octobre, 2010 | le blog du storytelling le blog du storytelling

Archive pour octobre 2010

Chroniques du storytelling : Renault 100 ans de présence sur les Champs-Élysées, LVMH a des envies de carré Hermès, Sony le walkman c’est fini…

Mercredi 27 octobre 2010

(photo publiée dans Challenges : http://bit.ly/aBLNyo)

AUTOMOBILITÉ

> Quand d’autres rêvent de s’y implanter malgré les prix des loyers, Renault fête déjà un siècle de présence sur les Champs-Élysées : http://bit.ly/aBLNyo

> Après 60 ans de vie commune, Shell déclare sa flamme à Ferrari dans un film pur storytelling. (merci @albanvdk)

———-

BRANDING

> Les logos doivent inciter à raconter une histoire, si toute l’histoire se résume au logo en revanche… (merci @TomMoradpour)

———-

CHINE

> «Ni hao, je suis Mai-lan». Quand la Chine fait son soft power chez Carrefour…

———-

CULTURE

> «Quand c’est le marketing qui dirige les histoires que l’on raconte, il ne faut pas s’étonner que cela flanche».  Alexandre Astier (in Stratégies)

———-

DISNEY

> Philippe Gas, PDG : «La prolongation de la convention avec les pouvoirs publics permet de penser Disneyland Paris à 20 ans» : http://bit.ly/aoyDeB

> Le premier single des Daft Punk pour Tron – L’Héritage a été dévoilé. Ca promet… (merci @be_mika)

———-

GRANDE CONSO / GRANDE DISTRIB

> Panini recule face aux association de parents d’enfants schizophrènes et retire ses jouets Skyzos : http://bit.ly/bY5IeQ Une nouvelle victoire du politiquement correct ?

> AFP : Coca-Cola finance des chercheurs pour créer l’Observatoire du bonheur : http://bit.ly/aH8IPO

> Coca-Cola France veut toucher les consommateurs musulmans avec des boissons dédiées, dont Fanta : http://bit.ly/aBK085

———-

INTERNET 2.0

> Intéressante analyse sociologique sur FaceBook à partir de The Social Network : http://bit.ly/dgXqNU Comment filmer des lignes de code ?

> Le rêve ultime du geek : RT @camillejung Chauffe tasse USB : http://chauffe-tasse-usb.com/

> En fermant mon compte Copains d’Avant, je réalise que c’est le premier réseau social que je quitte.

> La renaissance de l’art du GIF,véritable storytelling du web : http://bit.ly/9rzL3Q

———-

LUXE

> LVMH entre au capital de l’éternel concurrent de Louis Vuitton, Hermès. http://bit.ly/d4upZy Le loup dans la bergerie ?

> Bernard Arnault a peut-être cru calmer la polémique Guerlain en agitant le carré Hermès mais pour le moment…

> Après Hermès, mon petit doigt me dit que la prochaine cible de LVMH pourrait être Tiffany…

> Luxe : les ventes s’envolent et les marques peinent à suivre : http://bit.ly/b2lxms

> Victime de l’affaire Woerth/Bettencourt, L’Oréal rétrograde de la 6e à la 22e place comme entreprise favoris des Français (In Challenges)

> RT @marques_et_tong : Louis Vuitton s’expose à Paris – Un « art du voyage » entre histoire, culture et communication : http://bit.ly/dhNuup

————

PARTIES PRENANTES

> RT @cdeniaud : Dans 4 ans, la génération Y représentera 40% de la population active française. Les entreprises sont-elles prêtes ?

> Orange est prêt à payer plus ses sous-traitants pour que la relation client se développe en France : http://bit.ly/arID7b

———-

POLITIQUE

> Quand Napoléon préparait sa légende : http://bit.ly/dmvVTz «Quel roman que ma vie !»

