2009 août | le blog du storytelling - Part 2

Archive pour août 2009

Paul Bocuse, le coeur au ventre

Mardi 11 août 2009

«Le chemin du coeur passe par le ventre» aime à répéter celui qui depuis 50 ans défend le génie de la cuisine française dans son restaurant perpétuellement triple étoilé au Guide Rouge. Gault et Millaut ont surnommé Paul Bocuse le «cuisinier du siècle». Mais comment ce qui fut sans doute vrai pour le 20e siècle pourrait-il encore l’être pour le nôtre ? Quelle histoire racontera Bocuse après-Bocuse ?

Si Lyon est la capitale de la gastronomie, alors Collonges-au-Mont-d’Or en est le coeur, un peu excentré. C’est en effet ce village qui a vu naître en 1926 le primat des (fines) gueules, Paul Bocuse, d’une longue lignée de restaurateurs. Après avoir fait ses classes chez la plus célèbre «Mère» (cuisinière) et première femme à avoir eu trois étoiles au Michelin, Eugénie Brazier, puis chez Lucas Carton et enfin auprès de l’un des plus grands chefs de l’entre-deux-guerres, Fernand Point, il reprend en 1959 la guinguette paternelle et obtient en un temps record un, puis deux, puis trois macarons… qu’il n’a jamais perdus depuis lors. Cette distinction est pour lui la garantie que les gastronomes du monde entier viendront jusqu’à lui puisque dans la terminologie du Michelin, les trois étoiles équivalent à une «table qui vaut le voyage» à elle seule.

«Mais qui fait la cuisine quand Monsieur Bocuse n’est pas là ? Le même chef que quand il est là !»

Emblématique des années 60 à 80, Paul Bocuse est le premier cuisinier à avoir fait de son nom une marque – livres, école de cuisine etc. – et à s’être «dématérialisé» :  donnant des conférences dans le monde entier, ses absences de Lyon ont créé la polémique car avant lui, on imaginait le chef toujours à son piano. Il a prouvé que le génie est dans la conception d’une recette tandis que sa réalisation peut être ensuite confiée à de plus petites mains. Il possède aussi de nombreux restaurants (dont un à Walt Disney World en Floride, et cinq brasseries dans Lyon intra-muros !). C’est un personnage hors normes jusque dans sa vie privée puisqu’il partage sa vie avec trois femmes !

Lors d’un dîner récent à Collonges dans son auberge transformée en palais rococo pistache-framboise, j’ai pu tester le storytelling Bocuse grandeur nature. L’effigie en trompe-l’oeil du maître nous accueille dès le parking et dans la cour intérieure, il a fait peindre une fresque historique des grands chefs jusqu’à lui ! Dans la salle, il est partout en photo et son nom est inscrit sur le cristal des verres comme sur chaque assiette ou porte-serviette… Cette omniprésence pourrait paraître excessive mais elle est en réalité plutôt touchante. En effet, Bocuse a longtemps souffert de ne pas pouvoir utiliser son propre nom. Son grand-père l’avait cédé comme nom de restaurant dès avant sa naissance. Il n’a eu de cesse de le racheter, de rebaptiser l’auberge-guingette de son père, et enfin d’y ajouter son prénom pour trouver sa place dans l’histoire. Les égos qui semblent les plus surdimensionnés sont souvent ceux qui cachent les failles les plus profondes.

«Vous ne changez donc jamais rien ici ? Si, Monsieur, les nappes !»

Alors, bien sûr, l’expérience Bocuse peut sembler un brin surannée… comme si le temps s’était arrêté il y a 30 ans et c’est un peu le cas. Mais après tout, puisqu’on s’y rend comme on part visiter un monument historique, demande-t-on à Versailles d’être autre chose qu’une grosse pâtisserie d’or et de marbre qui évoque les grandes heures de notre Histoire ?

