Pas top le service chez Dior ! | le blog du storytelling

Pas top le service chez Dior !

 

baby-diorAfin de fêter la venue au monde de ma nièce Anaelle le 31 décembre dernier, je suis passé à la boutique Baby Dior de l’avenue Montaigne à Paris. Pour son frère Antonin né il y a 3 ans, j’avais acheté un petit ours blanc en peluche. Cette fois, la vendeuse, charmante, me propose un lapin en peluche, ou plutôt en véritable chinchilla ! Devant ma réaction dégoûtée (“Non, je ne vais pas offrir un jouet en peau de bête morte !”), elle insiste maladroitement sur le succès de cette dépouille auprès des clients plutôt que de passer tout de suite à autre chose… 

 

Elle me montre ensuite une adorable boîte à musique représentant des jouets en peluche sur des fauteuils Louis XVI gris souris (le mobilier type de chez Dior). Bien que cela soit susceptible d’enchanter la maman plus que le bébé, je suis prêt à me laisser tenter. Mais quand je lui demande quelle musique joue cette petite boîte, elle avoue en riant qu’“on (le lui) a dit mais (elle l’a) oublié”. A 100 euros l’objet, elle ne propose même pas d’aller se renseigner…

 

Je fixe enfin mon choix sur une paire de doudous, façon manga, très amusants. Elle me demande alors d’aller payer à la boutique d’à coté – Dior Enfant – pendant qu’elle prépare mon paquet cadeau ! Les deux boutiques ne communiquent même pas entre elles, il faut passer par la rue. Et au moment de franchir le seuil, elle me lance un chaleureux : “A toute !”.

 

Que dit cette attitude nonchalante, trop familière, de la story de la Maison Dior ? Et à l’inverse, pour être déjà allé dans la grande boutique de l’avenue Montaigne, celle qui habille les adultes, quelle histoire racontent ces vendeurs (-euses) qui vous toisent de haut, compassés, semblant hésiter à vous servir comme si vous n’aviez pas le look qu’il faut ? Plutôt que de faire venir à lui vêtements et accessoires, Bernard Arnault devrait de temps en temps descendre de son bureau situé à quelques pas de là pour tester lui-même la qualité de service de sa griffe fétiche. 

 

Je suis admiratif de la story du fondateur Christian Dior, inventeur du New Look en 1947, et de la renaissance qu’ont apporté à cette marque John Galliano pour la femme (avec une bonne connaissance de l’histoire de la maison) et Hedi Slimane pour l’homme (parti en 2007). Sur le site Dior, on peut choisir entre les rubriques mode & accessoires, parfums et beauté, et enfin résultats financiers. Ce n’est que sur le sous-site financier qu’on trouve un historique étique de la marque… Ceci explique peut-être cela…



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