juin, 2011 | le blog du storytelling le blog du storytelling

Archive pour juin 2011

Guide pratique du storytelling : les 7 typologies narratives 2/3 : entreprises de type mardi et mercredi

Lundi 27 juin 2011

Suite du post sur les 7 typologies narratives associée aux jours de la semaine. Ces modèles narratifs fournissent un cadre, un univers. Elles permettent de se servir d’un canevas éprouvé et aussi d’anticiper.

2 – MARDI : CONQUÉRIR ET S’ADAPTER AVEC AGILITÉ

Le mardi est le jour de Mars («Martis dies»). Preuve de l’importance de ce dernier, son nom est aussi celui du premier mois de l’année chez les Romains. Cela fait de Mars un dieu ambivalent, à fois celui de la guerre et celui de la fertilité. Comme si le chemin de la vie était pavé de dangers… qui le rendraient d’autant plus excitant. Les entreprises de type mardi illustrent cette double identité, à la fois porteuses de valeurs positives, de promesses de jeunesse renouvelée, et d’agressivité, de dépassement de soi par l’écrasement des autres. Bien sûr, toutes sont par nature en compétition mais certaines plus que d’autres, celles qui y voient le moteur même de leur développement.

En général, c’est une excellente typologie narrative pour le numéro 2 d’un secteur qui veut ne jamais perdre de vue son seul but : défaire son adversaire, le numéro 1. Ces entreprises doivent agir avec agilité, car pour gagner leurs combats, il leur faut une grande réactivité. Et elles doivent être capables à terme, une fois leur but atteint, d’évoluer vers un storytelling de type jeudi. Car le danger sur le chemin du succès, c’est bien sûr que leur goût du risque les conduise à une mauvaise appréciation de ce risque justement. Et si ce storytelling se révèle d’une redoutable efficacité pour souder les collaborateurs, il demande aussi à être bien maîtrisé.

> Avec ses campagnes agressives, Nike est d’évidence une entreprise de type mardi. Autres exemples : Adidas, Puma, BMW, Porsche, Pepsi-Cola etc.

3 – MERCREDI : INSPIRER LA CONFIANCE ET ÊTRE PROCHE DE SES CLIENTS

Le mercredi est sage, bien équilibré, pile au milieu de la semaine, à équidistance de toutes ces histoires plus extrêmes que racontent les autres jours. Son nom vient de Mercure («Mercurii dies»), dieu lui aussi dépassionné, patron des commerçants et des artisans. Si les Romains avaient connu cette vertu cardinale du marketing du 21e siècle, ils auraient dit : «c’est le dieu de la proximité et des consommateurs» !

En tout cas,c’est le patron des entreprises du quotidien, des «marques-doudous» et de celles de l’agro-alimentaire en général. Protégeant les voyageurs, Mercure est le patron des compagnies de transport et des agences de voyages. Attention, les typologies narratives du mercredi doivent veiller à ne pas devenir invisibles à force de nous être familières. Banques et compagnies d’assurance sont également dans une surenchère pour nous redonner confiance. Pour les consommateurs, c’est comme l’amour : il n’y a pas (plus) de confiance, il n’y a que des preuves de confiance.

> Comme beaucoup de distributeurs, Auchan est une entreprise de type mercredi et joue la proximité et de la réassurance. Autres exemples : Nestlé, Danone, MAIF, BNP Paribas, Carrefour etc.

> À suivre : typologies de type jeudi, vendredi et samedi.

Chroniques du storytelling : Cars 2 fait la part belle à la France, la révolution du livre, Sega 20 ans et des hackers…

Dimanche 26 juin 2011

> C’est l’été et Google le fête en compagnie de Murakami.

