décembre, 2009 | le blog du storytelling le blog du storytelling

Archive pour décembre 2009

Chroniques du storytelling : Les 100 ans de Labello et autres anniversaires de marques, Yves Rocher sans Yves Rocher…

Mardi 29 décembre 2009

> Le baume à lèvres le plus vendu au monde a 100 ans, Labello. L’un des nombreux anniversaires fêtés dans l’Expo Desi9n, DesigNeuf, à l’espace des Blancs-Manteaux dans le Marais.

> Le baume à lèvres le plus vendu au monde a 100 ans, Labello. L’un des nombreux anniversaires fêtés dans l’Expo Desi9n, DesigNeuf, à l’espace des Blancs-Manteaux dans le Marais.

APPLE

> «La France est bien la fille aînée de l’Église d’Apple» comme le disait récemment son PDG, en tout cas pour l’iPhone.. Un cas d’école qui devrait l’inciter à être distribué par plusieurs opérateurs sur chaque marché.

CHINE

> Pour mieux s’attaquer au marché chinois, Hermès lance ex nihilo une nouvelle marque de luxe, Shang Xia.*

> 2009, l’année où la Chine est devenue le 1er exportateur mondial devant… l’Allemagne. Les USA ne sont déjà plus que 3e, ça aussi c’est une nouvelle.

> La Chine prête à dépenser plus pour l’Expo Universelle de Shanghaï 2010 que pour les JO de Pékin 2008.

> Bon livre de Barthélémy Courmont sur le soft power chinois… que les autorités exécutant toujours les condamnés devraient lire.

CINÉMA

> «Aucune technologie ne parviendra jamais à faire d’une mauvaise histoire une bonne» (John Lasseter). James Cameron devrait méditer ça.

> L’échec sans appel aux USA de La Princesse et la Grenouille signe vraiment l’arrêt de mort de 80 ans d’animation 2D chez Disney.

> Aujourd’hui les talents créatifs de l’animation sont chez Pixar, charge à eux de ressusciter Disney… qui les a rachetés pour ça

EUROSTAR

> Eurostar répond aux accusations d’Eurotunel en demandant d’attendre les résultats de l’enquête. Ce qui déjà une forme d’aveu…

EXPO DESI9N – DESIGNNEUF : «JOYEUX ANNIVERSAIRES !»

> L’une des marques les plus anciennes, fondée en 1649, fête ses 360 ans ! Fiskars (ciseaux, outillage).

> L’Eau de Cologne Extra-Vieille (aujourd’hui propriété de Roger & Gallet) a eu 300 ans cette année.

> Chantelle a 60 ans mais une marque de lingerie sexagénaire, ça excite moins l’imagination que les 100 leçons de séduction d’Aubade…

> Thomas Edison a inventé l’ampoule à incandescence en 1879, il y a tout juste 130 ans. En 2015, elle s’éteindra à jamais.

> Trop bu de Vodka Absolut qui fête ses 130 ans ? Prenez une Aspirine, 120 ans cette année.

>Nintendo s’est lancé dans le jeu vidéo il y a 28 ans mais l’entreprise fabriquait déjà des cartes à jouer depuis… 1889 !

> «Da Vinci a parlé de l’eau de San Pellegrino dans un traité». Encore plus ancienne que Louis XIV et la Chateldon (et probablement tout aussi légendaire)

> Mini Mir, mini prix mais il fait le maximum… depuis 1899.

> La moutarde Amora nous monte au nez depuis 90 ans.

> Ces marques plus ou moins en déshérence fêtent leur anniversaire : qui les relancera ? Bakélite (1909) Duralex (1939), Paris Match (1949).

> IBM est presque centenaire, HP a 70 ans, Microsoft ou Apple sont presque quadra. L’informatique n’est déjà plus une industrie jeune…

> Reebok (110 ans dans quelques jours), Puma 85 ans, Adidas 80 ans, Asics 60 ans : c’est officiel, porter des baskets est bon pour la santé.

GASTRONOMIE

> «Nous allons chercher des aliments aux Indes, ne faut-il pas s’attendre à être contaminés ?». Champier, médecin. La traçabilité… déjà en 1530 !

> «Dans la restauration de luxe, ce n’est pas le homard qui est déterminant, c’est l’humain». Alain Ducasse

MÉDIAS

> «Why only business-focused titles manage to build a paying online audience ?» («Pourquoi seuls les titres économiques parviennent-ils à monétiser leur audience ?»), demande Alexandre Bompard, PDG Europe 1, citant le manager Financial Times. La réponse est pourtant aisée…*

> «Le journal télévisé est un résumé de Twitter» déclare le jeune Nathan Soret, 14 ans, sur la RTBF. Quel sens de la formule !*

> Les sites d’Histoire retiendront que le 25 décembre 2009, les ventes de livres numériques ont dépassé les livres papier.*

YVES ROCHER

> Yves Rocher vient de mourir, 50 ans tout juste après avoir fondé la marque qui porte son nom. Une success story à la française

> Fail de com : «Sa marque est tellement présente partout que j’ignorais qu’il existait un Monsieur Yves Rocher» : un internaute sur le site de LCI.


