> Suite de : le goût du storytelling
«Nous devons nous fixer des objectifs humains et sociaux (…) La croissance doit servir la qualité de vie (et) l’entreprise a des responsabilités vis-à-vis de la collectivité». En prononçant son discours devant ses collègues du Cnpf, ancêtre du Medef, en 1972, Antoine Riboud avait-il conscience de jeter là les bases du concept des parties prenantes ? Toujours est-il qu’il y a gagné ses galons de patron progressiste.
Presque 40 ans plus tard, Danone continue à être un véritable acteur dans la cité comme lorsqu’il s’associe au Prix Nobel de la paix Muhammad Yunus pour produire au Bangladesh des yaourts accessibles à la population locale. Franck Riboud n’a pas hésité à enfoncer le clou devant les élèves de HEC : «Mon rôle est de convaincre mes actionnaires que s’ils veulent voir croître les résultats, il faut qu’ils me laissent donner du sens à l’action de mes salariés. Mon métier, ce n’est pas d’être un financier ou un roi du marketing, c’est de faire que les salariés de Danone puissent se regarder dans la glace sans honte.» (cité dans Challenges)