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ÉDITION

> RT @aymericvincent : «La révolution digitale dans l’édition de livre, c’est la proximité et la rencontre pour Place des éditeurs»

> «Nous passons peu de temps à observer nos concurrents. L’obsession d’Amazon ce sont nos clients» http://bit.ly/klYPXB

> Si JK Rowling réussit son pari, le monde de l’édition subira le sort de Voldemort : http://j.mp/iDLXqT

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ENTERTAINMENT

> Pour les analystes, l’effet 3D au cinéma est bien fini et n’attire plus les spectateurs : http://j.mp/j4c9ZU

> Comment expliquer notre affection, voire notre addiction, aux nanars cinématographiques? : http://bit.ly/kd7bCi

> RT @Nathaliedray : «La France source d’inspiration de Disney ! http://ow.ly/5nYr8»

> Les pétroliers hurlent au choix de carburants alternatifs dans Cars 2: beau coup de pub pour Pixar http://t.co/H

> La licence Cars représente 30% du CA des produits dérivés de Disney en France, 2e pays après USA : http://bit.ly/mstBFD

> Benabar chante en français «Mon coeur fait vroum» dans toutes les versions de Cars 2 de Pixar, y compris US.

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GAMING

> Pirate: après Sony et Nintendo, au tour de Sega : http://bit.ly/lvPWCC Jouons, jouons pendant qu’on nous hacke

> RT @albanvdk : «Bon anniversaire à Sonic qui fête ses 20 ans. La démo du « Sonic Generations » en téléchargement sur PSN et Xbox dès aujour»

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GRANDE CONSO

> Ricqlès veut concurrencer Listerine sur le marché des bains de bouche! Sacrée brand extension

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GRANDE DISTRIBUTION

> RT @tbayart : «« Carrefour n’est pas le moins cher. Carrefour n’est pas le plus cher. On est dans le milieu du marché ». purée y’a des perles. AG Carrefour»

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LUXE

> LVMH ouvre les portes de 25 de ses Maisons lors de 2 journées très storytelling : bit.ly/muvWTe (merci @albanvdk)

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WEB 2.0

> « Encarts publicitaires : Facebook dépasse Yahoo! aux Etats-Unis » http://t.co/H5CVX0d

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Storytelling – Réenchantez votre communication : en librairie le 7 septembre

Vendredi 24 juin 2011

> En cliquant sur cette image, vous arriverez sur la page Amazon. N'hésitez pas à cliquer sur "J'aime" afin d'aider mon livre à gagner en visibilité. Ca ne vous engage à rien et je vous en serai reconnaissant :)

Les marques qui véhiculent une histoire sont celles qui se portent le mieux. Au-delà d’une communication basée sur les produits, elles créent avec leurs consommateurs des histoires qui donnent du sens à l’acte d’achat. Le storytelling , ou communication narrative, insuffle de l’émotion dans la relation entre l’entreprise et ses clients et permet de créer des récits qui se propagent et qui font vendre.

Ce livre fera donc le point sur cette technique pour analyser les ressorts de son efficacité et proposer une méthode pas-à-pas. En la suivant, vous apprendrez à faire de votre histoire une success story.

> À la découverte du storytelling : comprenez les spécificités du storytelling tel qu’il est pratiqué en entreprise.

> À chaque entreprise, son storytelling : devenez une marque avec une histoire et apprenez à la diffuser.

> Les outils du storytelling : utilisez les différents modèles narratifs, les éléments-clés d’un scénario.

> Le storytelling en pratique : inspirez-vous d’autres success stories grâce aux nombreux exemples en cas d’entreprise.

Publics : Directeurs et responsables marketing, communication et ressources humaines, agences de publicité et communication, concepteurs-rédacteurs, étudiants.

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L’auteur : Sébastien Durand dirige Sébastien Durand Conseil. Pendant plus de 15 ans, il a occupé des postes-clés dans le marketing, la communication et les ventes de Disney, Futuroscope, NRJ etc. Il a également prêté sa plume à des chefs d’entreprise et à des hommes politiques. Dès 2007, il a été le premier en France à se spécialiser en storytelling d’entreprise et à aider ses clients à réorganiser leurs stratégie autour de cette technique. Il intervient régulièrement dans des conférences et en formation. Il est persuadé que les histoires peuvent changer le monde.

