Chroniques du storytelling : Cartier, France Télécom, crise, vieux médias | le blog du storytelling le blog du storytelling

Chroniques du storytelling : Cartier, France Télécom, crise, vieux médias

Choses vues à Pékin : une remarquable exposition des trésors de Cartier au sein de la Cité Interdite ! La marque y assène ses messages à destination des locaux : initialement joaillier des rois, Cartier est devenu le roi des joailliers en visant toutes les fortunes… et surtout celles des nouveaux riches. Quant à l’inspiration de ses artisans, elle s’est souvent nourrie de la Chine et de l’Orient en général. Un très beau cas de storytelling joaillier même si l’expo n’échappe pas au «syndrome Pierre Cardin» avec ses produits dérivés : blocs-notes ou mugs Cartier à… 3,5€ !

Ce n’est qu’un des multiples exemples du fait que le luxe gagne l’empire du milliard. Les vieux palaces parisiens étaient aux mains de fortunes du Golfe : George V, Ritz, Meurice, Plaza Athénée, Royal Monceau et normalement bientôt le Crillon. Mais ceux qui vont ouvrir dans les trois prochaines années – Peninsula, Shangri-La et Mandarin Oriental – seront, comme leur nom l’indique,chinois.

———-

La vague de suicides au sein de France Télécom (après celle chez Renault l’an dernier) met au jour une pratique que l’on croyait réservée au Japon : le burn-out. Mais dans un premier temps, la réponse de l’entreprise est plus que maladroite : le DRH explique candidement qu’environ 30 salariés du groupe se suicident chaque année, on serait donc en quelque sorte dans la moyenne. De plus, « les employés qui ont mis fin à leurs jours avaient un statut de fonctionnaire« . Autrement dit, inaptes au travail au sein d’une vraie entreprise ? Heureusement, après convocation ministérielle, le PDG semble prendre la mesure du problème… et de sa communication. «Nous devons créer un nouveau contrat social dans l’entreprise» déclare-t-il en promettant que le France Télécom de décembre ne ressemblera plus à celui qu’il est aujourd’hui. Une promesse forte et qui engage.

«Le travail n’est-il pas le lieu de gestation des questions véritables ?» demandait récemment Arte. À quoi un de mes amis a répondu : «oui, comme dans la fameuse maxime Arbeit macht frei !». Je suis en effet surpris dans mes échanges avec nombre de DRH de leur mauvaise maîtrise de la communication en général. Comme la façon factuelle et dénuée d’émotion, d’empathie, de celui de France Télécom. Pendant ce temps là, dans un papier sur les « chasseuses de têtes » stars dans Madame Figaro, l’une d’elles explique qu’elle croit « beaucoup au management par la bonté« . Ah ah ah…

———-

Rappeler que crise en chinois se dit wei-ji (危机) et signifie à la fois danger et opportunité est devenu une tarte à la crème journalistique. Mais on dit moins, et c’est dommage, qu’en français, le mot vient du grec krisis et signifie : instant de décision.

———-

Accusé d’avoir à nouveau touché le fond avec Secret Story cet été, TF1 répond. «Ce n’est pas pour deux fesses et un bout de sein qu’il faut s’émouvoir » explique Nonce Paolini qui assume ce retour à la célèbre formule (apocryphe) « du cul du cul du cul » qui fit les grands jours de la chaîne. Son directeur des programmes enfonce le clou : «Secret Story est la seule invention en télé depuis 5 ans. Dans 20 ans, ce sera la madeleine de Proust des ados actuels». Et le pire, c’est qu’il n’a pas forcément tort…

NRJ n’a pas fait de conférence de presse de rentrée. Ne pas communiquer, c’est forcément mal communiquer mais que dire quand tout le monde fuit le navire ? Comme le confie un ex-cadre du groupe (j’en fus aussi dans une autre vie) : « Il n’y a plus personne pour dire du bien de NRJ car il n’y a personne qui en parte en bons termes« .

Libé lance une nouvelle formule avec une Une visiblement inspirée des codes web… avant de revenir par petites touches à son look d’avant ?

Pour mieux se valoriser auprès de ses annonceurs, Challenges augmente son prix facial de… 25%, histoire de faire fuir les lecteurs pas assez CSP+ ! Véridique. Et, comme TF1, assume cyniquement sa position.

Décidément, les médias traditionnels ont bien du mal à s’adapter aux nouvelles pratiques de notre époque.

———-

Une photo qui raconte une histoire... Dans la Cité Interdite, les panneaux en anglais étaient sponsorisés par American Express. Soit que le mécénat ait expiré, soit qu'il y ait eu une embrouille, toujours est-il que les autorités chinoises ont passé le ruban adhésif sur tous les panneaux.

Une photo qui raconte une histoire... Dans la Cité Interdite, les panneaux en anglais étaient sponsorisés par American Express. Soit que le mécénat ait expiré, soit qu'il y ait eu une embrouille, toujours est-il que les autorités chinoises ont passé le ruban adhésif sur tous les panneaux.

———-

À suivre…

The bookmarklet

Add this to your bookmarks or drag it to your bookmarks bar to quickly access shortening functions.

Shorten

This bookmarklet takes the page URL and title and opens a new tab, where you can fill out a CAPTCHA. If you have selected text before using the bookmarklet, that will be used as the keyword.

Support for bookmarklets on mobile varies. For example, they work on Chrome for Android but you have to add and sync them from your desktop.

">Twitter cet article. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.



Laisser une réponse