Suite et fin (provisoire) du lexique du storytelling commencé ici.
PARTIES PRENANTES
Nouvelle organisation des entreprises qui doivent repenser l’équilibre entre les actionnaires (shareholders) et les parties prenantes (stakeholders), au profit de ces dernières. Les parties prenantes – aussi bien collaborateurs que fournisseurs, partenaires et clients – doivent permettre de passer d’une économie d’intérêts à une économie des intéressés, seul moyen de construire une relation durable entre l’entreprise et la société.
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PHÉNOMÉNOLOGIE DE L’ESPRIT
Terme hégélien pour distinguer trois aspects de la construction narrative : le Weltgeist (esprit du monde) ou la part «inchangeante» de l’histoire, le Volksgeist (esprit du peuple) ou ses éléments temporels, et enfin le Zeitgeist (esprit de l’instant) ou storytelling. En effet, ce dernier n’a de sens qu’à partir du moment où il nous parle aujourd’hui, où il est en phase avec nos préoccupations contemporaines.
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POLYMATHE
Ce terme – rare en français mais courant en anglais (polymath) désigne celui qui excelle dans différents domaines : Léonard de Vinci (peintre, architecte, scientifique), Peugeot (moulins à poivre, cycles, automobiles) ou Disney (films d’animation, parcs à thèmes, télévision). Le polymathe est donc un colligateur (cf. ce mot) qui a réussi. Les entreprises polymathes sont capables d’exercer leur storytelling dans plusieurs domaines diversifiés et n’écoutent pas les sirènes de l’ultra-spécialisation. Après sa scission, Accor ne sera plus un groupe polymathe.
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SÉRENDIPITÉ
Innovation majeure résultant d’une trouvaille fortuite et dont l’importance n’apparaît qu’a posteriori. Art des hasards heureux, la sérendipité a besoin de colligation (cf. ce mot) pour pouvoir s’épanouir. Autre sens : nom d’un cocktail créé au bar Hemingway du Ritz !
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STORYTELLING
Si l’art de raconter une histoire est aussi vieux que les premiers aèdes de l’humanité, son application aux champs de la stratégie, du marketing et de la communication est bien plus récente. Le storytelling – ou communication narrative – consiste à créer ou à utiliser les histoires des entreprises, des histoires qui font vendre et des histoires qui se propagent. Parce qu’il joue sur le pouvoir de l’émotion avant celui de la raison, le storytelling mobilise les collaborateurs et permet d’entretenir des relations à long terme avec les consommateurs. On appelle stories (historiettes) la (ou les) histoire(s) créée(s) à l’intérieur d’un storytelling.
> pour mettre en place une démarche storytelling : Sébastien Durand Conseil.
TYPOLOGIES D’ENTREPRISES
Grille de lecture proposée par Georges Lewi et permettant de classer les entreprises en fonction de leur profil narratif «olympéen» : Zeus (puissance et maîtrise du temps), Athéna (protection et proximité), Héphaïstos (maîtrise de la matière), Aphrodite (jeunesse et beauté), Poséïdon (maîtrise de l’espace), Apollon (lumière et connaissance) et Dionysos (dérèglement des sens).
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