« STORYTELLING – Réenchantez votre communication » par Sébastien Durand

Dunod, 22 €, sortie  7 septembre 2011 (en pré-commande sur Amazon)

Chroniques du storytelling : Quelles entreprises technologiques seront centenaires comme IBM ? Les parcs d’attractions les plus visités au monde etc.

Samedi 18 juin 2011

> Corriger les épreuves de son livre c'est avoir l'impression bizarre de se lire soi et un autre.

BRANDING

> The Economist parie que, comme IBM aujourd’hui, Apple, Amazon ou Facebook ont la capacité à devenir centenaires. Google, c’est à voir mais Microsoft c’est non. http://econ.st/lvHrwn

> Ces grandes marques – Apple, Google, Facebook – sont-elles les nouveaux porte-étendard de l’Amercian Dream, comme hier Coca, Disney, Levis, McDo ? Ou une version désormais plus globalisée ?

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CULTURE

> Le baiser de Vancouver sera-t-il aussi célèbre dans 60 ans que celui de Doisneau? http://bit.ly/jagG4P

> «Les auteurs anglais écrivent les meilleurs livres pour enfants parce qu’ils élèvent les leurs si mal» http://j.mp/llGlY2

> Quand les artistes Disney rencontraient Osamu Tezuka (Astroboy)… http://bit.ly/jj0cWI

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ENTERTAINMENT

> Winnie l’Ourson, le véritable ours en peluche a 90 ans, le perso de Walt Disney, 45. http://j.mp/llGlY2

> Pottermore : et la franchise Harry Potter devient transmedia : http://bit.ly/kqVzLP

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F&B

> McDonald’s ou l’effet rémanent du hoax: même dormante, une rumeur peut être réactivée à tout moment http://bit.ly/jzY6WQ

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GAMING

> RT @Leo_Solal : «Space Invaders est vraiment réutilisé à toutes les sauces nostalgie, rétrogaming» http://t.co/3ERvGNp

>  RT @Leo_Solal : «L’agence qui voulait protéger Duke Nukem se fait virer…» http://t.co/cKJYDFv

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LUXE

> Comment Louis Vuitton organise la rareté en Chine : http://bit.ly/k37jzM

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MÉDIAS

> Des parfums d’ambiance National Geographic pour retrouver les senteurs du désert. Fail.

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SÉMANTIQUE

> RT @ pprodhon : «On devrait « santorumiser » Brigitte Barèges et Christian Vanneste http://bit.ly/k8v9kM»

(du nom de cet homophobe américain dont le nom a été donné par dérision au résultat pas très ragoûtant d’une certaine pratique sexuelle)

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TECHNOLOGIQUES

> RT @reymondin : Apple arrêterait le développement d’iWeb. La preuve que créer des sites web n’est plus populaire ? Facebook suffit ?.. http://t.co/O

> Steve Jobs: «il est difficile d’amener les industries technologiques et créatives à se comprendre» http://j.mp/lAUQab

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THÉ OU CAFÉ

> Nespresso accélère sa conquête du marché des professionnels qui représentent déjà 20% de son C.A. http://bit.ly/j27ze6

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TOURISME

> Les 8 parcs d’attractions les plus visités au monde sont Disney http://bit.ly/kwekwd Disneyland Paris est 6e, Walt Disney Studios 19e

> Disney veut permettre à ses visiteurs de réserver les attractions avant même leur arrivée aux parcs http://bit.ly/k9hTRS

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L’avenir du storytelling d’entreprise : il sera transmedia ou ne sera pas

Vendredi 17 juin 2011

> Dexter, le «serial justicier», est exemplaire du transmedia storytelling. Le premier volume de Jeff Lindsay a servi de cadre à la première saison d’une série télévisée. Les épisodes et les romans peuvent ensuite être vus/lus en parallèle ou non. Des web-séries, des applis pour smartphones et des vidéos sur YouTube élargissent encore le champ narratif.