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* Remerciements : Alexandre Bompard, Ludovic Freitas, Steven Jambot, Andry Rakotomavo.

Mickey : une renaissance « Epic »

Samedi 26 décembre 2009

Oui, à ses débuts, il arrivait à Mickey de ne pas toujours être sage, de boire et même de fumer (comme ici dans "Gallopin' Gaucho", 1928). Une certaine insolence que le héros devra retrouver s'il veut rester pertinent au 21e siècle mais avec un dosage évidemment délicat...

Oui, à ses débuts, il arrivait à Mickey de ne pas toujours être sage, de boire et même de fumer (comme ici dans "Gallopin' Gaucho", 1928). Une certaine insolence que le héros devra retrouver s'il veut rester pertinent au 21e siècle mais avec un dosage évidemment délicat...

Si Mickey, 81 ans, a été la plus grande star de l’âge d’or des cartoons, la plupart des gens ne le connaissent plus aujourd’hui que comme logo institutionnel. C’est-à-dire qu’il ne génère plus d’affect et les personnages de Pixar, notamment, l’ont remplacé dans l’imaginaire collectif.

2010 verra pourtant la sortie d’Epic Mickey, un jeu vidéo décoiffant pour Wifi dont il sera le héros. Il retrouvera pour l’occasion son look des années 30, plus nerveux et plus racé, il évoluera dans un monde «steampunk» (science-fiction à la Jules Verne)… et il ne sera pas forcément gentil ! Si cette (r)évolution suivie en direct par le PDG de Disney Bob Iger rencontre le succès espéré, ce ne devrait être qu’un début. Le géant américain du divertissement veut en effet mettre en oeuvre un programme ambitieux destiné à revitaliser son personnage fétiche et il ne s’interdit aucune piste, depuis le «relooking extrême» de Clochette en 3D jusqu’à la recherche du temps perdu avec La princesse et la grenouille, un retour à l’animation traditionnelle à la main.

Quant à Mickey, son avenir est peut-être plus à chercher du côté de Marvel que Disney vient d’acquérir pour 4 milliards de dollars. Une écurie célèbre pour ses super-héros qui cachent aussi souvent un côté sombre ou une faille… ce qui les rend finalement plus proches de nous. Dans le cas de Mickey, et malgré les risques inhérents à une telle entreprise, il était en effet plus que temps de dépoussiérer l’icône. Afin de le rendre pertinent et contemporain tout en revenant à ses fondamentaux puisque, comme aidait à le dire Walt Disney, «n’oublions jamais que tout a commencé par une souris» !

Chroniques du storytelling : le syndrome du Titanic d’Eurostar, Chine S.A., expo Desi9n…

Jeudi 24 décembre 2009

> Eurostar, c’est Titanic 2 ! Si l’on en croit les journaux, Claudia Schiffer a été exfiltrée par voiture privée à la sortie de l’Eurotunnel. Les passagers de 1ère classe ont ensuite été acheminés sur un autre train tandis que ceux de seconde classe ont eu l’impression d’être «traités comme du bétail».   «On dirait que personne ne prend les décisions qui s'imposent» a déclaré un voyageur dont les heures d’attente n’ont pas émoussé le bon sens. Manifestement, la gestion de crise - et sa communication - est un métier qu’Eurostar ne maîtrise toujours pas au bout de 15 ans. Ou alors, ils ont la même agence que France Télécom ? Quand quelques centimètres de neige suffisent à paralyser la France et le trafic transfontalier pendant des jours, on ne peut que se réjouir du fiasco de Copenhague : avec le réchauffement climatique, neige et verglas ne seront bientôt plus que des mauvais souvenirs. Mais il y a fort à parier que di’ic là, Eurostar ne saura pas non plus gérer les pneus qui fondent ou la clim’ qui saute...

> Eurostar, c’est Titanic 2 ! Si l’on en croit les journaux, Claudia Schiffer a été exfiltrée par voiture privée à la sortie de l’Eurotunnel. Les passagers de 1ère classe ont ensuite été acheminés sur un autre train tandis que ceux de seconde classe ont eu l’impression d’être «traités comme du bétail». «On dirait que personne ne prend les décisions qui s'imposent» a déclaré un voyageur dont les heures d’attente n’ont pas émoussé le bon sens. Manifestement, la gestion de crise - et sa communication - est un métier qu’Eurostar ne maîtrise toujours pas au bout de 15 ans. Ou alors, ils ont la même agence que France Télécom ? Quand quelques centimètres de neige suffisent à paralyser la France et le trafic transfontalier pendant des jours, on ne peut que se réjouir du fiasco de Copenhague : avec le réchauffement climatique, neige et verglas ne seront bientôt plus que des mauvais souvenirs. Mais il y a fort à parier que di’ic là, Eurostar ne saura pas non plus gérer les pneus qui fondent ou la clim’ qui saute...

