Toyota 2/3 : la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf… | le blog du storytelling

Toyota 2/3 : la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf…

Suite du post : l’icône cabossée.

Il y avait un contrat de confiance très fort qui liait la marque (en particulier sa division haut-de-gamme Lexus) à ses fans. Ils s’en faisaient les «storytellers», les propagateurs : pour beaucoup la Prius était à l’automobile ce que le Mac représente dans le monde de l’informatique, le «think different». Comme un vulgaire pare-brise, ce contrat vient juste de voler en éclats. La chute de la maison Toyota a tout pour devenir un cas d’école. Mais en réalité, le modèle social avait déjà du plomb dans l’aile carrossée, les profits étaient déjà sortis de la route quand le constructeur a fait appel il y a un an à Akio Toyoda (avec un «d»), petit-fils de l’inventeur de la marque, comme pour retrouver le sens du storytelling perdu.

Car l’histoire s’est emballée il y a déjà plusieurs années, quand le constructeur est devenu moins obsédé par la qualité que par la taille : devenir numéro 1. Il y est finalement parvenu… mais à quel prix ! Déjà, aux États-Unis, les journalistes ont inventé une nouvelle expression pour qualifier un désastre industriel brutal et inattendu : «it’s a toyota !». Et ça, on peut parier que cela va longtemps lui coller aux roues…

> À suivre : un post qui dédouane quand même (un peu) Toyota : le retour du péril jaune…



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