Avec l’arrivée du web 2.0, les entreprises qui utilisent le storytelling s’étaient déjà converties à une stratégie cross-média : l’histoire est racontée sur un support principal tandis que les autres médias sont utilisés en  soutien. Plus ambitieux et déjà utilisé dans le domaine de la fiction, le transmedia représente sans nul doute l’avenir du storytelling d’entreprise.

Le storytelling va évoluer comme il a toujours su le faire par le passé afin de s’inspirer des nouveaux formats narratifs apparus depuis peu dans l’art et le divertissement et dans lesquels les différents supports se trouvent au même niveau.

Ce n’est pas une vue de l’esprit et cela n’a rien en soi ni de révolutionnaire ni de nouveau : Walt Disney en a été un pionnier dès les années 50. Pas tant pour avoir mis les personnages de ses dessins animés dans ses parcs (car il ne s’agit là finalement que d’une dérivation, une utilisation cross-média). Mais quand les personnages d’une attraction comme «Pirates des Caraïbes», qui dispose de sa trame narrative propre, deviennent les héros d’une série de films à grand spectacle racontant d’autres histoires, alors on entre en plein transmedia storytelling. Surtout quand les automates de l’attraction sont modifiés à leur tour pour ressembler à Johnny Depp ou Geoffrey Rush comme c’est déjà le cas aux États-Unis. Dexter ou Star Wars (cf. mon récent post à ce sujet ici) sont des exemples plus récents et réussis de franchises créatives transmedia.

Pour les entreprises, le transmedia storytelling représentera à terme un renouvellement du storytelling. Il s’agira d’articuler plusieurs univers narratifs simultanément sur plusieurs médias, avec différents points d’entrée pour les différents publics : les histoires seront complémentaires et/ou parallèles mais pourront aussi être comprises indépendamment. Ce sera un défi passionnant à relever.

Chroniques du storytelling : Jeux vidéo et le B.A. BA des babes, IBM une histoire de CRM plus que de hard/software…

Lundi 13 juin 2011

> En dépit des apparences, ce n'est pas le salon du tuning mais bien le E3 (Electronic Entertainment Expo) de Los Angeles, l'expo la plus prestigieuse du genre. Le secteur des jeux vidéo se plaint de n'être pas pris au sérieux alors que c'est désormais le poids lourd du secteur du divertissement. Mais question crédibilité, il lui reste encore un peu de chemin à faire... (Rendons à César : la photo provient de jeuxvideo.fr)

> Difficile quand on voit toutes les «babes» du salon E3 mais le secteur des jeux vidéo n’est plus une lubie pour ados boutonneux dérangés par leurs hormones. Avec un  chiffre d’affaires supérieur à 50 milliards de dollars par an, il vaut désormais plus que les marchés du cinéma et de la musique combinés : http://bit.ly/k4MdDj

> En marge des présentations des nouvelles consoles, de salon pour Nintendo (avec un avatar de l’iPad qu’on croirait désigné par Fischer-Price), portable pour Sony, on retiendra surtout la percée de ressorties, de remakes et autres reboots qui montrent là aussi le repli sur la nostalgie. Même Sega, qui ne fait plus de consoles depuis 10 ans, conserve des fans de son positionnement historique…

> Enfin, après les multiples hackings de ses serveurs, on notera que Sony n’en finit pas de rater sa com après avoir raté ses produits (hors consoles) depuis une décennie. Cette interview d’un des dirigeants du groupe l’illustre parfaitement. Quand on lui parle de la perte de confiance des gamers, il persiste «Nous ne changerons rien à notre stratégie» : http://ow.ly/i/cJfQ. Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

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CHINE

> Un hacker chinois: «Nous ne ferons jamais bugguer Wall Street parce que Wall Street nous appartient déjà» : http://t.co/M