Certains des plats créés par Bocuse sont déjà assurés de passer à la postérité tels la soupe aux truffes noires, le loup en croûte sauce Choron ou encore le gâteau Président Bernachon, du nom d’un célèbre chocolatier lyonnais. Datées ou pas, ses recettes n’en restent pas moins toujours aussi extraordinaires au palais. C’est aussi le chef qui a réintroduit en France la crème brûlée, au début des années 80, après un long oubli. Depuis plus de 20 ans également, un concours international de cuisine – le Bocuse d’Or – sert à révéler les nouveaux talents culinaires et montre son désir de transmettre et de partager. Enfin, quand vous quittez les lieux, le maître d’hôtel vous remet cérémonieusement le menu en cadeau. Histoire que vous aussi, vous continuiez la légende d’une cuisine en réalité intemporelle.

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> Le + du blog du storytelling : pour les fines gueules, d’autres posts et d’autres stories gourmands : Gaston Lenôtre, Alain Passard, Thierry Marx, la 100e édition du Guide Rouge.

> Coup de coeur, coup de gueule : sur mon blog personnel consacré à l’histoire culturelle du sucré, j’explique pourquoi lors de mon passage, et malgré un repas merveilleux des entrées jusqu’aux fromages, les desserts n’étaient pas à la hauteur de la légende Bocuse, en particulier sa célèbre crème brûlée.

> A suivre : Bocuse après-Bocuse : comment continuer l’histoire après une personnalité aussi forte et sans ringardiser le produit ? Ce sera l’objet de mon prochain post

Bréguet, « un apogée de l’horlogerie européenne »

Lundi 10 août 2009

Le Louvre présente actuellement «Un apogée de l’horlogerie européenne», une passionnante exposition consacrée à Bréguet.

Mêlant des pièces des collections du Louvre et du musée Bréguet à d’autres prêtées par des collectionneurs privés, l’exposition retrace le parcours d’un des horlogers les plus célèbres de l’Histoire (et en tout cas le plus fréquemment cité dans la littérature), Abraham-Louis Bréguet. Fondé en 1775, Bréguet a été l’avant-garde de sa profession, créant les plus belles complications pour ses clients célèbres et fortunés.

Marque endormie sur son passé prestigieux, Bréguet a souffert de la crise qui a frappé le monde de l’horlogerie quand Nicolas Hayek la rachète en 1999 et l’intègre au Swatch Group. Depuis le charismatique PDG en porte toujours une au bras (ainsi qu’une Swatch et deux autres en fonction de ses humeurs !). Les montres bling-bling façon Rolex n’ont plus trop la cote en ces temps de crise ? C’est tant mieux, Bréguet a toujours préféré cibler les connaisseurs passionnés plutôt que les nouvelles fortunes de Russie et du Moyen-Orient. Pas d’or à profusion sur le bracelet ni de pierres étincelantes sur la lunette mais des cadrans guillochés, des aiguilles à «pomme» évidée en acier bleui et par-ci par-là un tourbillon qui ajoute tout de suite plusieurs dizaines de milliers d’euros au modèle ! Ainsi que des fonds saphir qui permettent à leur seul possesseur de voir litéralement s’écouler le temps en retournant sa montre. En 2009, l’hyperluxe n’est plus l’art du paraître, mais l’art d’être tout simplement.

> Bréguet, un apogée de l’horlogerie européenne au Louvre jusqu’au 6 septembre

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Le + du blog du storytelling

> Bréguet à l’ère Swatch a gardé un sens très fort du storytelling. Ainsi, en 1783, un mystérieux admirateur passe-t-il commande d’une montre pour Marie-Antoinette (grande admiratrice de la marque). Il veut que l’objet soit le plus complexe et le plus spectaculaire jamais réalisé. La montre sera finalement achevée 44 ans plus tard, bien après la mort de la reine… Ce modèle inouï qui a fait rêver des générations de collectionneurs a été volé en 1983. En 2004, Nicolas Hayek lance à ses équipes le défi de la reproduire à l’identique. C’est chose faite en 2008. Bréguet n’a pas oublié la reine : c’est grâce à la générosité de ce mécène que le Petit Trianon à Versaille a pu être restauré… et abrite désormais la seconde montre Marie-Antoinette. Quant à la première, l’originale, elle a été retrouvée entre-temps ! Tout est bien qui finit bien.

Droit de suite…

Samedi 8 août 2009
Un iPod explose, Apple tente une transaction... et la blogosphère est en émoi ?

