Astérix, une marque en déshérence | le blog du storytelling

Astérix, une marque en déshérence

Pourquoi la pub McDonald’s avec Astérix ne passe-t-elle pas comme une lettre à la poste quand celle de Dark Vador hier ou Scream aujourd’hui ont fait rire les fans respectifs de ces sagas ? Évidemment parce que le petit Gaulois symbolise le rebelle qui résiste (ou résistait, il faut désormais parler au passé) encore et toujours à l’envahisseur.  Quelles en seront les conséquences pour les deux marques en question ?

McDonald’s a travaillé dur depuis des années pour devenir un acteur responsable de la filière alimentaire française. Elles semblent loin les années où les médias emboîtaient le pas d’un José Bové «démontant» les fast foods… L’entreprise est un modèle d’adaptation et cette pointe d’arrogance, réelle (quelle ironie de récupérer Astérix !), devrait être sans  conséquences.

Pour Astérix, le dommage est plus important. Venant après un été marqué par des rixes à répétition dans son parc de l’Oise totallement minimisée par la direction (cf. campagnes qui continuent de vanter l’art de l’accueil des Gaulois !), on voit bien que la marque n’est plus «tenue». Certes, les personnages n’en sont pas à leur première accusation de céder au pouvoir des sesterces et ils avaient déjà été présents chez McDo. Mais là, ce n’est plus une campagne, c’est une capitulation.

Plus largement, on sait qu’Albert Uderzo a vendu ses droits à Lagardère pour s’assurer que ses héros lui survivront. On assiste sans doute là au premier exemple de la future dénaturation d’Astérix. Sans même attendre la mort d’Uderzo.



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