2010 avril | le blog du storytelling - Part 2

Archive pour avril 2010

Le fail 2.0 de Nestlé 4/5 – On n’est pas chez soi quand on est sur Facebook

Lundi 12 avril 2010

> Suite du post : Nestlé, quand le censure ne marche plus

Faute de pouvoir discuter directement avec Kit Kat, les activistes prennent alors d’assaut la fan page de Nestlé sur Facebook.

Dans un premier temps, un dialogue surréaliste s’engage avec le community manager. Ce dernier n’est jamais désigné autrement que par le nom de «Nestlé» alors qu’il faudrait personnaliser la relation : on s’attaque moins violemment à une personne physique que morale. En attendant, il supprime tous les avatars affichant le logo «Killer» et répond avec morgue à chaque message incendiaire. Dans le monde 2.0, on apprécie que les marques descendent de leur piédestal mais elles ne doivent pas pour autant descendre… dans l’arène.

Enfin, espérant clore le débat, il a cette phrase qui restera dans les annales : «C’est notre page et c’est nous qui fixons les règles !». Fatale erreur : Nestlé n’est pas chez lui, il est sur Facebook et ça fait toute la différence. C’est à lui de s’adapter aux us et coutumes des réseaux sociaux.

Incapable de maîtriser la situation, l’entreprise ferme provisoirement sa page. Elle la rouvre dès le lendemain mais c’est trop tard, la crise a commencé à gagner même les médias traditionnels. Et le community manager est désormais aux abonnés absents, sans doute pour ne pas mettre d’huile sur le feu. Le résultat est inverse de celui espéré : si l’on cherche un site corporate pour connaître la position du groupe, on tombe sur Facebook qui accueille désormais les commentaires les plus virulents… sans aucune modération. La page de Nestlé s’est tranformée en page anti-Nestlé ! Pourquoi ne pas avoir profité de ces 24 heures de silence radio pour ouvrir un site de débats comme d’autres entreprises ont su le faire ? (cf. le cas de Bouygues Télécom et la SNCF ci- dessous). Cela aurait permis de dépolluer – au moins en partie – Facebook.

> À suivre : Nestlé doit comprendre que la com façon 20e siècle, c’est fini

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> BOUYGUES TÉLÉCOM ET LA SNCF : LE COURAGE DU DIALOGUE

Bouygues Télécom a ouvert une plateforme «Entraide» afin de permettre à ses clients de s’exprimer sur ses offres Internet mobile et ADSL. Ce sont d’autres clients, de vrais geeks et des fans, qui leur répondent à travers un processus de certification. Ainsi, l’opérateur est-il en mesure de «surveiller» ce qui se dit de lui et de répondre aux reproches sans pour autant s’exposer directement à la critique. La SNCF qui n’a pas toujours bonne réputation – retards,  propreté et sécurité dans les gares etc. – a également ouvert un site nommé «Opinions & Débats». Ses porte-parole répondent aux questions les plus souvent posées (et les moins polémiques, il faut l’avouer) tandis qu’une communauté d’usagers aide les internautes car on s’en prend moins facilement aux pairs qui veulent nous aider qu’à une entreprise dont on suspecte les motifs non avoués. Deux exemples de groupes responsables qui demandent cependant d’avoir des nerfs d’acier. Ceux de Nestlé en revanche semblent aussi durs qu’une barre chocolatée au soleil…

Le fail 2.0 de Nestlé 3/5 – Quand la censure ne marche plus…

Vendredi 9 avril 2010

> Suite du post : Nestlé, un groupe désincarné

Greenpeace passe donc à l’action le mercredi 17 mars avec la mise en ligne d’un site d’appel à l’action : «Demandez à Nestlé d’offrir un break aux forêts tropicales». Un logo «Killer» détournant celui de Kit Kat est proposé en téléchargement ainsi qu’une vidéo virale assez gore sur Youtube.

Elle parodie les pubs de la marque et présente un employé de bureau croquant une barre  chocolatée poilue et ensanglantée. Le tout est un brin démagogique mais ça, c’est une autre histoire. Citant la violation de ses copyrights, la multinationale suisse en obtient immédiatement le retrait. Or, dans un plan de com de crise, c’est bien connu, il faut commencer par bâillonner ses juristes ! Et en 2010, rien n’énerve plus les internautes que le recours à la censure… même quand on a le droit pour soi (cf. l’effet Streisand ci-dessous). Très vite, la fausse pub réapparaît sur d’autres sites puis sur Youtube même, en si grandes quantités que la plateforme de partage de vidéos renonce bientôt à la supprimer.