Un iPod explose, Apple tente une transaction... et la blogosphère est en émoi ?

… où quand l’actu permet de revenir sur d’anciens posts.

Tourisme

L’activité touristique s’essouffle en France. Mais tout le monde ne se plaint pas : ainsi, Astérix est repassé devant le Futuroscope en tant que 2e parc d’attractions français. Plus que la crise, expliquent ses dirigeants, c’est la météo qui fait ou défait la saison. Pourtant, ce sont bien les touristes locaux qui font le mieux vivre les parcs, relativement peu sensibles à la crise. Sauf Disneyland Paris précisément à cause de sa dépendance des flux touristiques étrangers. Dans l’hôtellerie, l’été est meilleur pour les palaces que pour l’hôtellerie en général. Mais Le Crillon «qui a pris un coup de vieux et n’a pas été rénové depuis longtemps» est au coeur d’une bataille juridique entre Starwood qui voudrait le vendre et un cheikh arabe qui voudrait l’acheter, mais pas aux mêmes conditions…

> dans les archives de la newsletter du storytelling : le Meurice et le Plaza Athénée font appel au stars passées et présentes.

Informatique et téléphonie

Steve Ballmer, PDG de Microsoft estime qu’Apple n’est qu’une erreur d’arrondi dans le monde de l’informatique. «Nous ne croyons pas qu’il faut aborder un marché comme Apple, avec des marges, une qualité (sic) et un prix élevés». Il est des phrases qui valent aveu… La démission du CEO de Google du conseil d’administration d’Apple alimente les rumeurs : coup de bluff destiné à dissimuler une entente entre les deux groupes ou prémisses d’un affrontement inévitable dans le domaine de la téléphonie ?

Apple a-t-il cherché à acheter le silence d’une famille anglaise dont l’iPod a explosé ? En tout cas, la politique du no comment de la firme à la pomme peut parfois aussi être exaspérante. Attention à ce que l’arrogance d’Apple ne fasse pas d’un incident un accident industriel… Pendant ce temps, les ventes de consoles chutent brusquement : en cause le peu de nouveautés en soft, des cycles de vie trop courts (la PS2 se vend mieux que la PS3 !) mais aussi le succès de l’iPhone en tant que «console» ! Enfin, toujours mauvais joueur, Orange, qui a pourtant bénéficié d’une belle rente de situation, veut empêcher un quatrième opérateur d’entrer sur le marché. C’est vrai que la concurrence, c’est détestable…

> dans les archives du blog du storytelling : Orange constant dans la médiocrité, Orange désastreux dans la gestion de la relation clientèle, Orange perd l’exclusivité de la distribution de l’iPhone, Apple et Orange aux deux extrêmes de la relation clientèle, la façon dont Apple gère les rumeurs sur la santé de Steve Jobs.

> (remerciements Didier Rols pour le lien Nintendo/Apple)

Le monde d’après-la crise ?

Les menaces, les séquestrations n’ont pas encore dégénéré mais les syndicats traditionnels peinent à comprendre le nouveau monde social. À Air France, un plan social est en préparation. Pendant ce temps,la SG annonce de meilleurs résultats qu’attendus mais évite – à bon escient – de les claironner. Mais la polémique en train de naître à propos des futurs bonus des traders de BNP Paribas ravive le débat et les craintes que les établissements financiers n’aient pas tiré de leçons…

> dans les archives du blog du storytelling : le storytelling des séquestrations patronales, comment la Société Générale a remonté la pente, la mauvaise campagne storytelling de la Société Générale.

Obama

Trop de com tue la com. Même quand on en est un pro comme Barack Obama, cela finit par lasser même les médias les plus coucouche-panier.  À l’inverse, la démarche de la Maison Blanche qui demande aux citoyens de lui relayer les rumeurs et mails de chaîne contenant des contre-vérités sur la réforme du système de santé, pour controversée (et comportant une part de risque) qu’elle soit, est une brillante idée pour rester un président 2.0…

> dans les archives du blog du storytelling : Obama les leçons d’une victoire 1/2 et 2.2, décryptage de son discours inaugural, l’affaire du chien du Président, Savez-vous planter les choix à la mode d’Obama ?

