«Parce que certains peuvent ne rêver que d’une bonne nuit de sommeil» dit l’accroche presse. Un petit texte accompagne la photo reproduite ci-dessus. «Les produits Philips Respironics ont été conçus pour offrir aux personnes souffrant de troubles du sommeil le repos nécessaire à leur santé». Et Philips enchaîne sur ses «60.000 brevets innovants pour contribuer à améliorer la vie de chacun, partout».
Le même principe est appliqué à d’autres avancées technologiques : un système d’IRM ouverte, des essais pour rendre le milieu hospitalier moins angoissant etc. Philips décline cette campagne «Parce que», sur son utilité sociale, dans le monde entier.
Pourtant, on aurait du nommer l’homme sur la photo et donner à cette dernière plus d’importance. Si le message avait était «Parce que Jean-Pierre Dupont ne pouvait rêver que d’une bonne nuit de sommeil» et que ce soit «pour lui, et pour tous ceux qui souffrent de troubles du sommeil» que Philips fasse autant de recherche et de développement, je me serais senti tout de suite plus concerné.
L’idée de base est bonne mais elle aurait gagné à être travaillée sous un angle plus storytelling. Les «personnes souffrant de troubles du sommeil» ça ne parle pas assez, ça ne nous implique pas (même si nous sommes concernés).
Paradoxalement, c’est le fait de nommer un inconnu qui donne l’impression qu’une marque s’adresse à moi.
