (25/08/11)

Rumeurs sur la santé de Steve Jobs, Apple communique trop peu trop tard (07/01/09)

Steve Jobs, héros et héraut d’Apple (11/06/08)

Chroniques du storytelling : Uderzo prévoit l’après Uderzo, Nestlé gère l’après Nesfluid etc.

Dimanche 2 octobre 2011

BANCASSURANCE

> RT @obruzek : Quels visionniaires ceux qui ont dessiné le logo de la Société Générale: moitié dans le rouge, moitié dans le noir avec un gros signe moins.

———-

ÉDITION

> Uderzo pose définitivement ses crayons mais a choisi ses héritiers graphiques pour Astérix http://bit.ly/pzQfNl

> Hachette aurait orchestré l’annonce de l’héritier d’Uderzo pour couper l’herbe sous le pied de Tintin bit.ly/pN8XLA

> Un libraire ex-charcutier à A. Gallimard: «Si on sait vendre du boudin, on sait vendre des Pléiade !» http://bit.ly/paNWPA

———-

GAMING

> RT @MoOoN77_fr : Drakerz : notre prochain jeu video mixant TCG et réalité augmentée.

Image de prévisualisation YouTube

———-

GRANDE CONSO

> Coca-Cola n’arrive toujours pas à reprendre la main après son fail de com sur la TVA des sodas bit.ly/ng24TD

> L’échec de Nesfluid rappelle à Nestlé qu’aucun marketing ne peut rendre un mauvais produit bon http://bit.ly/ntNDIx

> Après Nestlé avec Nesfluid, c’est Kraft qui lâcherait Philadelphia en France http://bit.ly/ntNDIx

> Voulez-vous goûter aux Schweddy Balls de Ben & Jerry’s ?  http://bit.ly/qCAYbi Typologie storytelling du samedi

———-

HÔTELLERIE

> S.Trigano: « Le succès du Mama Shelter, c’est de raconter une histoire un peu différente des autres » http://bit.ly/qGHUrp

———-

LUXE

> Louis Vuitton va permettre la personnalisation complète de ses lignes de « haute maroquinerie » (Challenges) Luxe 2.0

> Parfum Louis Vuitton : c’est un serpent de mer mais en fait il y en a déjà eu… en 1923! http://yfrog.com/nwwmclj

> B. Puech: « Hermès n’est pas une maison de luxe, c’est une maison d’art et de tradition » http://bit.ly/nIZK1A

> RT @EdouardBorie : C’est Hédiard et Fauchon qui vont être contents si Carrefour ouvre un hypermarché/épicerie luxe entre leurs deux boutiques!

———-

MISCELLANÉES

> Perle sur perle: « La vie rêvée d’Arnaud Lagardère » http://bit.ly/p3UDIp Storytelling de personnification

> Une histoire du sexting de Rubens à Goya, Madame de Maintenon, Simone de Beauvoir et nos ados boutonneux http://bit.ly/okxORX

———-

PARTIES PRENANTES

> RT @marijoTBatlle :1/3 des salariés français pense à quitter leur entreprise, de moins en moins attachés à leur employeur (étude Mercer)

———-

RÉSEAUX SOCIAUX

> L’anti-américanisme a encore de beaux jours devant lui : « En France, Facebook est le McDo du Web. C’est un devoir culturel que de le critiquer ! » http://bit.ly/mTeElB

———-

SÉMANTIQUE

> RT @LaurenceBody : L’effet IKEA, vous connaissez ? C’est quand on accorde une valeur supérieure aux objets que l’on fabrique  http://j.mp/ra4IVM

> RT @darkplanneur : Aime le mot « MOISISTALGIE » lu dans le Storytelling de Sebastien Durand

> La BBC bannit « avant J.C » ou « après J.C » des dates données à l’antenne electronlibre.info/spip.php?show=…

> Vallée dérangeante ou pourquoi une ressemblance imparfaite nous trouble bit.ly/eoDrku (merci @cbrygier)

———-

TECHNOLOGIQUES

> S. Jobs à M. Parker Nike: « arrêtez les produits de merde et concentrez-vous sur les meilleurs » http://onforb.es/r9MRND

———-

TOURISME

> En accueillant Avatar, les Parcs Disney espèrent reprendre la main sur Harry Potter chez Universal (Floride)

> Après la Floride, le land Avatar (400M$) pourrait faire son chemin dans les autres parcs Disney http://bit.ly/pQaDpH

> J’étais dans l’équipe qui a renommé Disneyland Paris. 17 ans après beaucoup disent encore Euro Disney.