APPLE

> Un vendeur de l’Apple Store du Louvre (cité dans le JDD) : «Il ne s’agit pas de pousser à la vente, mais d’expliquer les produits, de connecter le client à la marque». CQFD.

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CHINE S.A.

> Pierre Haski (Rue89) fait le tour des marques chinoises qui font leurs emplettes chez nous pendant que Fillon vend les nôtres là-bas*.

> Ford vend Volvo au chinois Geely. La China Inc. progresse chaque jour.

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CINÉMA

> Un ami, au sortir de la séance : «Avatar, c’est Pocahontas chez les Schtroumpfs».

> 75 millions $ sur 3 450 écrans aux USA pour son premier week-end, Avatar fait un score très faible qui montre les limites du buzz*.

> Parmi les secteurs qui tirent leur épingle de la crise : le cinéma et ses recettes en salles. Meilleures entrées depuis 30 ans

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EXPOS

> Qu’ont en commun Michelin, KitchenAid, Laguiole, Labello ou Citroën ? Le fait d’être nés une année en 9 et de fêter en 2009 un anniversaire particulier.

> Design9 : «Joyeux anniversaires aux marques et aux créateurs», expo à l’Espace des Blancs-Manteaux dans le Marais

> La voiture n’avait qu’un an quand le permis de conduire fut instauré (1899) (Vu à l’expo DesignNeuf) !

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FRACTURE NUMÉRIQUE

> Si tous les jeunes ou presque sont des digital natives, tous ne savent pas forcément aller au-delà des chats et du téléchargement. L’autre fracture numérique des 16-25 ans*.

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HAÄGEN-DAZS

> En Inde, Haägen-Dazs se croit revenu à la «glorieuse» époque de l’Empire britannique et interdit ses magasins aux Indiens (et aux chiens ?).

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TOURISME

> Pub touristique pour les Asturies, truffée de fautes de français, de grammaire et de style. Consternant.

> Je pense que l’Office du Tourisme espagnol utilise Google Translate pour ses pubs en français et les monte sur une version W98 de Publisher.

> Et le «massacre de la langue française» continue avec la newsletter des Paradores (sorte de Relais & Châteaux espagnols)

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* Remerciements : Ludovic Freitas, Pierre Haski, Alban Vanderkerkove.

JOYEUX NOËL !

Le retour de la brique et du mortier

Mardi 22 décembre 2009

Aux plus beaux jours de la bulle Internet, certains prédisaient la victoire du e-commerce sur le «brick and mortar», autrement dit les magasins de la vie réelle. Non seulement ces derniers ont survécu mais la crise leur donne même une actualité renouvelée.

Dans le luxe, Louis Vuitton s’en sort mieux que les autres grâce à ses «Maisons» disséminées dans toutes les grandes villes du monde. Quant à Gucci, la griffe a souffert d’un fort déstockage dans les grands magasins tandis qu’elle fait mieux que résister dans ses propres boutiques.

C’est aussi la politique de l’entreprise à la pomme qui réalise presque 30% de son chiffre d’affaires dans les Apple Stores comme celui qui vient d’ouvrir au Carrousel du Louvre. Bénéfice : de meilleures marges, un dialogue sans intermédiaire entre la marque et ses consommateurs, et à la clé une image de plus grande proximité dûe à son intégration physique dans notre environnement.

Chroniques du storytelling : TAG Heuer garde Tiger Woods, expos très storytelling, les nouveaux business models de l’automobilité…

Dimanche 20 décembre 2009

> Courageux en ces temps de politiquement correct : Tag Heuer continue à soutenir Tiger Woods (contrairement à Gillette)... et le fait savoir.

> Courageux en ces temps de politiquement correct : Tag Heuer continue à soutenir Tiger Woods (contrairement à Gillette)... et le fait savoir.

APPLE

> Steve Jobs, l’iPod et Apple sont élus respectivement marketeur, produit et marque de la décennie selon AdweekMedia.*

AUTOMOBILITÉ

> Ford travaille sur un nouveau business model : des mises à jour électroniques payantes sur le modèle des applis iPhone. (relire aussi mon post sur ce sujet ici).

> Incapable de le revendre Saab, General Motors va le fermer ! La fin d’une belle histoire…

> Renault et Publicis re-signent pour 3 ans. S’ils tiennent jusqu’en 2013, ils fêteront leurs 40 années de collaboration!

