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De l’utilité du Conseil storytelling du jour 1/2

 

 Prophétie auto-réalisatrice : "Une rumeur infondée d’insolvabilité fait paniquer les clients qui du coup retirent vraiment leur argent... et la banque fait faillite !"

Prophétie auto-réalisatrice : "Une rumeur infondée d’insolvabilité fait paniquer les clients qui du coup retirent vraiment leur argent... et la banque fait faillite !"

 

 

 

 

Quand j’ai lancé le Conseil storytelling du jour il y a presque 6 mois, cette inititative a fait tilt dans les médias professionnels à la fois parce qu’elle était gratuite (un consultant qui met autant de contenus gratuits sur son site, n’est-ce pas louche ?) et parce qu’elle intriguait : peut-on vraiment dispenser des conseils, raconter des historiettes, en 140 caractères maximum ? Oui, et en voici une preuve.

 

Au moment où la crise a déstabilisé les grandes institutions financières, un établissement bancaire a eu vente de rumeurs concernant sa supposée insolvabilité. Quand les clients ont commencé à en parler à leurs conseillers, ces derniers ont balayé cette idée d’un revers de la main : «Mais non, voyons, il n’y a aucun risque». Les dirigeants de l’entreprise, eux, savaient qu’une rumeur ne se traite pas ainsi. Je suis intervenu à la demande de la direction de la communication interne. Tous les matins, elle adresse un SMS aux directeurs d’agences pour les informer des infos pressantes et les renvoyer éventuellement sur l’intranet du groupe. Charge à eux ensuite de briefer leurs équipes. 

 

Afin de les sensibiliser au risque encouru, ce matin là, le SMS habituel a été remplacé par le message suivant que j’avais rédigé : 

Dans quel cas une rumeur peut-elle devenir une prophétie auto-réalisatrice ?

Soit 76 caractères destinés à servir de teaser. Une heure après, nous leur avons envoyé l’historiette suivante :

Une rumeur infondée d’insolvabilité fait paniquer les clients qui du coup retirent vraiment leur argent… et la banque fait faillite !

Ces 135 caractères étaient suivis d’un code à 4 chiffres permettant d’accéder à une page sur l’intranet. Là, on pouvait trouver un dossier spécial sur la rumeur, le risque encouru en ne la prenant pas au sérieux, et la façon d’y répondre en rassurant les clients de manière personnalisée.

 

80% des directeurs d’agence se sont connectés à l’intranet le jour même, ce qui constitue selon mes interlocuteurs un score double de celui enregistré habituellement et les 20% restants l’ont fait le lendemain. Le message est donc passé auprès de… 100% de la cible !

 

Vous le voyez, le format des Conseils du jour en 140 caractères maximum n’est pas un gadget. Dans sa forme gratuite, il sert à enclencher une réflexion personnelle (comme j’aime à le dire, peu d’entreprises ont une ligne budgétaire intitulée «stimulation intellectuelle» !). Mais je l’utilise aussi en entreprise, soit pour apprendre à mes clients à faire court, soit comme ici, comme une réponse rapide et efficace à apporter à un problème spécifique.

 

Dans un prochain post, je vous donnerai un autre exemple tiré de mon expérience. Ah, j’oubliais de vous dire : à ce jour, la banque n’a toujours pas fermé ses portes pour cause d’insolvabilité !

 

——

> Je remercie mon client qui m’a autorisé à raconter mon intervention à condition que son anonymat soit respecté.

> Si vous n’êtes pas encore abonné au Conseil storytelling du jour, c’est le moment : vous pouvez me suivre sur twitter ici (et bénéficier de conseils supplémentaires inédits) ou le recevoir par mail .

> Si vous désirez appliquer le concept de Conseil storytelling du jour à votre entreprise dans le cadre d’une mission personnalisée, vous pouvez me contacter ici.

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