> RT @SebGanzer : Pour la 1e fois, le Parc Astérix parle de son nouvel inverted coaster, sur Twitter et dans la presse.

———-

TRANSMÉDIA

> « Arrêtons de théoriser sur le transmédia. La seule manière de l’appréhender est d’en produire » http://bit.ly/qRAvuA

> J. Dawha: « La ligne de séparation entre les articles et les livres devient toujours plus ténue » http://bit.ly/o99df4

———-

Suivez-moi sur Twitter !

> Remerciements : les noms précédés de @ sont accessibles directement sur Twitter. Les tweets précédés de la mention RT sont écrits par les personnes citées : RT @nom.

RIP Kodak : l’être, l’avoir et le néant

Dimanche 2 octobre 2011

La révélation que Kodak aurait engagé un cabinet de restructuration (ou de liquidation ?) a entraîné le titre dans une spirale infernale. Dans mon livre, j’annonçais cette chute selon moi inéluctable (et je l’opposais à la façon dont IBM a su se réinventer). L’article ci-dessous revient sur la façon dont Kodak paie son aveuglement criminel face à la montée du numérique et est extrait de «Storytelling – Réenchantez votre communication» (Dunod, 2011).

Patron en avance sur son temps – il a notamment inventé le principe de la prime sur objectifs -, George Eastman (1854-1932) a également été un grand philanthrope qui a distribué la moitié de sa considérable fortune de son vivant. Comble de l’ironie, il a inventé la photographie accessible au grand public alors que lui-même ne supportait pas d’être pris en photo : il voulait en effet pouvoir continuer à se promener sans être reconnu dans la rue. C’est en 1881 qu’il a fondé l’entreprise qui porte encore son nom, la Eastman Kodak Company (à l’origine Eastman Dry Plate Company). Le mot «Kodak» lui-même a été choisi quelques années plus tard parce qu’il se prononçait facilement dans toutes les langues et ne signifiait rien d’offensant dans aucune. Ce choix d’un nom «vendeur» illustre un des talents d’Eastman : celui d’un des plus brillants publicitaires de son temps : «Kodak Girl» pour représenter la marque, premiers panneaux d’affichage géants, premiers slogans de l’ère de la pub moderne. «Vous appuyez sur le bouton, Kodak s’occupe du reste», c’est George Eastman en personne qui l’a trouvé.

Au 21 siècle, il n’existe plus de rente de situation

Mais tout a une fin. Pensant disposer d’un monopole de droit divin sur la photographie grand public, Kodak s’est arrogé celui de freiner l’innovation chez ses concurrents à coups d’avocats et d’injonctions. Notamment avec un procès épuisant qui a duré des années contre Polaroïd, coupable d’avoir voulu changer les règles du jeu avec ses appareils à développement instantané. Pourquoi innover et aller de l’avant quand on dispose d’une rente de situation éternelle ? Justement parce qu’aucune rente n’est éternelle… Pendant ce temps, la photo argentique était de toute façon déjà condamnée : le numérique se profilait à l’horizon. À la fin du 20e siècle, les familles avaient changé, pas la façon dont Kodak s’adressait à elles avec des campagnes de pub de plus en plus mièvres (à la notable exception du marché français et de la saga des Kodakettes, signée par Jean-Paul Goude). Ces dernières années, Kodak avait déjà dû «s’alléger» de 60% de ses effectifs et d’une bonne partie de ses réserves monétaires. La marque peine néanmoins à retrouver un cash flow convenable et surtout, elle n’a plus aucune «vista». Elle s’est recentrée sur le service aux professionnels et sur les appareils photographiques numériques grand public où elle n’est qu’un acteur parmi d’autres… et en concurrence désormais avec le premier smartphone venu.