> À suivre : Nestlé, on n’est pas chez soi quand on est chez Facebook

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> L’EFFET STREISAND : RIEN QUE DES CLICHÉS !

En 2003, Ken Adelman a photographié depuis le ciel des maisons en bord de falaise afin d’illustrer l’érosion du littoral californien. La diva Barbra Streisand y a notamment reconnu sa résidence. Estimant que cela attentait au respect de sa vie privée, elle a demandé au photographe le retrait du cliché incriminé ainsi que 50M$ de dommages et intérêts ! Mal lui en a pris : non seulement, elle a été déboutée par la justice mais en plus, en quelques jours, la blogosphère a reproduit cette photo sur des milliers de sites, en en rendant la diffusion de fait universelle. Depuis, on nomme «effet Streisand» l’effet boomerang qu’une tentative de censure peut avoir sur celui qui l’exerce, en particulier sur Internet. Tout le monde sait désormais à quoi ressemble la villa de Barbra à Malibu !

Le fail 2.0 de Nestlé 2/5 – Un groupe désincarné

Mercredi 7 avril 2010

> Suite du post : Nestlé sur la planète des singes

Quand un orang-outan fait plier l’une des multinationales les plus puissantes au monde, on comprend que quelque chose a changé dans le monde 2.0 qui est désormais le nôtre. Qu’aurait-dû faire Nestlé pour prévenir la crise, comment le géant de l’agroalimentaire aurait-il pu la gérer et y a-t-il encore quelque chose à faire pour limiter les dégâts ?

Les grandes marques ont leurs fans mais en tant qu’entreprises plus ou moins citoyennes, elles sont aussi l’objet d’une surveillance constante de la part des activistes. Il leur appartient donc de savoir sur quels dossiers elles sont le plus «attaquables» et de préparer leur riposte en amont. Dans le cas de Kit Kat, Nestlé – sa maison mère – ne peut invoquer la surprise : les chocolatiers sont depuis longtemps accusés de participer à la déforestation, notamment en Indonésie où vivent les orangs-outans, afin de fabriquer de l’huile de palme. Greenpeace avait déjà demandé au géant de Vevey en Suisse de cesser de s’approvisionner auprès de Sinar Mas, la société incriminée.

Mais Nestlé a un lourd passif en matière d’anticipation (cf. ci-dessous, l’affaire Smarties) et ne dispose même pas de sites dédiés à ses produits les plus populaires ou de comptes Twitter pour fédérer des communautés de fans. Tout juste avait-il ouvert récemment une «fan page Nestlé» sur Facebook. Or, si l’on est fan de Crunch ou de Nesquik, on l’est plus rarement du groupe désincarné qui les produit. Le dialogue ne s’étant pas instauré avec les forces faibles (cf. newsletter décembre 2009), tous les éléments étaient réunis pour que Goliath Nestlé se prenne les pieds dans le filet de David Greenpeace…

> À suive : Nestlé, quand la censure ne marche plus…

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> SMARTIES : LA RÉPÉTITION GÉNÉRALE ?

En avril 2009, dans un post intitulé «Ne réveillez pas un géant suisse qui dort», je m’étonnais déjà de l’amateurisme de Nestlé face au monde 2.0. À l’époque, un clip viral montrait des enfants en train de «fumer» des Smarties ! Et ce terme de «Smarties» commençait également à être popularisé par les junkies pour désigner des petites pilules multicolores absolument pas destinées aux enfants… Ne disposant pas de site ni de compte Twitter dédiés, Smarties a laissé le champ libre sur les réseaux sociaux à ses fans… comme à ses détracteurs. Nestlé (maison-mère de Smarties) n’a guère tiré de leçon de ce premier avertissement. Marx – qu’on doit assez rarement citer à Vevey – disait : «Dans l’Histoire, les événements surviennent souvent deux fois. La première comme tragédie, la seconde comme farce». Nestlé doit donc être un sacré farceur.

Le fail 2.0 de Nestlé 1/5 – La planète des singes

Lundi 5 avril 2010

Il y a quelques mois, je consacrai la presque totalité de ma newsletter mensuelle à la grande crise et aux implications qu’elle allait avoir sur la communication en général et sur le storytelling en particulier. Impossible de ne pas m’y replonger en ces jours de crise pour Nestlé tant la multinationale semble s’évertuer à refuser tous les principes que je défends sur ce blog depuis deux ans. Un vrai cas d’école.

