Récemment, je faisais une pause gourmande chez Fauchon en compagnie d’une amie et j’ai pris un «éclair précieux caramel beurre salé». Le terme «précieux» vient de ce qu’il est intégralement recouvert de feuille d’or. Très bon, certes, mais terriblement bling-bling. L’assiette en carton, les couverts en plastique : tout était pareillement doré. Ad nauseam ! Pour ajouter l’injure à la blessure, le salon de thé à l‘étage ressemble plus à une cafétéria de supermarché que ce qu’on est en droit d’attendre place de la Madeleine. Quel dommage, il n’y a pas si longtemps, on citait Fauchon comme emblématique d’une marque qui avait réussi à se relancer. C’était dans les années 2000.
À l’inverse, Philippe Conticini vient d’ouvrir sa Pâtisserie des Rêves où il propose des desserts classiques (tartes tatin, paris-brest ou saint-honoré) que l’on croit connaître mais qu’il réinvente totalement sur le fond comme sur la forme. «La simplicité est la sophistication suprême» a dit fort justement Léonard de Vinci. Détail qui ne trompe pas, cette pâtisserie se trouve rue du Bac… là même où fut inventé le millefeuille en 1867. Un détail pour inités ? Oui, et alors : on est dans les années 2010 !
On veut désormais du bon et du beau avant de vouloir de l’ostentatoire. Le luxe a toujours lancé les modes et aujourd’hui, le luxe est modeste. Les détails sont devenus ce qui fait la différence. Il faut adapter votre storytelling à cette réalité. En gardant à l’esprit ces mots prophétiques du philosophe et historien Benedetto Croce : «toute histoire est une histoire contemporaine».


Bonsoir Sébastien,
Avec Fauchon mais heureusement plus sobres as-tu goûté les éclairs DS3 au C_42 ?
http://www.leblogauto.com/2009/12/citroen-ds3-vedette-c_42.html
Bonsoir Didier,
Oui, bien sûr, j’y suis passé et j’ai aimé