L’ABC du storytelling 1/2 | le blog du storytelling

L’ABC du storytelling 1/2

Depuis presque deux ans que ce blog existe, nous avons été pionniers dans l’utilisation de nouveaux concepts aux frontières du storytelling. Le temps est venu de les lister pour être sûrs de rester intelligibles pour nos lecteurs les plus récents. Un lexique qui continuera bien sûr à évoluer.

ÂGES

Le marketing a déjà connu trois âges : à l’âge des produits et de l’offre au cours de la première moitié du 20e siècle a succédé l’âge des marques et de la demande au cours de la seconde. Depuis le début des années 2000, nous sommes entrés dans l’âge des histoires et de leur co-création entre storytellers (les émetteurs) et storytellees (les récepteurs). Car il n’existe pas de conteurs sans public.

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AUTOMOBILITÉ

Le symbole de liberté qu’a jadis représenté l’automobile disparaît face à ses inconvénients : coûts d’entretien, embouteillages, pollution… Les constructeurs doivent cesser de se «vendre» simplement comme des fabricants de produits (automobiles) mais comme les conteurs d’une histoire (la mobilité) qui inclut la facilité de passer d’un moyen de transport à l’autre en fonction de ses besoins : transports en commun, auto-partage, vélo, scooter etc. Sans oublier de conserver cette émotion qui a fait pour beaucoup de l’auto une passion.

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BI-CONCEPTUALISME

Reformulation d’un avantage concurrentiel que l’on veut s’approprier dans un cadre plus large et où l’on est soi-même plus crédible que l’adversaire.

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COLLIGATION

Capacité à relier des abstractions et des éléments a priori épars en vue d’une synthèse inédite. Savoir-faire mis en oeuvre pour faire fructifier la sérendipité (cf. ce mot) en trouvant des exploitations originales à des trouvailles fortuites.

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FORCE FAIBLE

Terme issu de la physique des particules et appliqué au champ du storytelling pour désigner une interaction faible individuellement mais forte collectivement. Ne pouvant plus prétendre être la seule voix autorisée de leur histoire, les entreprises doivent apprendre à remplacer le contrôle par l’influence, et le pouvoir fort par le pouvoir doux.

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NÉOSTALGIE

Nostalgie positive,  de surface, qui consiste à avancer en jetant un coup d’oeil dans le rétroviseur parce que garder une part d’enfance n’empêche pas de grandir. La néostalgie revisite un monde qui n’a jamais été et qui pourtant sera toujours.

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À suivre dans le prochain post.



2 commentaires sur “L’ABC du storytelling 1/2”

  1. jean dit :

    Super idée de post! Bravo

    • Sébastien Durand dit :

      Merci :) Un ami américain vient de me suggérer d’ajouter l’entrée « polymathe » (de « polymath » en anglais). Ce que je ferai sans doute, cela va bien avec la colligation

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