Tweets

Une sélection de mes tweets de la semaine :

> RT @DidierRols #Revue2web : Apple fait mal au géant Nintendo http://www.inzider.net/apple…

> Les médias mentionnent rarement que les sondes Pitot sont fabriquées par Thalès ? Parce que c’est un groupe français? http://bit.ly/5gDXS

> RT @pprodhon On ne peut plus prendre en photo (…) les musées cadenassent l’art http://u.nu/47nq

> «La manipulation des élites est chose plus facile encore que celle des masses». Jean Yanne

> «Je ne fais rien sans gaieté.» Montaigne (remerciement @Mercotte)

Ne manquez plus mes tweets. Suivez-moi sur Twitter ici.

Mucha s’affiche, créatif ou créateur ?

Jeudi 6 août 2009

 La célèbre affiche de Mucha pour le papier à cigarettes JOB.

La célèbre affiche de Mucha pour le papier à cigarettes JOB.

Média par excellence de la fin du 19e siècle et de la première moitié du 20e, l’affiche a été le terrain d’expression d’artistes comme Toulouse-Lautrec et de publicitaires comme Savignac. Entre les deux, on trouve le Tchèque Alfons Mucha (1860-1939) à qui une expo nationale vient opportunément rendre hommage au Musée Fabre de Montpellier. Entre art et arts déco.

Même s’il a été dépassé de son vivant (comme tous les représentants de l’Art Nouveau) et a fini par peindre des toiles pan-slavistes laborieuses et nationalistes, Alfons Mucha reste avant tout connu pour ses sublimes affiches qui ont contribué à faire de Sarah Bernhardt, sa muse, une icône de la Belle Époque.

La fin du 19e siècle marque la naissance de la société de consommation : les processus de fabrication s’industrialisent et du coup, biscuits, cosmétiques ou voyages en train deviennent des produits courants… qu’il s’agit de faire connaître. D’où l’invention de la réclame. Avant la radio et la télé, avant même la presse (l’école venait d’être rendue obligatoire), le média le plus répandu était l’affiche. L’image se devait d’être «impactante» comme on dirait aujourd’hui. Les sylphides éthérées et (vaguement) licencieuses de Mucha ont intéressé les grandes marques qui ont fait appel à lui : le papier à cigarettes JOB, LU, Moët et Chandon, Nestlé etc. Comme le dira plus tard Savignac : «fille des rues, populaire et aristocratique, l’affiche s’offre à tous comme un cadeau». Mucha en était conscient qui, privilège de l’artiste reconnu, signait ses compositions : «L’affiche va faire parler des nouveaux modes d’expression vers des publics qui ne sont plus seulement aristocratiques. Elle sera fabriquée pour être vue par tous». Et de fait, la multiplication de ces dernières comme les pains de la Bible a fait descendre son nom dans la rue. Ce succès correspond aussi à un progrès technique. Si la lithographie existait déjà depuis un siècle, la mise au point de la «chromolithographie» à son époque lui a donné un vr i coup de fouet : on pouvait désormais apposer plusieurs milliers d’affiches sur tous les murs, assurant l’ubiquité du produit vanté… et de Mucha.

Comme le montre l’expo de Montpellier, Mucha a non seulement été peintre et affichiste, mais aussi illustrateur de livres et designer (de bijoux, de meubles). Et cet éclectisme a sans doute fini par le desservir. Lorsqu’il avait 17 ans déjà, il se vit refuser l’entrée à l’École des Beaux-Arts de Prague par cette formule : «Cherchez un autre métier pour lequel vous serez plus utile». Il atteindra la gloire sans jamais passer sur la frustration à se faire reconnaître quand on exerce son talent en dehors des clous des arts dits nobles… En cela, Alfons Mucha pourrait être le parrain de nombre de publicitaires et communicants d’aujourd’hui et de tous ceux qui sont reconnus comme créatifs mais pas comme créateurs…

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> Les citations sont extraites du catalogue de l’exposition.

> Alfons Mucha au Musée Fabre de Montpellier Agglomération jusqu’au 20 septembre.