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CULTURE

> Quand il rencontre un expert, Bernard Arnault veut tout savoir des oeuvres d’art de François Pinault pour les  comparer à sa collection : «Les collectionneurs font des concours de bites» (Les Inrocks)

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ENTERTAINMENT

> Disney.com va devenir la «über-plateforme» de téléchargement de tous les contenus de la marque : http://lat.ms/kV6IvM

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GASTRONOMIE

> RT @MarketingMiss : «La mondialisation vaut le détour, ou comment le guide Michelin s’est imposé au Japon http://t.co/9GoPwBA»

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GRANDE CONSO

> Danone échoue à nouveau à prouver les vertus alicamenteuses de ses produits, en l’occurrence d’Activia : http://ow.ly/i/cJe2

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JOUETS

> Les 5 plus grosses franchises jouets au monde: Mickey, Winnie, Princesses Disney, Toy Story, Barbie : http://j.mp/iDIQ8G

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LUXE

> Les montres les plus chères se paient le luxe de revendiquer l’imprécision : http://bit.ly/lMoYZ7 Le luxe c’est du temps

>Prada bientôt dans les griffes de PPR ? http://bit.ly/j7UKHR

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MÉDIAS

> «Twitter a remplacé le bruit des téléscripteurs dans les rédactions» http://bit.ly/jLLiI1 (merci @ArnaudCazet) Hélas, cela ne les rend pas plus efficaces pour autant.

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MICROCOSME

> RT @TomMoradpour : «Driving change: if you want people to eat less popcorn, give them smaller buckets. Simple.»

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MISCELLANÉES

> Le vrai fail du congressman Anthony Weiner ce n’est pas son tweet en slip, c’est son mensonge et son passé de père la pudeur hypocrite : http://j.mp/k3PSd5

> En 2001, quand le premier ministre indien est venu à Kaboul, juste après la fuite des taliban, il avait des K7 de Bollywood et non des armes/vivres http://bit.ly/kkpBD7 Le soft power, c’est ça.

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SÉMANTIQUE

>Le CSA ne voulait plus (ça va changer, apparemment) qu’on cite Twitter à la télé mais le mot entre dans Le Petit Robert http://bit.ly/lrRLzR ainsi que cagole, cougar et matcha

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TECHNOLOGIQUES

> La disparition programmée d’iPod, le produit qui a signé la diversification d’Apple : http://j.mp/kv2xtp

> D’ailleurs, l’utilisateur moyen de iTunes n’écoute jamais 81% de sa musicothèque http://zite.to/lUfCZH

> «Pourquoi nous croire pour l’iCloud alors que nous avons raté MobileMe?» S Jobs dans un nouveau rôle, celui du modeste

> Le lendemain, il présente le futur siège social d’Apple qui sera bâti sur d’anciens terrains de HP, là même où Steve Jobs a trouvé son 1er job d’été il y a une petite quarantaine d’années. http://on.mash.to/lkZQ9d Si ça n’est pas une belle histoire, ça !

> Au conseil municipal de Cupertino, même sans slides et visiblement épuisé, S Jobs reste un sacré narrateur http://on.mash.to/lkZQ9d

> Jeff Bezos d’Amazon et l’innovation ou comment apprendre de ses échecs… et de ses réussites http://t.co/aKj

> «IBM a 100 ans. Un succès qui doit moins au hard/software qu’à sa science du CRM» (TheEconomist) http://t.co/ed

> «IBM fabrique des cartes perforées et nous serons tjrs dans les cartes perforées»: un pionnier pas très visionnaire

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Guide pratique du storytelling : les 7 typologies narratives 1/3 : entreprises de type dimanche et lundi

Jeudi 9 juin 2011

A priori, on pourrait trouver que La Société Générale et Nestlé ne racontent pas vraiment la même épopée ou que Le Monde et Facebook n’appartiennent pas au même cycle – ni siècle ! – narratif… Pourtant, au-delà de leurs différences apparentes, ces paires d’entreprises appartiennent à deux des sept grandes typologies qui forment le storytelling.