À quel moment l’histoire de Kodak s’est-elle mise à bégayer, puis à dérailler ? En fait, dès que l’entreprise s’est prise pour un fabricant d’appareils photo et de pellicules. Son positionnement était centré sur ses produits, au cycle de vie forcément mortel, au lieu de l’être sur son storytelling. Sur le site de Kodak, on peut pourtant trouver cette citation de George Eastman dont le groupe aurait pu s’inspirer à bon escient : «Ce que nous faisons pendant les heures de travail détermine ce que nous avons ; ce que nous faisons pendant les heures de loisirs détermine ce que nous sommes». En simplifiant la vie de ses clients pendant leurs heures de loisirs, Kodak les aidait à être plutôt qu’à avoir et donnait du sens à leur vie. Kodak a aidé à créer et à conserver ses souvenirs. Autant d’histoires qui ne sont pas mortes mais qui ne s’incarnent plus nécessairement dans des albums photo. «Sic transit gloria mundi»…

> Petits personnages devenus mythiques créés pour le marché français. En 1999, Kodak était le parrain de «Chérie, j’ai rétréci le public», attraction en 3D à Disneyland Paris. Lorsqu’il a été question du film qui serait projeté dans la salle d’attente avant l’ouverture des portes de l’attraction proprement dite et supposé mettre en valeur le sponsor, les créatifs ont proposé d’utiliser les fameuses héroïnes de Jean-Paul Goude. Mais les responsables marketing américains et européens de Kodak n’étaient pas du tout à l’aise avec cette idée : «Il n’y a que vous les Français pour valoriser ainsi des «voleurs» de couleurs ! Les Kodakettes sont trop segmentantes pour le public européen». Bien sûr, au final, c’est un diaporama tout ce qu’il y a de consensuel (et d’ennuyeux) qui a été retenu. J’ai assisté à ces scènes.

———-

(c) Dunod, 2011

Éditeurs papier vs. numérique : des nouvelles du front

Samedi 1 octobre 2011

> À vrai dire, il y a encore un cas où les livres papier sont supérieurs aux livres numériques, c’est pour lire dans la baignoire !

Quelques nouvelles du basculement de l’édition dans le monde du 2.0 (cf. mon post précédent ici).

D’abord, pour clouer le bec au PDG de Stock et à F. Beigbeder qui voient la fin de la civilisation avec celle de l’écrit, la réalité est que les liseuses électroniques encouragent au contraire la lecture. Mais l’aveuglement des éditeurs a ses antécédents : 15 ans après, les majors du disque n’ont toujours pas tiré les conséquences de leur aveuglement stupide. Mais l’obscurantisme ne leur est pas limité : à la BnF, les syndicats font des pieds et des mains pour empêcher le déploiement du wifi. (un petit peu de storytelling de dévalorisation pour régler ça ?).

Pendant ce temps, Amazon vient enfin sérieusement empiéter sur les platebandes d’Apple. Déjà leader du marchés des liseuses, le site veut maintenant prendre pied sur celui, plus universel, des tablettes. Amazon est-il le nouvel Apple ? Les geeks sont d’ailleurs les premiers à établir le parallèle entre Steve Jobs et Jeff Bezos, «disruptive maniac». Il y a deux ans, Bezos livrait son credo en vidéo. Sans valoir le célèbre discours de Standford de Jobs, c’est aussi un joli morceau d’éloquence : «C’est toujours la première fois».

Image de prévisualisation YouTube

(remerciements : @fbon, @moreauchevrolet

———-

> Pour en savoir plus :

À lire, l’excellent ouvrage de François Bon qui imagine le monde d’«Après le livre». 18€ chez Fayard et votre libraire, moins de 3€ en téléchargement sur iTunes. La messe est dite, non ?

———-

Storytelling – Réenchantez votre communication

À l’occasion de la sortie de mon livre, un débat est organisé au Press Club le lundi 10 octobre à 18h45. La directrice du Press Club, Isabelle Bourdet, y animera une table ronde avec Nathalie Dray (dircom Disney France), Marina Tymen (resp. RP et Médias sociaux) et moi. Rensiegneme. Si certains d’entre vous souhaitent y assister, contactez-moi en direct ou via la page facebook du storytelling.

> Pour en savoir plus :

Une interview sur nonfiction.fr, le quotidien des livres et des idées, ici et un article sur le storytelling d’hier, storytelling d’aujourd’hui que je signe sur Mindeez, le blog marketing, business, management et développement d’idées, .