Relations clientèle : Orange et Apple aux deux extrêmes

Lundi 3 août 2009

"Nature morte aux pommes et aux oranges" de Cézanne. Pour moi, ce sera plus de Pomme et moins d'Orange s'il vous plaît !

"Nature morte aux pommes et aux oranges" de Cézanne. Pour moi, ce sera plus de Pomme et moins d'Orange s'il vous plaît !

Il y a des entreprises que j’aime pour leur service clientèle et d’autres que j’exècre. Prenez Apple et Orange par exemple… au hasard ;-)

Il y a un an, j’ai fait tomber mon iPhone et je l’ai cassé. Bien qu’assuré auprès d’Orange (près de 100 euros par an en plus de l’abonnement tout de même !), en obtenir le remplacement a été un cauchemar que j’avais raconté dans un précédent post : pour faire simple, c’était à moi de prouver que j’étais assuré en renvoyant une copie d’une ancienne facture «car ce n’est pas à (eux) de consulter leurs listings d’assurés» (!), à moi encore d’envoyer à mes frais le téléphone pour voir si je ne mentais pas…  Après examen, comme il apparaissait que j’avais bien droit à un  échange, on y procéderait… sous trois semaines !

J’ai bien cru revivre le même cauchemar ces dernières semaines. Le bouton de retour menu de mon iPhone (génération suivante) a cessé brutalement de fonctionner, empêchant toute navigation. Il y a des boutiques Orange partout pour vous vendre des téléphones mais apparemment pas pour les réparer… Les problèmes sont réels, les solutions elles désespérément virtuelles. Le service après-vente a essayé de se défausser sur l’assureur, ce dernier a refusé, car un bouton qui ne marche plus, ça n’est pas couvert par mon contrat même si je ne peux plus utiliser le téléphone («Mais Monsieur, je ne vous dis pas que vous n’aviez qu’à casser le verre avant de nous appeler mais si vous l’aviez fait, on aurait pu le prendre en charge. Ah non, maintenant c’est trop tard, je viens de valier. On ne peut pas revenir sur votre déclaration.» etc., véridique !)

Je vous la fais courte car vous avez sans doute déjà eu à faire à l’incompétence des opérateurs. En désespoir de cause, après m’avoir raccroché deux fois au nez, on consent à me passer le service après-vente d’Apple…

Et là, la lumière a point au bout du tunnel ! Personnes aimables et souriantes au bout du fil (car un sourire s’entend au téléphone !), capables de sortir de leur discours formaté et désireuses de trouver une solution. «C’est sans doute le matériel qui est défectueux». Et le lendemain même (!) de mon appel, un coursier UPS passe me livrer un iPhone flambant neuf avec une boite pour leur renvoyer l’ancien téléphone défectueux à leurs frais. Rien à débourser, confiance a priori dans leurs clients… Que dire si ce n’est : bravo !

Les opérateurs téléphoniques jouissent d’un quasi monopole de fait et la concurrence ne joue pas. Cela ne les encourage pas à améliorer leur service clientèle. En particulier pour Orange qui profite de sa situation d’opérateur historique pour faire croire aux personnes âgées (je pense à mes grands-parents à qui on a tenu ce discours) que s’ils le quittent, ils n’auront plus accès aux numéros de secours gratuitement en cas d’urgence !

Ils sont comme Total qui se moque d’être aimé tant que les gens ont besoin de pétrole…ou de téléphone. Mais sur le long terme, aucune rente de situation ne tient… Et en attendant, l’arrogance monopolistique ne sera jamais une excuse à l’incompétence.

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Le + du blog du storytelling

> Quand j’ai emménagé sur Toulouse, j’ai été privé de connexion Internet pendant trois semaines pour les mêmes raisons d’incompétence de la part de l’opérateur. Ma planche de salut a été McDonald’s où je passais mes après-midi en profitant de l’accès wi-fi gratuit en attendant que la situation se déboque. Sur son blog Créons ensemble de nouvelle richesses, Boris Perchat évoque la même mésaventure. Mais il la positive et dans un post récent, il invite le PDG de son opérateur à engager le dialogue avec lui sur l’innovation et la qualité de service. J’espère qu’il sera entendu.