On peut, pour des raisons pratiques et mnémotechniques, présenter ces 7 typologies narratives en les associant aux jours de la semaine. Ces modèles narratifs ne décrivent pas les péripéties précises de l’histoire (le «schéma actanciel» sur lequel je reviendrai ultérieurement) mais fournissent un cadre, un univers. Elles permettent de se servir d’un canevas éprouvé mais aussi d’anticiper : c’est en connaissant les risques potentiels de chaque typologie qu’on parviendra à les éviter.

1 – DIMANCHE : ÉCLAIRER ET PARTAGER LA CONNAISSANCE

Si le dimanche est pour nous synonyme de dernier jour de la semaine, dans de nombreux pays, notamment ceux de tradition protestante, il a gardé sa place de premier jour de la semaine. Et son nom évoque alors plutôt son autre étymologie, celle qui en fait le «jour du soleil» : Sunday, Sonntag etc. Chez les Romains en effet, le dimanche était le jour du culte solaire. Les entreprises de type dimanche ont donc une typologie narrative qui rappelle celle de Phœbus. Patron des arts et des artistes, ce dieu a surtout la maîtrise de la lumière. Il accompagne le soleil dans sa course et en dispense les rayons aux hommes. Rendant ses oracles à Delphes, c’est un dieu décrypteur, un «révélateur» comme on dit en photographie quand l’image apparaît. Donner la lumière, faire œuvre de pédagogie : n’est-ce pas la mission des médias, des industries de la communication et créatives en général ? Attention, il n’y a pas que des avantages à être une entreprise solaire : parce qu’elle apparaît douée pour les arts et la connaissance, elle peut également engendrer la jalousie. Surtout si elle manque de modestie et paraît infatuée de son propre savoir… Enfin, Phœbus n’a pas toujours été payé de retour dans ses amours. Il n’est pas toujours facile d’être celui qui apporte la vérité à ceux qui ne veulent pas l’entendre… La tentation est souvent grande alors de s’en prendre aux Cassandre.

> En proposant d’ordonner le f.o.i.n. ambiant pour en extraire l’i.n.f.o., cette campagne place résolument le monde dans le camp des entreprises de type dimanche. Autres exemples : Libé, Le Figaro, Facebook et les réseaux sociaux, Microsoft et les entreprises de logiciels, Larousse et Wikipédia etc.

2 – LUNDI : VAINCRE LES PRÉJUGÉS ET ÊTRE RECONNU À SA JUSTE VALEUR

Lundi tire son nom du latin «lunae dies», c’est-à-dire le «jour de la lune». Et la déesse qui chasse sous la lune, armée de son arc et de ses flèches, c’est Diane la chasseresse, la même que celle qui aida sa mère à accoucher de son frère jumeau Phœbus ! Ce n’est donc pas par hasard si le lundi suit le dimanche, tout entier consacré au soleil. Rares sont les gens qui ce jour généralement consacré à la reprise du travail comme celui qu’ils préfèrent… Et de fait, le storytelling de style lundi est celui des entreprises discrètes, éclairées elles aussi seulement par reflet. Mais également de toutes celles qui sont aux prises, comme Diane, avec les forces telluriques et sauvages : agriculture, énergie, travaux publics etc.  Le fait de ne pas être «sexy» ne signifie pourtant pas qu’il n’y ait pas pour autant matière à une typologie narrative passionnante ! Mais cela les met souvent sur la défensive.

De plus, sur le long terme, une mauvaise image, ou une absence d’image, ne paient pas. Les entreprises ont besoin de séduire les meilleurs candidats, d’obtenir des concessions des parties prenantes publiques etc. Autant de raisons de faire des efforts sur elles mêmes. La discrétion des entreprises de type lundi ne doit donc pas être confondue avec l’effacement. La plupart sont même comme le héros du «Vilain Petit Canard» d’Andersen, impatientes d’être reconnues pour le cygne qu’elles sont «à l’intérieur».

