Suite de mon récent post où j’ai donné un premier exemple de l’utilité des Conseils storytelling du jour ou comment mettre à profit la imite de 140 caractères par message que je me suis fixé.
Tout le monde ne naît pas avec une imagination débordante, mais tout le monde peut apprendre à débrider son imagination. Quand je dis cela à certains DRH «à l’ancienne» (des noms ! des noms !), ils sont souvent dubitatifs. Récemment, l’un d’entre eux m’a dit : «Certains de mes salariés sont comme des robinets en période de sécheresse : quand on les ouvre, on ne sait jamais si l’eau va couler» ! Sur le moment, cela m’a un peu interloqué mais je sais qu’un discours raisonné a peu de chances d’être entendu… Je ne fais pas du storytelling pour rien,je vous rappelle !
Cette idée du robinet m’a trotté en tête quelques heures car je savais que j’avais lu quelque part quelque chose à ce propos. Puis, j’ai retrouvé la mémoire. Dans son livre fondateur «La pratique de la direction d’entreprise», le gourou du management Peter Drucker racontait en effet la story d’un «bon sauvage» des Mers du Sud à l’époque victorienne. De retour d’un voyage à Londres où il avait accompagné un pasteur, il fit part à sa tribu de sa surprise : d’après lui, les Anglais ne sauraient boire ni se laver car on ne trouvait pas d’eau dans leurs villes ! Sur l’île en effet, l’eau coulait en liberté ou bien dans des troncs creusés qui passaient devant les maisons du village. Mais à Londres, personne ne lui avait expliqué que l’eau circule dans des canalisations et qu’il faut ouvrir le robinet – le fameux robinet ! – pour la faire couler.
Aussitôt, j’envoyai au DRH en question l’historiette suivante (133 caractères) :
Le bon sauvage croit que l’homme blanc ne se lave pas car personne ne lui a montré comment ouvrir le robinet pour faire couler l’eau.
Dans la foulée, je lui ai fait parvenir le livre de Drucker avec un post-it à la page de l’anecdote. L’auteur y développe notamment cette idée-force : le leadership (et ça vaut pour l’imagination) n’est pas inné, il peut s’apprendre et, même, il doit s’apprendre…
Finalement, je suis intervenu deux fois au sein de cette entreprise. Une fois pour animer un atelier avec les membres de la communication interne sur le sujet : «Les histoires humaines qui font la richesse des entreprises». Et une autre en conférence devant l’ensemble des collaborateurs : «Pensez différemment, pensez transversal, pensez storytelling». J’espère maintenant que tous leurs robinets sont bien ouverts !
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Le conseil Storytelling du jour de Sébastien Durand est à la créativité ce que Brain training du Dr Kawashima est à la mémoire, non ?
Est-ce que tu veux dire que je devrais le faire sur une console Nintendo ?