> «Il était une fois Citroën». Le Fig Mag fête la saga de la marque qui a réussi son come-back et fait jeu égal avec le grand frère Peugeot.

CRISE

> «Il y a deux grandes causes aux crises: la cupidité et l’amnésie». Claude Hagège*

DÉVELOPPEMENT DURABLE

> Paradoxe : le Crystal de BIC est le stylo le plus écolo car même s’il est jetable, il écrit longtemps et a un bon bilan carbone.

DISNEY

> Roy Disney, neveu et continuateur de Walt, est mort. Une page se tourne : plus aucun membre de la famille à un poste de direction de l’empire (relire mon article ici)

> Roy Disney a sauvé 2 fois l’empire de son oncle, en 1984 en embauchant Michael Eisner, en 2006 en le faisant virer.

> Là-Haut : Pour le prix du Blue Ray, Disney offre le DVD et la copie digitale. Et pas la VHS ni le super 8 ?

> Euro Disney a créé 56.000 emplois (dont 13.000 directs) et compte pour 6,5% des recettes touristiques françaises.

> Opportunisme  : Disneyland, qui l’avait supprimé il y a des années, reprogramme Michael Jackson en 3D (Captain Eo).

EXPOS

> L’exposition Design 9 célèbre en 2009 les anniversaires en 9 (aux Blancs-Manteaux, Paris).*

> Superbe expo L’Âge d’Or Hollandais à la Pinacothèque. Tout le storytelling du capitalisme moderne sort de là.

> «L’atelier du tailleur» de Quiringh van Brekelenkam (1661) raconte, comme nombre d’autres tableaux de l’expo «Le Siècle d’Or Hollandais», toute une histoire qui tient pourtant en une seule image. Un exemple formidable de storytelling !

> «L’atelier du tailleur» de Quiringh van Brekelenkam (1661) raconte, comme nombre d’autres tableaux de l’expo «Le Siècle d’Or Hollandais», toute une histoire qui tient pourtant en une seule image. Un exemple formidable de storytelling !

HÔTELLERIE / TOURISME

> Non seulement, Accor devrait être scindé en deux et la branche service vendue, mais aussi Ibis et Sofitel. Quelle vision ?

> Après avoir beaucoup parlé, bravaché etc., Bernard Tapie sort du Club Med. Paroles, paroles…

LUXE

> Fauchon : éclairs bling-bling à la feuille d’or et salon de thé façon cafétéria Flunch. Ce luxe là est out. Le nouveau luxe est modeste.

MÉDIAS

> Son jouet cassé (grosses pertes), Bernard Arnault chercherait à vendre Les Échos… On se lasse de tout si vite de nos jours..

> L’AFP qui a interviewé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moona, diffusée de Copenhague, avait en réalité rencontré… un sosie. Énorme !

> 2000 ans d’Histoire, l’excellente émission de France Inter, fête ses 10 ans d’antenne avec une spéciale sur l’Histoire dans les médias (à écouter ici).*

> 200 millions d’entrées dans les cinémas français en 2009, meilleur résultat depuis 30 ans. Le grand écran garde la cote

> Les films 3D-relief ne sont pas projetés dans le réseau UGC qui pense que le concept est gadget et qu’il s’essoufflera vite.*

PERRIER

> La main (érectile) de Perrier a marqué l’histoire de la pub. Mais pourquoi la ressortir sans raison 33 ans plus tard si ne n’est par opportunisme et par manque d’imagination ?

PLAYMOBIL

> Un rêve pour petits et grands : 35 ans de Playmobil dans la bien nommée galerie des jouets des Arts Déco.

> «Les traits des Playmobil sont neutres pour que chaque enfant puisse imaginer la vie qui va avec». Hans Beck, leur inventeur.

> Des lettres de fans décorent l’expo Playmobil. Celles des enfants sont mignonnes, celles des adultes… psychanalitiquement intéressantes!

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* Remerciements : Benoît Daragon, Ludovic Freitas, Renaud Revel, Didier Rols, Alban Vanderkerkove.

Roy E. Disney (1930-2009) : l’homme qui a sauvé deux fois l’empire Disney

Mercredi 16 décembre 2009

Derrière le nom de Walt Disney se cachaient en fait deux frères, Walt (1901-1966) l’artiste génial et Roy (1898-1971) le  financier, tout aussi créatif dans son genre. Après leur disparition, l’entreprise faillit sombrer corps et âme. Un homme a, par deux fois, sauvé l’empire fondé par une souris. Il s’agit de Roy Edward Disney, fils de Roy et donc neveu de Walt, qui est mort aujourd’hui, à 79 ans, des suites d’un cancer.