> Pas facile quand on s’appelle Total et qu’on traîne sa mauvaise réputation de retrouver le sens de son histoire. Une mission qui est celle de nombreuses entreprises de type lundi. Autres exemples : Areva, Bouygues, Suez, le secteur du B2B etc.

> À suivre : typologies de type mardi et mercredi.

Star Wars : un univers en expansion transmedia

Lundi 6 juin 2011

À l’approche de la sortie de la saga cinéma remasterisée pour le format blu-ray, Star Wars reste l’exemple le plus abouti de ce qu’on englobe de plus en plus dans le concept de «transmedia storytelling».

Si Star Wars se limitait à la trilogie originale de «La Guerre des Étoiles» (1977-1983), ce serait déjà l’un des cas de storytelling les plus brillants du siècle passé.  Mais ses fans sont les explorateurs d’un univers narratif en perpétuelle expansion. Je ne parle pas ici des produits dérivés traditionnels, «making of» et autres jouets, mais bien d’histoires supplémentaires se déroulant avant l’Épisode I, en parallèle des différents épisodes ou après l’Épisode VI : livres, jeux vidéos immersifs, dessins animés etc.

Ainsi, c’est lors d’une convention en 1978 que George Lucas a présenté le personnage de Bobba Fett. Le chasseur de primes était alors annoncé comme un des pivots du futur «Empire contre-attaque». Mais quand ce film est sorti en 1980, le rôle avait souffert de révisions scénaristiques drastiques. Et dans «Le Retour du Jedi», ce n’est déjà plus qu’une silhouette dans l’entourage de Jaba. Entre temps, il a pourtant connu une énorme popularité dans les romans Star Wars et les fans s’en sont emparé. En 1997, Lucas l’a donc «réintégré» dans les scènes ajoutées numériquement lors de la ressortie de l’édition spéciale de «La Guerre des ÉtoilesUn nouvel espoir» (désormais considéré comme l’Épisode IV). Dans l’Épisode II, «L’Attaque des clones» (2002), situé une génération plus tôt, la genèse de Bobba Fette nous est révélée. Ses aventures de jeunesse sont également contées dans la série de dessins animés en 3D intitulée «Star Wars – The Clone Wars». Enfin, il devrait être l’un des héros d’une série télé en pré-production faisant la jonction entre les Épisodes III et IV de la saga !

Pour veiller à la cohérence de l’ensemble, Lucas a donc dû créer une énorme base de données qui croise tous les événements et tous les protagonistes : ce logiciel, nommé Holocron, est par exemple programmé pour interdire à un auteur de tuer un personnage dans un livre s’il a noté que ce même personnage réapparaît à un moment plus tardif de la saga au cinéma. Il en va de Star Wars comme des Évangiles : Lucasfilm et le Vatican n’en reconnaissent que les versions canoniques, pas les apocryphes !

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Le + du blog du storytelling

Star Wars continue à rajeunir à chaque traitement numérique : la saga sort en blu-ray à la rentrée, l’attraction Star Tours est remise à niveau dans les parcs Disney,  une série télé est en cours de développement etc. Pour Tintin, la stratégie est différente, les ayant-droit s’en tenant au précepte d’Hergé : pas de nouvelles aventures, le corpus est définitif (cf. mon article ici). Le film en 3D de Spielberg et Jackson apparaît donc comme la dernière chance de revivifier une franchise vieillissante.

Chroniques du storytelling : Accor, Montblanc, Sony etc.

