On doit cette belle réussite française qu’est Danone à Antoine Riboud, un industriel visionnaire et à la fibre sociale qui, comprenant que les jours de ses usines de verrerie étaient comptés, a décidé à la fin des années 60 de passer du contenant au contenu, c’est-à-dire d’effectuer le virage vers l’agro-alimentaire. Il rachète une à une des marques patrimoniales comme Kronenbourg, Évian, Carambar, Panzani et surtout Gervais Danone dont il fait son fer de lance jusqu’à rebaptiser le groupe dans son ensemble, Danone, un nom moins désincarné que l’ancien acronyme BSN (j’ai déjà traité l’histoire du groupe ici).
Depuis 1996, c’est son fils Franck qui lui a succédé et qui a su donner une cohérence autour de trois secteurs : les produits laitiers frais (n°1 mondial), les eaux embouteillées (n°2 mondial) et les nutritions infantile et clinique (n°2 et n°3 mondial). Les marques hors de ce périmètre ont été cédées, notamment LU. Fort investisseur en R&D, Danone a su évoluer vers «la santé par l’alimentation» ce qui est cohérent avec son histoire, les yaourts étant à l’origine vendus en pharmacie, véritables «alicaments» avant l’heure.
> À suivre : Danone, le goût du storytelling