Dans les années 1970 déjà, Nestlé a été accusé par l’OMS d’avoir voulu faire croire aux mères africaines indigentes que le lait en poudre était en tous points supérieur au lait maternel. Terrible dévoiement d’héritage pour une entreprise fondée un siècle plus tôt par un pharmacien suisse, Henri Nestlé, authentique bienfaiteur de l’humanité et qui avait inventé ce même lait en poudre… uniquement pour les femmes incapables d’allaiter.

C’est également lui qui est à l’origine du logo de l’entreprise, le nid protecteur où une colombe nourrit ses oisillons. Parmi les typologies mythologiques d’entreprises, Nestlé s’apparente à Athéna, déesse ménagère par excellence et qui apporte sécurité et proximité. Plus que les autres, une entreprise de ce type doit veiller à ne jamais briser le lien qui l’unit à ses consommateurs car cette confiance est son bien le plus précieux.

Rester fidèle aux valeurs qui ont fondé son histoire, accepter le nouveau pouvoir des forces faibles, embrasser le concept des parties prenantes et ajouter une touche de bi-conceptualisme afin d’être à nouveau audible dans le débat : décidément, Nestlé aurait tout à gagner à me lire plus souvent… ;-)

Joyeuses Pâques chocolatées (et de préférence, sans huile de palme) !

> À suivre : Nestlé, un groupe désincarné

Chroniques du storytelling : Disney ancienne et nouvelle générations, Geely/Volvo China Inc. à l’assaut du monde, Dieu 2.0…

Dimanche 4 avril 2010
Photo : Lou Doillon

Photo : Lou Doillon

> Égérie d’une nouvelle génération, Lou Doillon est allée à la rencontre de la nouvelle génération Disney*Pixar dans les années du parc Disneyland. Le portfolio est dans Madame Figaro.

> Un autre hommage tout aussi réussi, Christophe Michalak, le chef pâtissier du Plaza Athénée crée un éclair (caramel beurre salé) nommé Buzz… L’Éclair !

> 20 ans avant la pub télé actuelle de Disneyland Pais, les personnages Disney animés s’invitaient déjà dans les pubs en prises de vues réelles.

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APPLE

> Selon LSA, les prix français de l’iPad débuteraient à 549 € (contre 499 $) ! Apple considère donc qu’1 $ vaut 1,1 €…

> Dans quelle mesure Apple n’aurait-il pas laissé fuiter des prix un peu plus élevés qu’attendus pour l’ipad ? Afin de les corriger légèrement d’ici la sortie ? 499 € en France contre 499 $ aux USA, c’est cher, mais 499 € réels contre une rumeur à 549 €, psychologiquement ça passerait mieux…

> D’après Les Échos, la tablette magique arriverait sur nos linéaires le samedi 24 avril. On sera donc fixés d’ici là.

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AUTOMOBILITÉ

> En mars, Dacia est devenu la 4e marque en France Derrière Renault, Peugeot et Citroën mais devant Ford et Volkswagen.

> Jean Viard : «Il n’est pas question de détruire la civilisation de la voiture mais d’en finir avec l’aliénation à l’objet automobile».

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CHINA INC.

> Le rachat de Volvo par Geely est le second coup de semonce après celui d’IBM par Lenovo : désormais, les entreprises chinoises ont la taille mondiale. Qui doutait encore qu’elles n’étaient plus l’usine du monde ? Elles en sont désormais les donneuses d’ordres…

> 10 ans de management Ford ont amené Volvo au bord du gouffre mais ce qu’achète Geely, c’est bien la réputation de fiabilité et de sécurité du suédois, toujours intacte.

> Le patron de Geely : «Volvo est une très bonne ressource. Nous apprendrons comme des de bons élèves à nous améliorer».

> Avec 1.100 fast foods, la Chine compte déjà presque autant de McDos que la France. Leur nombre devrait doubler d’ici trois ans.