———-

TECHNOLOGIQUES

> 31 ans et 220 millions d’exemplaires plus tard, Sony arrête la production du Walkman : http://bit.ly/aynGHP La fin d’une histoire

> RT @albanvdk Sony préparerait bien une nouvelle PSP/téléphone avec le système Android : http://bit.ly/a3NqbW

> Orange est le deuxième vendeur mondial d’iPhone : http://bit.ly/dpVojA

———-

TOURISME

> La Compagnie des Alpes (Parc Astérix), émanation de la Caisse des Dépôts, prend 45% et le contrôle du Futuroscope : http://bit.ly/avWrxq

———–

Suivez-moi sur Twitter !

> Remerciements : les noms précédés de @ sont accessibles directement sur Twitter. Les tweets précédés de la mention RT sont écrits par les personnes citées : RT @nom.

Guerlain, le parfum du scandale 2/2

Samedi 23 octobre 2010

Après les propos de Jean-Paul Guerlain, on n'est décidément "trahi" que par les siens. L'homme est un loup pour l'homme...

Ce post fait suite à Guerlain, le parfum du scandale 1/2

Suite aux propos racistes de son ancien dirigeants, la Maison Guerlain a présenté ses excuses. Ceci dit, la polémique ne montre aucun signe de faiblesse. Et ce pour au moins deux raisons.

La première est que Guerlain n’est plus une maison familiale : depuis 1994, c’est une filiale du leader mondial du luxe, LVMH, dont le silence semble un peu assourdissant. Or, le parfumeur est relativement peu présent hors de France et son internationalisation n’a rien à voir avec celles d’autres marques du groupe comme Vuitton ou Dior. Aux États-Unis notamment, la colère des associations activistes est en train de se retourner contre la maison-mère. LVMH se défend de tout retard à l’allumage en indiquant considérer que les excuses de sa filiale étaient suffisantes. C’est trop peu trop tard : la ville de Montpellier vient déjà d’annuler une manifestation culturelle autour de Guerlain la semaine prochaine et une manifestation est prévue ce jour (samedi) devant la boutique des Champs-Élysées. La machine s’emballe…

La seconde figure dans le communiqué : «Ceux d’entre vous qui connaissent la société de l’intérieur savent à quel point ces propos sont aux antipodes de la réalité de l’entreprise, faite de diversité, de tolérance et d’enrichissement mutuel». Mais le grand public, lui, ne connait pas de l’intérieur la Maison, cette phrase sonne donc relativement creux (ce qui ne signifie pas qu’elle soit fausse). Si des valeurs comme la diversité, la tolérance et l’enrichissement mutuel figurent vraiment dans l’ADN de Guerlain, elles ne se décrètent pas, elles se prouvent. Comme je l’ai écrit récemment, «C’est comme en amour. Il n’y a pas de storytelling, il n’y a que des preuves de storytelling».

IL FAUT MAINTENANT PASSER DE LA RÉACTION À L’ACTION

Il appartient donc à Guerlain – et au-delà à LVMH – de passer à l’offensive et d’agir. Quelles pistes envisager ? Très clairement, le thème de la continuité familiale qui faisait partie de l’ADN de l’entreprise est à abandonner en ce moment. Dans les autres constituants de son storytelling, il y a le fait que Guerlain est le dernier grand parfumeur à utiliser des essences naturelles. Tous les champs d’arômes, de fleurs, d’épices de Madagascar ou d’Inde qui appartiennent à la Maison sont-ils équitablement récoltés ? Cela contribue-t-il au développement durable des pays et particulièrement des populations concernées ? Si oui, il faut le dire, si non, il faut s’y engager. Des collaborateurs issus de la diversité illustrent-ils des parcours particulièrement réussis ? Peuvent-ils prendre la parole ? Enfin, LVMH doit nommer un responsable de la diversité au niveau du groupe pour prouver sa volonté d’être un élève modèle (confronté à un problème similaire, c’est ce qu’a fait L’Oréal, avec succès).

Bonne nouvelle en tout cas, la marque est descendue de son piédestal et en appelle à toutes les bonnes volontés : «Nous sommes à l’écoute de vos remarques et suggestions pour nous aider à traverser cette passe difficile». Sur Slate.fr, un contributeur (qui n’est autre que François Hollande !) «forme le vœu que la firme répare les propos de son ancien dirigeant, en se montrant plus qu’exemplaire en matière d’embauches, de promotions et de reconnaissance envers ses salariés, qui ont pu être blessés par ses mots; et que Guerlain réfléchisse à un prochain parfum qui porterait le beau nom d’‘Égalité’». Chiche ?

