Dans un écosystème, toutes les parties ont besoin les unes des autres et sont utiles les unes aux autres.
Dans le monde qui vient, le pouvoir n’appartiendra plus seulement aux propriétaires des entreprises mais devra nécessairement être rééquilibré entre eux et les collaborateurs, les clients et même les fournisseurs et autres partenaires. En anglais, on les appelle «stakeholders» (parties prenantes) par opposition aux traditionnels «shareholders» (actionnaires). Autrement dit, le défi va consister à passer d’un marché d’intérêts à un marché des intéressés.
C’est cette conviction que j’essaie de faire passer auprès de mes clients quand ils ont du mal à accepter que certains internautes aient parfois acquis plus de légitimité qu’eux à venir parler de leurs entreprises sur les réseaux sociaux. C’est que ces internautes sont à proprement parler des stakeholders. Face à cette perte de contrôle (de l’image, du message etc.), certains paniquent. D’autres s’adaptent et utilisent des relais d’influence.
Pour être de ceux-là, plusieurs concepts se révèlent utiles : la sérendipité qui permet de transformer l’inattendu en un heureux hasard bien sûr mais aussi les forces faibles ; ainsi que la colligation sur laquelle je reviendrai le mois prochain. Le point commun à tous ces mots «compliqués» ? Le storytelling bien sûr, qui n’est pas autre chose que leur mise en scène par le biais d’une narration simple et efficace.
> Un merveilleux exemple de sérendipité : Stradivari cherchait la beauté, il a trouvé le son. Le secret des Stradivarius était dans le vernis. (article du Monde accessible ici : http://bit.ly/6DU1f5)
ASTÉRIX
> Les ventes du dernier Astérix doivent être vraiment basses pour justifier une pub pour nous rappeler que l’album est sorti !
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COCA-COLA
> Coca-Cola Enterprise communique sur ses usines «Made in France». Une story locale dans un storytelling global.
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DANONE
> Anticipation : Danone prend les devants et décide de rendre ses bouteilles d’Evian neutres en CO2.
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DUBAI
> France Info qualifie les Emirats Arabes Unis de «pire État pour l’empreinte écologique». Entre ça et la faillite, c’est bien la fin du mirage Dubai…
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FRANCE TÉLÉCOM
> Certains politiques ont la mémoire courte pour expliquer les cadeaux faits à France Télécom pendant des années et qui lui valent maintenant les foudres de Bruxelles.
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HISTOIRE
> Les historiens vent debout contre la suppression de l’histoire/géo en terminale scientifique mais c’est un plaidoyer pro domo. Une mobilisation des scientifiques serait plus efficace.
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VIEUX MÉDIAS
> Dans le monde des médias il y a un avant et 1 après le rapport Matthew Robson, stagiaire de 15 ans, qui a révélé aux patrons de presse que leurs empires sont mortels.
> Discussion avec des jeunes : la fin des médias traditionnels est surtout un problème de journalistes. Eux n’en porteront pas le deuil.
> «Un monde sans Le Monde ou Libé, c’est comme quand les dinosaures ont disparu, ça a fait de la place pour les mammifères». Steven, 21 ans
> «Le vrai problème, c’est tous ces arbres qu’on abat. Lire des journaux papier c’est une attitude anti-écologique». Une étudiante 19 ans
> Un de mes étudiants : «Depuis que je suis devenu bon pour faire mon propre storytelling, j’emballe plus de meufs». (Je me suis soudain senti utile !)
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UNIQLO
> D’après Challenges, Uniqlo a fait en en 4 semaines son CA prévisionnel de 6 mois. Prochaine nouveauté : un rayon enfants.
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UNIVERSAL
> «Comcast va annoncer la reprise de NBC Universal. L’opération va rapporter 5,8 milliards de dollars à Vivendi»*.
> Myopie : de l’annonce de la prise de contrôle d’Universal par Comcast, les médias français retiennent surtout la sortie de Vivendi.
> En réalité Comcast NBC Universal (comme Disneyy d’ailleurs) va aller vers le mutiplateforme («anytime, anywhere») pour tous les contenus médias. C’est l’aube d’un nouveau monde.
> Mais pourquoi est-il si difficile en France de mettre en doute la story officielle sur le réchauffement ? Rue89 s’est demandé pourquoi le scandale du Climategate n’a pas buzzé chez nous ? (http://bit.ly/8NmcLk). La raison principale est sans doute qu’un discours qui joue sur l’émotion (en l’occurrence catastrophiste) a toujours plus de résonance qu’un discours raisonnable. L’atout que les partisans du Climategate auraient pu jouer plus franchement : le «complot». Pour le coup, c’est aussi démagogique que le camp adverse et donc aussi efficace !
BMW
> #BMW ne s’en préoccupant pas, les fans partagent tout seuls leurs meilleurs histoires (sur BMWStory)*.