La rentrée littéraire se double cette année d’une vraie rentrée storytelling pour le milieu de l’édition. J’ai parlé ici même de mon livre, sorti la semaine dernière, que je vous encourage «chaleureusement»
à acheter (par exemple ici ou là) ! Mais comme le storytelling est une discipline trop jeune et trop peu représentée qualitativement en France pour nous ignorer les uns les autres, je suis heureux de saluer la production de mes confrères.
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Storytelling – Enjeux, méthodes et cas pratiques de communication narrative
Franck Plasse, Territorial Éditions, 2011, 88 pages, 29€
L’ouvrage présente les enjeux du storytelling principalement dans la sphère publique. L’auteur, directeur de cabinet d’une collectivité territoriale, en connaît d’ailleurs bien les arcanes.
Le point fort : Franck Plasse utilise en toute transparence ses propres actions concrètes passées pour les analyser avec du recul.
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Il était une fois… le storytelling
Philippe Payen, Vocatis, 2011, 208 pages, 15€
Le livre applique la métaphore de l’arbre : les racines, le tronc et les branches etc. : un moyen visuellement efficace de comprendre les enjeux, la structuration et les résultats d’une stratégie storytelling.
(Je regrette juste une chose : en fin d’ouvrage, l’auteur propose des tests dont l’un consiste à faire son storytelling sous forme d’un tweet ou d’un haïku. Je ne prétends certes pas à l’exclusivité de ces deux exercices mais je suis le premier à les avoir pratiqués et associés en formation depuis des années. Il eût été fair-play de le mentionner)
Le point fort : Philippe Payen revient opportunément sur les textes fondateurs de l’art oratoire et de la conviction à travers un corpus théorique qui manque à beaucoup d’ouvrages publiés sur le sujet. Dans un pays comme la France qui se méfie des modes venues d’outre-Atlantique, il n’est jamais inutile de donner de l’épaisseur intellectuelle à notre discipline.
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On pourrait aussi citer Le Story-Telling en marketing – Tous les marketeurs racontent des histoires de Seth Godin (Maxima, 155 pages, 2011) mais il s’agit en fait du simple repackaging sous un nouveau titre d’un livre déjà ancien (Tous les marketeurs sont des menteurs).
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Désolé je viens mettre mon grain de sel dans votre guéguerre
En storytelling ne vous faites pas la guerre, car en France vous n’allez pas être nombreux pour la faire
Personnellement j’ai acheté tous ces bouquins. Je ne les ai pas encore lu, mais je pense que la concurrence est une très bonne chose. Cela permet de confronter les idées pour un lecteur. Chaque auteur n’ayant pas la même culture et sensibilité, le lecteur trouvera toujours des infos intéressantes vues sous différents angles. Même si l’on peut retrouver le même type d’infos d’un bouquin à l’autre.
Il n’y a pas de guéguerre qui soit pertinente, ni d’inquiétude à avoir, mais un défi : être à la hauteur de nos confrères étrangers.
Bonjour,
Merci de cette mention de mon ouvrage. Le votre est bien sûr dans ma pile de lecture… Votre billet m’évoque une autre expression (vu sur viadeo je crois). Un concurrent (sans doute inquiet en raison de votre livre) faisait lui aussi son bilan de la rentrée littéraire. En bref : votre livre, nul. En revanche, deux autres, qui le mentionnait, très bien. Ah, si vous aviez su. Il vous aurait suffit de le citer pour être promis à la gloire…
Sincères amusements et salutations.
Merci Franck,
Ainsi que je le notais, je pense que nous avons plus à gagner à partager nos savoirs qu’à nous épuiser dans une vaine guéguerre. Et les livres dont je parle ici sont plus complémentaires que concurrents
Mon cher Franck,
Puisque c’est de moi qu’il s’agit, le livre de Sébastien me mentionne également. Il faut mieux lire les billets.