Guerlain, le parfum du scandale 1/2

Samedi 23 octobre 2010

Jean-Paul Guerlain a-t-il la nostalgie d'un temps où l'on faisait marcher les "nègres" à la baguette ?

Quand le parfumeur le plus prestigieux du monde trouve soudain son nom difficile à porter.  La réaction du groupe aux propos de son ancien dirigeant a-t-elle été la bonne et que doit-il faire maintenant alors que les menaces de boycott se précisent ?

Le naufrage d’un homme. En interview sur France 2, le parfumeur Jean-Paul Guerlain a tenu des propos racistes (cf. vidéo ci-dessous). Revenant sur la création de Samsara, il fait un «bon mot» : «Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin…»

Guerlain dérape en direct sur « les nègres »
envoyé par LePostfr. – L’info internationale vidéo.

Ce billet n’a pas pour propos de justifier ce dérapage, il est injustifiable. Il crée une légitime polémique. Audrey Pulvar notamment, s’en émeut, au nom de ses souvenirs d’enfance («vous dont l’un des parfums suffisait, à lui seul, à rassurer l’enfant que j’étais quand sa mère s’absentait, vous dont le nom m’a accompagnée, de mère en fille, de sœur en sœur, aussi loin que remontent mes souvenirs et dont je ne pourrai plus, jamais, porter la moindre fragrance») et son billet sur le site de France Inter vaut la peine d’être lu. Mon post n’a pas non plus pour but de critiquer les appels au boycott qui s’élèvent ici et là et qui gagnent l’Amérique. Réaction disproportionnée ou pas qui veut « se payer un grand groupe« , là n’est pas la question (ou plutôt ce n’est pas l’objet de ce blog) mais bien plutôt, quelle communication avoir dans ces moments là ?

Enfin, je ne reviens pas plus que nécessaire sur la mauvaise réaction d’Élise Lucet. Le community manager de France 2 m’a interpellé sur Twitter à ce sujet mais je maintiens mes propos. Par communiqué, la journaliste se déclare dans un premier temps «désolée de ne pas avoir réagi» – des regrets ne constituent pas des excuses – avant d’y revenir en plateau quelques jours plus tard en impliquant toute sa rédaction («nous sommes désolés»), comme si la faute était collective… Le CSA a finalement stigmatisé la chaîne pour «non maîtrise de son antenne».

LA PREMIÈRE RÉACTION DE GUERLAIN A ÉTÉ LA BONNE…

Non, le sujet de mon billet c’est l’attitude de Guerlain et de sa maison mère LVMH. Guerlain, le nom le plus prestigieux du secteur de la parfumerie de luxe (cf. l’article que j’avais consacré à leur storytelling il y a plusieurs années). Dans les médias, sur son site et sur sa page Facebook, l’entreprise a immédiatement réagi : «Jean-Paul Guerlain n’est plus salarié ni actionnaire de la société. Il n’en reste pas moins qu’il continue d’en porter le nom». Elle en condamne sans ambiguité les propos, qui «ne correspondent en rien aux valeurs de l’entreprise» et enfonce le clou : «Nous voulons simplement que l’on retienne ceci : la société Guerlain ne ressemble en rien aux propos tenus par Jean-Paul Guerlain».

Cette réaction était effectivement la seule à avoir dans un premier temps. J’ai beaucoup écrit sur ce blog sur la nécessité de séparer au plus tôt le storytelling du fondateur de celui de l’entreprise (en prenant pour exemples ou contre-exemples Bill Gates et Steve Jobs, ou encore Uderzo et Hergé). Faute de procéder à la scission assez tôt, «plus dure sera la chute» écrivais-je alors. Or, on ne peut accuser Guerlain en l’occurrence. Il y a deux ans, la maison a largement mis en scène le passage de relais entre Jean-Paul Guerlain et le nouveau nez Thierry Wasser : portraits croisés, conversations dans la presse etc. Il s’agissait de minimiser le fait que pour la première fois depuis 1828, la création des parfums ne serait plus le fait d’un membre de la famille. Sans doute personne ne s’attendait à ce que le vieil homme fasse, sur le tard, dans le cadre de la publication de ses mémoires, une sortie aussi honteuse…

Si la réaction de Guerlain a été la bonne dans un premier temps, elle n’est déjà plus suffisante aujourd’hui, la polémique ne montrant aucun signe d’essoufflement. Il faut maintenant passer de la réaction à l’action.