Après des débuts de scénariste et de documentariste animalier, Roy s’était avant tout donné pour mission de veiller au respect du patronyme familial. En 1984, le groupe était sur le point d’être dépecé par des raiders. Roy mit tout son poids financier (et il était considérable) pour faire échouer l’OPA et eut l’idée de faire appel à un duo d’enfer, Michael Eisner et Frank Wells, venus respectivement de Paramount et Warner, pour redresser la Company. Il n’eut qu’une exigence : qu’on lui laissât la direction des studios d’animation qui étaient sur le point d’être fermés. Depuis, il était considéré comme un bon génie par les artistes et animateurs qui sont à l’origine du nouvel âge d’or de l’animation, de la Petite Sirène au Roi Lion. Roy ne s’investissait pas au quotidien dans la production, sauf pour Fantasia 2000 qu’il supervisa personnellement et qui constitue son hommage au talent visionnaire de son oncle. Après l’incroyable come-back des années 80 et 90, la machine se grippa à nouveau au début des années 2000. Artisan du renouveau, Michael Eisner avait perdu la main et faisait courir le groupe à sa perte. Une nouvelle fois, Roy prit la tête de la fronde qui finit par obtenir la tête du PDG devenu incontrôlable. Depuis 2006, un nouveau tandem dirige avec succès Disney : Bob Iger aux commandes managériales et John Lasseter aux manettes créatives. Désormais âgé et malade, Roy n’occupait plus que des fonctions honorifiques.

La vie de Roy Disney illustre le destin de ceux qui se consacrent à continuer l’histoire après la disparition du fondateur (un thème récurrent sur ce blog, par exemple ici). Il avait un talent plus limité que celui de son oncle et de son père, il le savait et l’acceptait sans problème. Et c’est cette lucidité, cette modestie, qui faisaient son charme. J’ai bien connu Roy pendant les 10 ans que j’ai passés au sein du groupe Disney et beaucoup d’images m’assaillent au moment où j’apprends sa disparition. Je repense à ces interviews où je lui demandais d’éteindre sa cigarette avant la séance photo («J’oublie de temps en temps d’être ‘corporate’» glissait-il dans un sourire) et où il parlait de sa passion pour la voile. En effet, il n’était jamais aussi heureux que sur son bateau, le Shamrock, sur lequel il a maintes fois traversé l’Atlantique. Il parlait aussi de son château en Irlande, berceau de ses ancêtres et de sa passion pour le beurre d’Isigny qu’il a imposé dans les restaurants de Disneyland Paris («mon nom, Disney, vient ‘d’Isigny’ en Normandie, d’où mes ancêtres sont partis pour l’Irlande»).

> Pendant longtemps, Roy a cultivé la ressemblance physique avec son oncle en portant la moustache. Les dernières années, apaisé, il l’avait rasée, ce qui le rapprochait beaucoup plus de l’apparence de son père.

> Pendant longtemps, Roy a cultivé la ressemblance physique avec son oncle en portant la moustache. Les dernières années, apaisé, il l’avait rasée, ce qui le rapprochait beaucoup plus de l’apparence de son père.

Avec la disparition de Roy, il n’y a plus aucun membre de la famille Disney pour veiller sur la réputation de la maison de Mickey. Les animateurs des studios ont perdu leur second «père». Pour ma part, je garde précieusement le souvenir qu’il m’a confié un jour sur la genèse de Pinocchio. «Je devais avoir cinq ans quand je suis tombé malade. Un soir, mon oncle est venu me voir et m’a lu, pour m’endormir, l’histoire d’un petit pantin de bois. Il y avait des choses que j’aimais et d’autres moins et Walt semblait très attentif à mes remarques. Quelques années plus tard (en 1940), j’ai eu la surprise de découvrir ‘Pinocchio’ à l’écran. Mon oncle avait fait les changements que je lui demandais par rapport au conte original». Et ses yeux pétillaient quand il ajouta : «Mais aussi beau que soit le film, rien n’approchera jamais le plaisir que j’avais eu ce soir là, à être le premier à l’entendre. Walt Disney n’avait pas besoin d’animateurs, c’était tout simplement le meilleur conteur du monde» ! Et Roy Edward Disney a su continuer cette tradition.

Chroniques du storytelling : Le Journal de Mickey 75 ans et 3000 numéros, réalité augmentée…

Mardi 15 décembre 2009

> J'ai appris à lire dans Le Journal de Mickey, qui fête demain ses 75 ans et son 3000e numéro ! Joyeux anniversaire !

> J'ai appris à lire dans Le Journal de Mickey, qui fête demain ses 75 ans et son 3000e numéro ! Joyeux anniversaire !

AUTOMOBILITÉ

> «A l’avenir, il ne suffira pas que les voitures soient ‘vertes’ si elles ne sont pas excitantes». Akio Toyoda, PDG de Toyota.

> Les 90 ans de Citroën vus par le responsable du patrimoine de la marque sur France Inter.

