Bon, certains live-twittent à n’en plus finir pendant les matchs de foot, moi je l’ai fait pendant la diffusion dimanche dernier de la première partie du docu de @France5tv : «Il était une fois les patrons». Je suis sans doute le seul mais tant pis, j’assume. Chacun ses perversions !
Cette première partie couvrait l’histoire du patronat de 1840 au choc pétrolier. Qu’est-ce qui a changé en 135 ans ? Au début était le patron seigneur en son fief. Une bien belle époque où l’on pouvait refuser les augmentations de salaire en disant : «Si on payait les ouvriers plus cher, il iraient boire».
À la fin du 19e siècle et au début du siècle passé, les premières avancées sociales entraînaient des réponses étrangement similaires à celles d’aujourd’hui : «Impossible de lutter contre la concurrence étrangère si on doit payer un salaire minimum. Plutôt partir à l’étranger« . Le 20e siècle sera donc celui de la lente ingérence de l’État dans l’entreprise pour rééquilibrer les rôles.
Plus que le Front Populaire, c’est après 1945 qu’on assiste à la mise sous surveillance des patrons par l’État qu’on appellera bientôt : «providence». Les ouvriers sont aussi des électeurs (ceci explique cela) mais il faut aussi punir un patronat qui s’est plutôt bien accommodé de Vichy d’après le docu (sans tous aller jusqu’à la collaboration active d’un Louis Renault). D’où les nationalisations et plus généralement, une meilleur partage des valeurs entre tenants du privé et du public.
En tout cas, «l’entreprise à visage humain» connaît ses premiers coups de boutoir en 1968 et s’effondre au moment du choc pétrolier. Une nouvelle race va prendre le pouvoir : les actionnaires.
> La seconde partie du docu leur sera consacrée. Diffusion dimanche 23 mai à 21h30.