À suivre : Guerlain, le parfum du scandale 2/2

Guide pratique du storytelling 2/11

Lundi 18 octobre 2010

Bien sûr Les 1001 Nuits sont l'expression de ces histoires passionnantes qui nous tenaient en haleine avant l'heure de dormir. Mais ici c'est l'occasion de rappeler que Nivéa fait partie de ces marques doudous, surdouées en storytelling et capables de nous rassurer.

Le mois dernier, nous avons vu que le storytelling existe depuis des siècles. Ce qui est nouveau, c’est son application aux marques. C’est au sein des entreprises que naissent les histoires contemporaines et les entrepreneurs sont les nouveaux conteurs. Mais quel pouvoir a réellement le storytelling ?

La vie a-t-elle un sens ? À cette question, nous apportons des réponses qui varient en fonction de nos convictions philosophiques ou religieuses. Mais au quotidien, nous avons besoin de nous dire que ce qui nous arrive répond à un dessein plus large. Si l’on ne devait choisir son lieu de villégiature que sur des critères objectifs d’ensoleillement et de prix, la plupart des destinations touristiques fermeraient leurs portes dans l’heure. «Suivez les pas des Anciens et ouvrez de nouvelles pistes» préfère proclamer un récent visuel pour Abou Dhabi. Autrement dit, donnez du sens à vos vacances. C’est pourquoi le storytelling est efficace : il permet de donner un sens aux choses, de les ordonner linéairement… et par là-même de nous rassurer.

Et rassurer, c’est particulièrement important en temps de crise. Un autre facteur qui y contribue, c’est que les marques qui ont déjà une histoire s’inscrivent par définition dans le temps long. Cette longévité est réconfortante : un goûter au Nutella nous faisait oublier tous les petits malheurs de l’école et une soirée Nutella (variante : Hägen-Dazs) en fait de même aujourd’hui après une dure journée professionnelle. C’est «l’effet doudou» du storytelling, ces 50 ans d’expérience «qui feront toujours la différence» (j’en ai parlé notamment ici et ). Les marques qui n’ont pas encore d’histoire, notamment celles qui viennent d’être lancées, doivent sans tarder s’en créer une. Quitte à ajouter à leur logo «depuis 2010» !

Une histoire authentique est toujours préférable (nous y reviendrons dans une prochaine newsletter) mais à défaut d’être vraie, il lui faut au moins être vraisemblable. Le succès des contes de fées comme celui des films de science-fiction ne repose pas sur la réalité mais sur la crédibilité que nous voulons leur accorder. C’est ce qu’on appelle en animation le «suspended disbelief» («suspension de l’incrédulité»), ce moment dans un cartoon où nous acceptons qu’un personnage puisse marcher dans le vide sans tomber… tant qu’il n’a pas conscience de ce vide !

De la même façon, nous savons bien qu’aucun cosmétique ni parfum ne suffira à faire de nous un top model mais, le temps d’un achat coup de coeur, «nous voulons y croire». Capter l’attention est un acte éminemment émotionnel qui précède l’attention rationnelle. Et le storytelling joue sur cette carte selon laquelle pour toucher la tête, il faut d’abord parler au coeur. Blaise Pascal est le premier penseur de l’ère de la communication narrative !

