
Le site de la marque offre lui aussi une double approche, argentique et numérique, à la saga de l'Olympus Pen.
Olympus fête les 50 ans de son célèbre appareil photo Pen avec un petit film qui, outre l’exploit technique et artistique, est un exercice très réussi de storytelling.
Pour cet anniversaire, Olympus a donc concocté un très joli film en mettant bout à bout près de 2.000 photos qui reconstituent 50 ans de la story d’un homme à travers les photos prises avec ses différents Pen argentiques et numériques. Il s’agit bien ici de stop-motion, cette technique d’animation image par image aussi vieille que le cinéma lui-même mais qui reste toujours d’actualité (Coraline par exemple). Selon Such a Blog, ce spot s’inspire directement du style de l’artiste Takeuchi Taijin qui a mis en ligne il y a quelques mois un film intitulé A Wolf Loves Pork (オオカミとブタ). Si c’est bien le cas, j’espère que ce jeune homme a tiré de confortables royalties de cette reprise !
En attendant, le film d’Olympus réussit avec brio la mission qui lui était assignée : célébrer les 50 ans du Pen et illustrer le temps qui passe sans s’appesantir sur le passé, montrer qu’un appareil photo n’est pas ringard à l’ère des smartphones et qu’une photo-souvenir plus une photo-souvenir plus une photo-souvenir plus une etc. finissent par égaler toute une vie.
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Le + du blog du storytelling : Olympus fait partie de ces groupes japonais qui illustrent le deuxième âge du marketing : celui des marques (après celui des produits). Comme Sony qui a choisi un nom évoquant le soleil et le son (sunny / sonus), Olympus s’est d’abord appelé Takachiho Seisakusho. Pour se lancer à la conquête du monde, il a pensé à le changer pour Takamagahara, le mont sacré qui abrite les dieux et les déesses shintoïstes avant de réaliser que l’Olympe (Olympus en anglais) tenait la même place dans notre imaginaire occidental… et qu’il serait plus facile à prononcer hors du Japon !
> Remerciements à Didier Rols qui a attiré mon attention sur le spot Olympus Pen.