> «Citroën nous fait du bien, il nous empêche de nous endormir». Louis Renault !

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GILLETTE

> Gillette lâche (dans tous les sens du terme) Tiger Woods «en limitant son rôle dans nos programmes de marketing»… au nom du respect de sa vie privée !

H&M

> N’est pas Uniqlo qui veut : les ventes de H&M en sévère baisse sur un an.

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RÉALITÉ AUGMENTÉE

> La réalité augmentée ou comment agrémenter son packaging avec une webcam. On la voit partout, en a déjà fait le tour, non ? À part Lego (où on peut voir le contenu de la boîte s’animer), rien de bluffant.

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SOCIAL

> «Un licencié s’épanche sur son ex employeur sauf si la séparation se passe dans de bonnes conditions» : un spécialiste de l’intelligence économique.

> Un rapport officiel accablant : «les salariés ont perdu leur fierté d’appartenance à France Télécom». Forcément, après 35 suicides…

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STORYTELLING INDIVIDUEL

> «Ils sont restés comme deux eunuques devant des femmes nues» : Christophe Girard à propos de «l’impuissance» des directeurs du Centquatre. Pas très élégant.

> Line Renaud : «la beauté de Johnny sur son lit, sa peau etc». On est devant le corps sacré du roi (relire Les rois thaumaturges de Marc Bloch).

> «S’il y a une chose que j’ai apporté à la danse, c’est un sens du storytelling». Matthew Bourne, chorégraphe inspiré

> Selon Marianne, Jean-Marie Messier se prépare à son procès amricain avec un coach. Non pour savoir quelle histoire raconter mais comment…

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STORYTELLING POLITIQUE

> Dans la série «grands penseurs de notre temps», Francis Fukuyama avait prophétisé «la fin de l’Histoire». 20 ans plus tard, Luc Chatel est-il sur le point d’y parvenir ?

> Bataille russo-américaine autour des restes du crâne d’Adolf Hitler. Certaines histoires n’en finissent jamais…

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TOONS

> Doubler un couple de toons rend amoureux dans la vie réelle : voix américaines de Mickey et Minnie, voix françaises de Homer et Marge Simpson.

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Que la « force faible » soit avec toi ! 2/2

Lundi 14 décembre 2009

Une goutte d’eau dans l’océan ne sert pas à grand chose. Mais il en suffit d’une en trop pour faire déborder le vase...

Une goutte d’eau dans l’océan ne sert pas à grand chose. Mais il en suffit d’une en trop pour faire déborder le vase...

Cet article fait suite à celui sur les forces faibles ou le lobbying 2.0.

SAVOIR DOSER LES FORCES FAIBLES

Concrètement, si vous voulez mettre cette idée des forces faibles au coeur de votre démarche marketing et communication, cela ne passe pas simplement par une meilleure veille ou une présence renforcée sur les réseaux sociaux. Cela implique également deux conséquences très pratiques :

- La première est l’abandon du consensus mou qui gangrène nombre de conseils d’administration : à vouloir plaire à tout le monde en général, on ne plait à personne en particulier. Il faut donc ré-apprendre à cliver. C’est comme en politique. À part dans la Tunisie de Ben Ali, on n’est pas élu avec 100% des voix. La victoire revient à celui qui convainc un électeur – un seul – de plus que son adversaire ;

- La seconde est que les entreprises doivent accepter la perte de contrôle qu’elles avaient jadis sur leurs produits ou leur image et la remplacer par une capacité à influencer et à renforcer leur réputation. Dans le débat de l’été dernier sur les iPhones/iPods qui «explosaient» à la figure de leur propriétaire, ce qui a sauvé Apple, c’est la mobilisation rapide de ses fans, forces faibles qui ont crû exponentiellement plus vite que celles déployées par ses détracteurs… à moins qu’un «chimiste de talent» n’ait su agiter ces particules dans le bon sens ! C’est en tout cas que certains ont écrit, le refus de toute communication officielle de la Pomme ne signifiant nullement qu’elle n’agissait pas en coulisse.

Les entreprises du monde qui vient doivent apprendre à manier les oxymores à leur tour et répondre aux «forces faibles» par… un «pouvoir doux». Ce fameux soft power qui sait créer l’émotion, donc le désir, et qui est l’une des clés du succès du storytelling.

Chroniques du storytelling : Playmobil aux Art Déco, le greenwashing du Crédit Agricole, le luxe et la crise…

Vendredi 11 décembre 2009

> Pour fêter leurs 35 ans - seulement ? Je les croyais de toute éternité - les Playmobil entrent au musée des arts déco (site officiel ici : bit.ly/4qaPvp)*. Sur la photo, dessin du premier Playmobil par leur inventeur Hans Beck.