Bien sûr, il ne s’agit pas de «raconter des histoires», de «raconter des bobards» et il faut bien à un moment réintroduire le rationnel. Ne serait-ce que parce qu’à un moment, le consommateur va devoir mettre la main au portefeuille. Rien n’interdit pourtant que ce retour à la case raison soit lui-même joliment mis en scène… comme dans cette pub pour les «engagements Toyota» où deux hommes sont poursuivis (émotionnel) par des formules juridiques (rationnel) surdimensionnées alors qu’elles figurent en général en tout petit et en bas de page…

Le secret du storytelling ne repose donc pas seulement sur la prééminence accordée aux sentiments même si c’est là son principal intérêt. Il est efficace aussi parce qu’il donne du sens, qu’il rassure pendant la crise et sur le long terme… sans s’interdire de recourir à la raison quand elle vient renforcer l’émotion.

> Le mois prochain : les limites du storytelling.

Chroniques du storytelling : la mention «vu sur YouTube», Nestlé persiste et signe dans son incompréhension des nouveaux codes de com…

Jeudi 14 octobre 2010

> «Vu sur YouTube» est désormais plus accrocheur sur une affiche de spectacle qu’une critique presse (au moins pour certains spectacles)

———-

APPLE

> Selon Wired, parmi les 5 raisons qui expliquent pourquoi les médias aiment tellement parler d’Apple, le storytelling : http://bit.ly/auoLTU

> Avec plus de 8 M d’exemplaires vendus depuis son lancement, le succès de l’iPad dépasse celui de l’IPhone : http://bit.ly/dfimI6

———-

AUTOMOBILITÉ

> Un peu vexé sans doute par toute l’attention médiatique portée à PSA, Carlos Ghosn veut reprendre la main médiatique et reparle de l’alliance Renault : GM : http://bit.ly/cW54fK

> Renault concède ne pas encore être en mesure de s’attaquer au marché du siècle, le marché chinois http://bit.ly/cNJckQ

> «Les 5 nouveaux moteurs de l’automobile» selon L’Expansion, dont ce principe cardinal : «la mobilité plutôt que la propriété» : http://bit.ly/daqk1v

———-

CHINE

> Un pâtissier français lance en Chine le traditionnel gâteau de lune… revisité à la française : http://t8s3o.th8.us

———-

CULTURE

> De l’évolution de l’art de raconter des histoires, «l’arbre du storytelling» : http://bit.ly/bau4Mf

> Illustration provenant du blog La Feuille http://bit.ly/byRtwn

> Comment saloper le délicat et culte « Quartier Lointain » en adaptant l’action en France : http://ozap.co/bdbcTN

———-

DISNEY

> Disney négocie avec France Télécom le rachat d’Orange Sport : http://ozap.co/c6mNUV

> Flash McQueen et Sally accueillent désormais les visiteurs à leur arrivée au Disney’s Hotel Santa Fe. Un repositionnement enfin réussi pour cet hôtel longtemps mal aimé : http://twitpic.com/2t3h4k

> Le parc Disneyland Paris est le 4e parc le plus visité au monde : http://t.co/MlEIrae Les 3 premiers appartiennent tous à Disney.

> «Journée Mondiale du Tourisme : saviez-vous qu’un visiteur sur trois de Disneyland Paris en profite aussi pour visiter la capitale ?»

> Epic Mickey va-t-il marquer le come-back tant attendu de la souris la plus célèbre du monde ? http://bit.ly/9e8rFI

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

———-

F&B

> J.Skinner, McDonald’s CEO: « Nous allons ouvrir 175 restaurants en Chine cette année et prévoyons 300 ouvertures par an d’ici 2014« .

> McDonald’s va tester à La défense un concept de fast food… sans hamburger : http://bit.ly/9Fe5yY

> Après avoir répliqué à Starbucks avec McCafé, le concept McDo de bar à salades fraiches s’attaque à Subway.