Samedi 4 juin 2011

> «Entre Disneyland Paris et Tokyo Disneyland il y a la place pour un parc style Disney à Dubaï» déclare un officiel qatati. Euh… http://j.mp/jh4vpo

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HÔTELLERIE

> Pour Denis Hennequin, Accor sera la marque web de réservation pour les marques hôtelières du groupe : http://bit.ly/jzvDgj

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LUXE

> Montblanc rend hommage à 20 grands mécènes des arts avec son expo virtuelle : http://bit.ly/lhYGdF

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MÉDIAS

> Le CSA demande aux chaînes de ne plus faire référence à leurs FB & Twitter! (via @benoitraphael http://bit.ly/iD1ALq)

> Le Chasseur Français, exemple précurseur de consumer magazine lancé par Manufrance (via @jeanallary) http://j.mp/mhKgac

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MISCELLANÉES

> Séguéla : «Sur les mœurs, il y a présomption d’innocence. Mais sur l’appartement, il y a présomption de connerie» http://j.mp/mDxfil

> Ma belle-soeur, institutrice: l’insulte à la mode cette semaine dans la cour de récré : c’est se traiter de «DSK». Sic.

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SÉMANTIQUE

> RT @aymericvincent : Le contresens historique du mot « gréviste » http://t.co/s4yw9YZ

> Paréidolie: voir des formes connues dans les nuages, vouloir donner un sens aux histoires, comme dans le storytelling

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TECHNOLOGIQUE

> 10 ans avant l’iPad, Sony avait sa tablette tactile à cadre blanc mais n’y a jamais cru (in LesÉchos)

> À nouveau humilié par les hackers, le bateau Sony prend décidément l’eau de toutes parts http://pulsene.ws/1OWlJ

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La fin des gourous de la com ?

Vendredi 3 juin 2011

Pour les deux auteurs des «Gourous de la com», Aurore Gorius et Michael Moreau, les communicants sont par nature d’affreux méchants et ils n’emploient le terme de «storytelling» que dans un sens biaisé (d’où le sous -titre pas du tout racoleur de leur ouvrage : «trente ans de manipulations politiques et économiques» !). Ceci dit, pas de surprise, ils sont publiés par La Découverte, comme Christian Salmon.

Ceci dit, je ne suis pas rancunier de nature et j’ai trouvé le bouquin très intéressant. Il est sain d’exposer les dessous des batailles qui se déroulent au sein du CAC 40 et dans le monde politique et, en ce qui me concerne, je n’avance jamais masqué. «Les Gourous» détaille donc les stratégies mises en place ces trente dernières années principalement par trois personnes : Anne Méaux d’Image Sept, Michel Calzaroni de DGM Conseil et Stéphane Fouks d’Euro RSCG ;  Maurice Lévy de Publicis, qui aurait bien voulu compter parmi eux, n’y joue en fait que les utilités. À la fin, les auteurs pensent qu’on est peut-être arrivé dans une impasse car trop de com tue la com. Cette dernière n’agirait plus ou peut s’en faut. Si le constat est juste, il manque alors une esquisse du monde qui se dessinerait… Revenant sur le sujet, Le Nouvel Économiste émet pour sa part une hypothèse intéressante et à laquelle j’adhère : c’est l’avènement du web 2.0 qui signerait en fait «la fin des gourous de la com».

La fin peut-être pas mais il est clair que les cadors cités plus haut ont une vision de la com qui est toujours celle de la propagande d’avant les réseaux sociaux, du temps où les crises se réglaient en passant un coup de fil au rédac’chef du 20 heures ou à celui du Monde. Et, comme on l’a vu avec Carlos Ghosn (même coaché par Publicis, il est trop mauvais en télé) ou DSK (les « amicales » pressions d’Euro RSCG sur les médias connivents ne peuvent rien sur Twitter), ce n’est plus le cas. À l’ère du transmedia, il va falloir savoir raconter son histoire sur d’autres supports que ceux qui ont perdu leur crédibilité d’antan. Et ça, c’est une vraie bonne nouvelle pour tous ceux qui se voient en narrateurs et pas en gourous !