> Pour fêter leurs 35 ans - seulement ? Je les croyais de toute éternité - les Playmobil entrent au musée des arts déco (site officiel ici : bit.ly/4qaPvp)*. Sur la photo, dessin du premier Playmobil par leur inventeur Hans Beck.

ANNIVERSAIRES

> Et soudain ils se parlèrent, l’étonnante prise de parole (un livre de sociologie) de McDonalds à l’occasion de ses 30 ans en France.

> Pour ses 140 ans, Heinz réédite son étiquette originale et organise une vente caritative (CB News). M’ouais, franchement, pourrait faire mieux…

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AUTOMOBILITÉ

> L’automobile est un plaisir pour 38% des Français, contre 68% il y a 5 ans (Challenges). Nous avons bien changé d’ère.

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DUBAÏ

> Dubaï, dernier portrait avant que le sable n’ensevelisse le mirage ?(Le Monde, apocalyptique)

> Burj Dubai sera inaugurée le 4 janvier, tour de Babel qui symbolise à la fois l’arrogance et la folie fatale de Dubaï. Je trouve cela fascinant.

> «Le modèle de Dubaï consistait à loger des architectes occidentaux dans une tour en attendant qu’ils construisent la suivante». Berel, un internaute sur le site de Challenges.

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CLUB MED

> Club Med voit doublement rouge : lourdes pertes annuelles et développement en prévision vers la Chine (5 villages)

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FORCES FAIBLES

> «Il faut écouter les aspirations des clients mais le 100% salade légumes, c’est très parisien» Jean-Pierre Petit, patron McDonald’s France.

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GREENWASHING

> Le Crédit Agricole se paie Sean Connery pour se faire passer pour une banque écolo : «It’s time for green banking». (En plus, la 3D et la motion capture sont laides)

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JOUETS

> Natalité élevée, marché orienté vers l’éducatif (donc plus résistant à la crise que le pur ludique) : la France reste bien le paradis du jouet*.

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LUXE

> Très belle campagne de Louis Vuitton, quelque part entre Vermeer et storytelling de la marque.

> «Dans une zone de turbulences, un avion ne réduit pas pour autant sa vitesse. Il poursuit son vol». Patrick Thomas, président Hermès.

> «Le bling bling est terminé chez nous mais ailleurs, il n’y a pas de tabou. Le luxe est amené à se régionaliser». Thierry de Baschmakoff

> Pour le rêve : Les horlogers de luxe font d’excellentes applis iPhone, la palme revenant à TAG Heuer pour la Monaco V4 (très bon storytelling) et à Chaumet.

L'appli iPhone de Chaumet permet d'essayer virtuellement la montre à votre poignet.

L'appli iPhone de Chaumet permet d'essayer virtuellement la montre à votre poignet.

> Chanel gagne son procès contre World Tricot. Ouf ! Kaiser Karl n’en est pas encore réduit à voler les idées des autres!

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MÉDIAS

> La vente d’Universal confirme le tropisme de Vivendi vers les télécoms. Les paris sont ouverts sur l’avenir de Canal+ au sein du groupe. (Je vous dis ça, je ne dis rien…)

> BFM TV remporte à juste titre son bras de fer contre LCI.

> Un reportage sur les pauvres riches ruinés par Madoff au 20h intéresse-t-il vraiment les téléspectateurs de TF1 ? À moins que ce ne soit un plaidoyer pro domo demandé par Martin Bouygues…

> Pour Michelet (Renaissance, Histoire de France volume 7,1855), l’imprimerie a libéré les hommes et aussi permis aux obscurantistes de s’exprimer. Pour avoir l’un, il faut accepter l’autre.Tout est un éternel recommencement.

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MICROSOFT

> «Le problème de Microsoft, c’est qu’ils n’ont pas de goût. Pas seulement du mauvais goût, ils n’ont pas de goût du tout». C’est évidemment Steve Jobs qui le dit !

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PHOTOGRAPHIE

> «Plus que des photos, des histoires» : nouvelle signature Canon et site dédié. Pertinent, très pertinent.

> Si Kodak s’était emparé à temps du storytelling, comme Canon, il passerait peut-être plus sereinement le cap de 2010 (relire mon article sur la chute de la maison Kodak ici).

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SÉMANTIQUE

> La policière qui a écrasé une femme est en «en garde à vue». Est-ce qu’un policier en garde à vue est humilié comme un citoyen lambda ?

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SOCIAL

> «Il y a 30 ans l’ennemi était Mesrine, en 2001 c’était Ben Laden, aujourd’hui les traders et par extension les patrons». Christophe Haag

> «L’entreprise de demain ne sera pas un monde de bisounours mais on ne pourra plus la diriger sans palper le pouls du terrain». Christophe Haag

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STORYTELLING

> Gala demande : «Votre chanteur préféré ?» Charles Aznavour répond : «Moi, je l’avoue. Parce que si je ne m’aimais pas, je ne chanterais plus»*

> Le point commun entre Converse, Kickers et désormais Von Dutch ? Le groupe français Royer qui transforme les marques ternies en success stories.

