Je t’aime moi non plus 2/3 : France Télécom | le blog du storytelling

Je t’aime moi non plus 2/3 : France Télécom

Dans sa quête pour se faire aimer de ses clients (et encore...), France Télécom a sans doute sacrifié ses collaborateurs.

Dans sa quête pour se faire aimer de ses clients (et encore...), France Télécom a sans doute sacrifié ses collaborateurs.

Interrogée dans le cadre d’un article sur les chasseurs de têtes, une des stars de la profession déclarait récemment : «Je crois beaucoup au management par la bonté». Une formule qui peut surprendre tant elle semble aux antipodes de la réalité vécue par les salariés de nombreux grands groupes.

Après Sanofi-Aventis et Renault, France Télécom a été frappé à son tour par une série de suicides. J’ai beaucoup twitté à ce sujet. Dans un premier temps, la réponse de la direction a été plus que maladroite, son DRH expliquant benoîtement qu’environ 30 salariés du groupe se suicident chaque année : on serait donc en quelque sorte dans la moyenne…

Heureusement, après convocation ministérielle, le PDG a indiqué prendre la mesure du problème et s’est engagé à «créer un nouveau contrat social dans l’entreprise». Malheureusement, la formule de Didier Lombard – «Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode du suicide» – a eu un effet désastreux. Comment ruiner le travail d’une énorme structure par une seule phrase quand on est un handicapé de la communication (comme le montre encore la vidéo de Mediapart ci-dessous).


Didier Lombard, pdg d’Orange, et la pêche aux moules
envoyé par Mediapart. – L’info internationale vidéo.

Comme dans les sentiments, il n’y a pas d’amour mais seulement des preuves d’amour : les collaborateurs de France Télécom attendront donc un peu avant de croire en la bonté de leur management… Pendant ce temps, les suicides continuent.

Dans mon dernier post sur le sujet, je m’intéresserai à un cas d’amour/désamour encore plus vaste que celui du champ entrepreneurial, celui d’un pays : la Chine.



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