> McDonald’s veut tripler ses McCafés en France – dépêche AFP http://bit.ly/aZ3FiF

———-

FORMATION

> J’assurerai la formation Stratégies: « Storytelling – réenchantez votre com » les 30/11-01/12 à Paris. renseignements / inscriptions : http://bit.ly/9Yu69g

———-

GASTRONOMIE

> Camille Lesecq a été élu «chef pâtissier 2010» par le magazine Le Chef : http://bit.ly/cc6GOX

———-

GRANDE CONSO / GRANDE DISTRIB

> Les choco BN et les biscuits Delacre bientôt dans l’escarcelle du chinois Bright Food ? http://bit.ly/cUmJVY

> Guido Barilla, PDG du groupe éponyme : « Sur 50 ans, le prix des aliments a baissé grâce à la productivité et à l’essor de la grande distribution« …

> … « Les 50 prochaines années, ils augmenteront à cause de l’accroissement de la population et du manque d’eau » :  http://bit.ly/8Zv9fV

> Pour mieux vendre des carottes, faut-il les vendre comme de la junk food ? http://goo.gl/MIfH (sur le blog de @jeanallary)

> L’Afrique subsaharienne (future) nouvelle Chine ? Tandis que nous continuons à en exploiter les richesses naturelles, façon néocoloniale…

> … les Américains passent à l’étape suivante.WaltMart achète 300 hypermarchés http://bit.ly/dAaHmV Où sont les Carrefour, Auchan etc.

———-

HOMOPHOBIE

> Propos homophobes : NRJ suspend une opération de communication avec Sexion d’Assaut : http://ozap.co/bT40A2

> RT @Aede : «Je serais manager de Sexion d’assaut, j’obligerais un des membres du groupe à faire son coming out pour enrayer la polémique.»

> Un membre de Sexion d’assaut va être jugé pour avoir frappé sa copine. De mieux en mieux les gars. http://bit.ly/aB7Huj

———-

HÔTELLERIE

> RT @camillejung «Les « micro » hôtels connaissent un succès fulgurant à New York». http://bit.ly/aLKH6y (via @visiternewyork)

> Pas très classe la page web des futurs Virgin Hotels de luxe…

> Accor renonce à mettre Barrière et ses casinos en bourse : http://bit.ly/bv9BHj Les jeux sont faits

> Le Plaza Athénée dévoilera une vitrine magique Disneyland Paris pendant les fêtes : http://bit.ly/cmYrFq Mickey avenue Montaigne

> Paris : 7 palaces aujourd’hui, 14 dans 5 ans (autant qu’à Londres) http://bit.ly/cP06Hz

———-

INTERNET 2.0

> Histoire de désamorcer les critiques, Facebook invite ses salariés à une projo de «The Social Network» http://bit.ly/b3GamE Malin

———-

LUXE

> Roche-Bobois se paie Jean-Paul Gaultier pour relooker ses canapés http://bit.ly/bL5ajT Histoire de marins…

> L’ex PDG s’inquiète pour l’image du groupe, l’affaire Bettencourt étant appelée «affaire L’Oréal» à l’étranger : http://bit.ly/aq41Ud

> Blague à la mode chez L’Oréal, à dire à un collègue qui rentre de vacances: « Alors, tu étais sur l’île d’Arros ? » (in Capital)

> Pierre Pringuet : «Pernod-Ricard veut devenir un groupe premium» http://bit.ly/9zAqZN Repositionnement

———-

MÉDIAS

> L’INA lance une web-revue scientifique sur les médias, intelligente mais pas très 2.0 : http://bit.ly/bQzNvB

> La moitié de notre temps éveillé est consacrée à consommer des médias : http://bit.ly/cJvVrW

> Steve Burke, ex numéro 2 de Disneyland Paris et mon ancien boss, va prendre la tête de NBC Universal http://bit.ly/90PZRR Well done, Steve !

> Umberto Eco donne son avis sur Wikipédia: http://bit.ly/c1Buhi Très intéressant

> « Affaires Montebourg, Mélenchon: P. Carles, l’idiot utile » Bonne analyse de @B_Roger_Petit http://bit.ly/dbfCej (avec du Kantorowicz dedans)

———-

MISCELLANÉES

> « La force de l’Allemagne, c’est que ses produits sont indispensables » http://bit.ly/cxdqwA. Fascinante analyse

> RT @renaudrevel «Quand la patronne d’Areva se fait son plan com’ au Niger après deux semaines d’un silence assourdissant» http://miniurl.com/57651

