> Suite du post : une réussite française
Certes, Danone n’est pas à l’abri des faux pas. Il n’a pas su réitérer avec Essensis le succès d’Actimel. On comprend donc la nervosité qui entoure le lancement prochain de Densia, «le yaourt qui garde les os solides». Lancés en fanfare il y a un an et demi, ses packs de yaourts low cost ont également été retirés des linéaires au bout de quelques mois. Comme l’a révélé Capital, ils n’étaient pas réellement moins chers (les pots étaient de moindre contenance) ni qualitatifs (ils contenaient entre autres de la gélatine de porc). Heureusement, plutôt que cet exemple bas de gamme isolé, le groupe a globalement préféré baisser ses prix sur ses produits traditionnels et rogner sur ses marges pour gagner – ou conserver – ses parts de marché. Il sait aussi utiliser son histoire à la façon d’une saga comme l’a prouvé le lancement de Origines, pour les 90 ans de sa marque phare.
«Danone sort renforcé de la crise et prêt à tirer parti des nombreuses opportunités qui existent» a déclaré son PDG lors de la présentation des comptes. Pas étonnant dès lors si un sondage CSA sur les marques que les consommateurs européens associent le plus au bonheur a récemment consacré Danone à la 5e place, entre Google et Apple !
> À suivre : Danone, la fibre sociale