> Une Hamburger University vient d’ailleurs d’ouvrir ses portes pour former les futurs managers (merci @carolinedeleuze)

> Pendant ce temps, la Cour des Comptes se penche sur la gestion contestée (et contestable ?) du pavillon de la France à l’Expo Universelle de Shanghai. 50 millions € de budget et une incapacité certaine à convaincre les entreprises française d’y participer…

> Pour son projet artistique, une étudiante chinoise embrasse cent Parisiens. Ca, c’est la Chine côté soft power ! (merci @albanvdk)

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CULTURE

> Pour Frédéric Martel, l’Amérique a gagné la bataille de la culture qui plait à tous partout (même si le village gaulois adore prétendre le contraire)

> Pour les JO de 2012, Londres «veut sa Tour Eiffel» construite par Anish Kapoor et financée par Mittal. Oui, mais trois fois moins haute quand même !

> Nombre de films 3D sortis en salles : 7 en 2007, 17 en 2008… et 46 en 2010 !

> Le château de Versailles propose d’accueillir le prochain James Bond. Quel que soit le résultat, l’opé com est déjà réussie.

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DIEU 2.0

> Des scientifiques américains auraient reconstitué le visage du Christ en 3D d’après le suaire de Turin… qui est un considéré comme un fake (pardon, un faux) par les scientifiques eux-mêmes !

> Qui a le droit de prier dans la mosquée/cathédrale de Cordoue ? Crispations des deux côtés : l’Espagne mudéjare, terre de tolérance polyreligieuse, doit se retourner dans sa tombe…

> Le Vatican estime qu’il n’a pas à avoir de stratégie de com dans le scandale des pédoprêtres puisque par nature il exprime la Vérité.

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FOOD & BEVERAGE

>  C’est Thierry Marx qui prendra les rênes de la restauration du futur palace Mandarin Oriental de Paris (merci @goutetnature).

> Extrait du livre officiel de cuisine KitchenAid : «Le design de 1936 est resté presque intact et ses accessoires peuvent être utilisés sur un appareil d’aujourd’hui». La classe, quand même ! (relire ici mon post sur les 90 ans de la marque)

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GRANDE CONSO & GRANDE DISTRIB

> La Vache qui Rit part à la reconquête du marché français (merci @Pauline_Lebrec).

> Le nouveau spot tv nous montre dailleurs que c’est de manger son fromage qui fait rire la célèbre vache. Et tous ceux qui ont été enfants un jour savent bien que c’est la vérité.

> Café : malgré la crise, les consommateurs plébiscitent les dosettes, même chères, au détriment du soluble et du moulu.

> Nouvelle brèche dans le monopole du beau George : Maison du Café sort à son tour ses dosettes Nespresso-compatibles.

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LUXE

> 3e chapitre de la saga Lady Dior avec Marion Cotillard shootée par Steven Klein et filmée par David Lynch… à Shanghai. Forcément, si on me prend par les sentiments !

> R. Clergerie (qui chausse Michelle Obama): «Pour faire de la chaussure en France, il faut être premier de la classe ; on est sur un ring sur lequel il faut être à la fois bon en création, en fabrication, en communication, en livraison et en confort. C’est un métier de raison et non de passion».

> Parce qu’Hermès est un voyage… Très beau film (merci @marques_et_tong)

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MÉDIAS

> Une semaine après la relance, France Soir serait au dessous de la barre des 100.000 exemplaires quotidiens (merci @renaudrevel).

> BBC World News, à propos de son succès : «Nous sommes dans une dimension mondiale. Et quelle meilleure histoire que celle de la crise ?»

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MISCELLANÉES

> «Repose en paix, vieil arbre, ton histoire est terminée» : La passion animiste des Japonais pour les arbres sacrés.

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MOBILITÉ

> Le conducteur qui ne s’était pas arrêté au Mans était innocent mais la SNCF ne souhaite pas le dédouaner publiquement.

> Le métro de Dubaï fait sa publicité sur les voitures sales. Simple, efficace. (merci @altuslogic)

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SÉMANTIQUE

> Résister à l’invasion des mots étrangers par décret plutôt que par le dynamisme de la langue: vieille tentation française.

> Alain Joyandet : «Avant, on parlait de walkman et aujourd’hui de baladeur, il n’y a pas de fatalité» Euh, ça fait 10 ans qu’il n’y a plus de walkman !

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TOURISME

> Le président du Conseil général de la Vienne ne veut pas qu’on parle de «mise en vente» du Futuroscope (comme je l’ai fait dans ma dernière chronique)  mais «d’ouverture du capital». Il a fait corriger un titre de Challenges dans ce sens.

> Dans ce même article, il parle pourtant de «garder la majorité du capital» et quelques lignes plus bas de «minorité de blocage» ! Couac !

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