> La Chine va faire le boulot de l’Union Européenne… en soutenant la Grèce http://bit.ly/bqpVuI Confucius au secours de Périclès

———–

MOBILITÉ

> Le Segway est dangereux, la preuve http://bit.ly/a7hVBb Histoire mortelle

> Michelin décroche fortement en bourse http://bit.ly/cH7t7c Ca reste la plus belle histoire du capitalisme français sur un siècle

> Quand Air France fait du brand content, ça fait planer ! http://ow.ly/2NXIV

———-

MODE

> « Le peuple du web fait vaciller le nouveau logo Gap » http://bit.ly/9CoXy2

———-

PARTIES PRENANTES

> RT @MiroirSocial : «Comment réagit Sodexho au Lobbying d’un syndicat US qui passe par une agence de com corporate ?» http://bit.ly/ct1UxP

> RT @MiroirSocial : «3M attend de moi d’être le premier responsable du bon équilibre entre ma vie au travail et ma vie privée » http://is.gd/fPcHC

> Stéphane Richard, PDG de France Télécom, s’émeut du reportage d’Envoyé spécial http://bit.ly/aJfTRT

> Stéphane Richard, à propos de la nouvelle politique sociale de France Télécom : « L’exemple de Danone m’a beaucoup inspiré » (in Challenges)

———-

TECHNOLOGIQUES

> Les salariés de Microsoft aiment leur boîte, moins leur patron : http://bit.ly/dfgzMA

> Une façon très storytelling de montrer la lenteur du débit ou quand les pigeons vont plus vite qu’internet… http://bit.ly/divTpi

> Je passe devant une boutique Bang & Olufsen et je réalise que cette marque a complètement disparu de nos radars. Plus dure est la chute.

> Et si Adobe tombait dans l’escarcelle de Microsoft ? http://bit.ly/aV2gmu

———–

THÉ OU CAFÉ ?

> Nestlé invite les médias du monde entier pour rien ou si peu, l’annonce fait pschitt http://bit.ly/cQMNV0

> Après le fail KitKat, le fail Nes. Nestlé persiste et signe dans son incompréhension des réseaux sociaux : http://bit.ly/anH1ZQ

> RT @da_mn: «Nespresso a aussi pas mal de mauvais sang à se faire avec cette blague de Nes. Je suis pas le seul à avoir confondu les deux».

Suivez-moi sur Twitter !

> Remerciements : les noms précédés de @ sont accessibles directement sur Twitter. Les tweets précédés de la mention RT sont écrits par les personnes citées : RT @nom.

Il n’y a pas de storytelling, seulement des preuves de storytelling…

Lundi 11 octobre 2010

La confiance ne se décrète pas. Et une fois brisée, difficile d'en recoller les morceaux. D'où la nécessité d'un storytelling authentique...

«Les Français ne croient pas les entreprises» titrait un récent Stratégies (article accessible aux abonnés ici). D’après une étude de Makheia Group, «un Français sur deux ne croit pas au discours institutionnel des entreprises. Ils sont encore plus critiques sur le développement durable (57% de sceptiques) ou les résultats financiers (55%)». Cité dans l’article, le président de Makheia commentait : «L’authenticité ne se décrète pas».

Il a raison et cela me donne l’occasion de corriger une idée reçue sur le storytelling. Il semble que ce terme soit trop facilement accolé aux tentatives de manipulation, notamment des politiques. Or, le storytelling, ce n’est pas «raconter des histoires» au sens où on entend généralement  «raconter des bobards». C’est même tout le contraire. Je travaille avec des entreprises qui ont une longue histoire et ne l’assument pas : elles ont peur d’être taxées de ringardise et veulent raconter une histoire qui n’est pas la leur ; à l’inverse, j’ai aussi comme clients des jeunes pousses qui n’ont pas encore à proprement parler d’histoire mais à qui le storytelling sert de guide pour celle qu’ils veulent écrire.