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STORYTELLING POLITIQUE

> Après Nefertiti à Berlin, la pierre de Rosette à Londres : l’Égypte réclame la restitution des symboles de son histoire.

> Pour calmer les officiels anglais furieux contre Sarkozy et Barnier, Christine Lagarde va leur offrir des macarons Ladurée.

> Christian Estrosi : «Avec un vrai débat sur l’identité nationale, l’Allemagne aurait pu éviter Hitler». Et un point Godwin, un !


L’identité nationale contre la WW2
envoyé par liberation. – L’info internationale vidéo.

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THOMSON

> Pour faire oublier sa mauvaise image, Thomson change de nom, prend celui de sa filiale Technicolor et La Tribune dévoile son nouveau logo.

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* Remerciements : Julien Thomas, Alban Vanderkerkove.

Que la « force faible » soit avec toi ! 1/2

Jeudi 10 décembre 2009

La force faible permet de comprendre et de répondre aux nouvelles exigences de pouvoir des "consomm'acteurs".

La force faible permet de comprendre et de répondre aux nouvelles exigences de pouvoir des "consomm'acteurs".

La crise des élites comme celle des marques – suivant qu’on s’intéresse aux champs politique ou économique – marque en réalité un rééquilibrage de la balance des pouvoirs au profit des citoyens ou des consommateurs. Il n’y a plus de leaders incontestés, sauf sans doute en Corée du Nord et c’est sans doute là l’aspect le plus positif du phénomène des «forces faibles». Décryptage.

«Force faible» : voilà qui peut sembler de prime abord un oxymore ! Le terme appartient pourtant bien à la physique des particules : la force faible – ou interaction faible – est l’une des quatre forces fondamentales de la nature, les trois autres étant la force de gravitation, la force électromagnétique et l’interaction forte. On parle de force faible car elle a un champ d’action à courte portée, limité au noyau atomique. Mais son intensité croît exponentiellement avec l’énergie des particules en présence. Autrement dit, et pour quitter le champ de la physique, elle est faible individuellement mais forte collectivement.

Attention, il faut distinguer cette «force faible collective» de la notion d’«intelligence collective» théorisée par Pierre Lévy dans les années 1990 et ressuscitée dix ans plus tard avec le culte du «participatif». Il n’y a en réalité dans la force faible aucun jugement de valeur, juste la reconnaissance d’une forme de pression qui s’exerce : plus on est nombreux, plus on pèse…

LA FORCE FAIBLE OU LE LOBBYING 2.0

Ainsi, France Télécom – qui est un cas d’école en matière de mauvaise communication institutionnelle en général (j’en parle souvent sur mon twitter) – s’est encore illustré récemment en réclamant le paiement de factures s’élevant à plusieurs dizaines de milliers d’euros à quelques abonnés qui avaient cru de bonne foi avoir souscrit des abonnements illimités. La mobilisation s’est organisée, principalement sur Internet, et les messages dans les forums et sur les réseaux sociaux ont fait voir rouge aux abonnés d’Orange. L’opérateur historico-monopolistique a eu beau arguer de son bon droit et renvoyer les mécontents à la lecture des petites lignes de leur contrat, il a dû faire marche arrière, annuler les factures et annoncer la mise en place de nouvelles procédures d’alerte quand les téléchargements dépassent un certain seuil. On pourrait aussi citer la loi Hadopi qui entend criminaliser des jeunes qui ne vont pourtant pas cesser pour autant de télécharger des fichiers, l’accès gratuit à la musique leur apparaissant désormais – à tort ou à raison – comme une liberté fondamentale. Il est des victoires juridiques qui sont des défaites morales.

Jadis, quand les sachants s’exprimaient, leur parole était d’or et éteignait la contestation

Mais aujourd’hui, et le web 2.0 y est pour quelque chose, tout a changé. Bon gré mal gré, les entreprises doivent apprendre à faire avec ces consommateurs qui prennent de fait de plus en plus de pouvoir, non pas parce qu’ils sont plus légitimes qu’elles mais parce qu’ils sont plus nombreux. Là est sans doute une clé de la réponse à apporter – par les élites, par les marques – à ce phénomène des forces faibles : ne pas lutter frontalement, ne pas apparaître au-dessus – et donc méprisant – mais à côté… et donc en fait dedans et dehors à la fois.

À suivre : Comment doser les forces faibles.

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> Remerciements : Véronique Anger-de Friberg, journaliste et auteur, avec qui j’ai initié la discussion dont cet article est le résultat. En librairie actuellement : La dernière croisade – Des écolos… aux écolomaniaques ! (L’Arganier)