Une histoire n’est crédible que tant qu’elle a le goût de l’authenticité. Mais ce n’est pas suffisant. Elle doit se prouver chaque jour. Et peut être remise en cause à la moindre incartade. Nestlé invite la presse du monde entier pour lui livrer un «scoop» : ils vont créer un institut pour la santé. Cela peut-il faire oublier ses déboires éthiques (du scandale des laits en poudre en Afrique à la catastrophique gestion de la polémique sur l’huile de palme cf. la série d’articles que nous leur avons consacré) ? Mais Danone, a priori beaucoup plus crédible sur sa responsabilité sociétale et sanitaire, peut aussi fauter quand on apprend que Franck Riboud est le PDG le mieux payé du CAC 40 ou que le groupe se lance dans la fabrication de yaourts low cost (abandonnés depuis, cf. également notre série de posts à ce sujet).

C’est comme en amour. Il n’y a pas de storytelling, il n’y a que des preuves de storytelling.

L’enlèvement des Sabines, actualité d’un mythe

Lundi 4 octobre 2010

L'enlèvement des Sabines par Nicolas Poussin

Quand le storytelling nous aide à décoder le monde contemporain à la lecture des anciens mythes… Aujourd’hui, l’enlèvement des Sabines…

Romulus et ses compagnons s’inquiétaient de ne pouvoir fonder ni famille ni dynastie. Ils allèrent dans la cité voisine et enlevèrent de force les filles et les femmes. Quand les Sabins vinrent réclamer la libération de celles-ci, la guerre éclata qui devait voir le triomphe de Rome. Exigeant une réconciliation, les Sabines eurent gain de cause, refusant de trancher entre leurs pères/frères et ceux qui étaient devenus entre-temps leurs maris : «Nous préférons mourir que vivre en veuves ou en orphelines». Derrière ce mythe raconté par Tite-Live sept siècles après les faits supposés, on peut lire cyniquement que la raison du plus fort est toujours la meilleure puisque les ravisseurs sont récompensés de leur crime, avec la bienveillance des ravies. On peut aussi y voir une leçon plus subtile en faveur de l’exogamie : une lignée, une cité, une nation s’appauvrissent à force de repli et de mariages entre soi, au risque d’un inceste dégénératif. Il faut périodiquement aller chercher du sang neuf à l’extérieur du groupe, question de survie.

Parmi les très nombreuses adaptations du mythe de l'enlèvement des Sabines on trouve même "Les sept femmes de Barberousse", une comédie musicale qui transpose l'intrigue... au Far-West !

COMMENT DIT-ON SABINE EN CHINOIS ?

30 ans d’application stricte de la politique de l’enfant unique en Chine ont permis d’abaisser drastiquement le taux de fécondité mais au prix d’un déficit de filles (pour des raisons trop complexes pour être analysées ici mais consultables notamment ). Résultat : quand 100 filles naissent, il nait 120 garçons ! C’est donc un cinquième de la classe d’âge des garçons de moins de 30 ans qui ne pourra pas se marier. Outre les conséquences immédiatement visibles – violences conjugales, développement de la prostitution etc. -, on peut se demander ce qui se passera à plus long terme. Certains démographes agitent même le chiffon rouge d’une guerre : après tout, les Japonais n’ont-ils pas donné l’exemple ? Dans les territoires qu’ils occupaient entre 1937 et 1945, les soldats avaient réduit les Chinoises au rang d’esclaves sexuelles. Mais la nouvelle puissance chinoise pourrait très bien exercer d’autres formes de «violence» économique ou culturelle sur les pays voisins plus pauvres : Vietnam et Corée du Nord en premier lieu. Et les mariages entre Chinois et non-Chinoises devraient augmenter drastiquement dans les années à venir.

Gardons-nous cependant de juger hâtivement l’empire du milliard. Sur notre sol même, les agriculteurs n’arrivent plus à trouver des femmes acceptant de partager leur vie. Dans la version light, cela assure le succès d’une émission comme Le bonheur est dans le pré. Dans une version plus sombre, certaines agences n’hésitent pas à les aider à aller faire leur «marché nuptial» dans les régions pauvres d’Europe de l’Est ou dans certains pays africains… Est-on si loin de Romulus et de l’enlèvement des Sabines ?