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Animal de compagnie présidentiel : une vie de chien ?

 

La Rédaction du Post, le site contributif très web 2.0 du Monde m’a demandé en début de semaine un papier sur le futur chien d’Obama, sujet dont elle voyait monter le buzz depuis quelques jours. Voici donc cet article qui est passé en une le lendemain


Sur le site de la Maison Blanche, un enfant a écrit à Barney pour lui demander de l’aider à résoudre son problème de maths : “Combien font 7 x 7 ?” Et Barney a correctement répondu par mail : “49 !”. Le problème ? C’est que Barney n’est autre que le scottish terrier de George Bush, beaucoup plus populaire que son maître et qu’il a droit à sa page avec photos et états d’âme aux côtés des autres rubriques de la présidence : Afghanistan, Irak ou encore les questions épineuses de diplomatie… 

 

Pendant ce temps, Barack Obaman, très cha…fouin quand il s’agit de s’exprimer sur les conflits internationaux, redevient plus loquace pour parler de l’animal familier qu’il a promis à ses filles. Peut-être le nouveau président trouvera-t-il de bons conseils auprès des conservateurs du Musée des animaux de compagnie présidentiels car, oui, il existe un musée officiel qui garde trace de tous les chiens, chats, hamsters et espèces exotiques qui ont agrémenté le quotidien de l’homme le plus puissant du monde depuis plus de deux siècles. On y apprend tout des chiens de chasse Drunkard et Tipsy de George Washington, du cochon familier d’Abraham Lincoln ou encore des éléphants de James Buchanan. Rares sont les présidents qui n’ont pas eu un fidèle ami pour leur tenir compagnie dans le bureau ovale (encore que les éléphants…).

 

N’allons pas chercher la “petite bête” plus loin… L’histoire est entendue : les Américains sont de grands enfants et les “spin doctors” d’Obama sont déjà au travail pour détourner l’attention des électeurs des vrais problèmes vers des causes bien plus superficielles. Sauf que…

 

… sauf que, le storytelling ne se limite heureusement pas à la vision que Christian Salmon en donne dans son livre. Les émotions sont un vecteur puissant pour faire passer les messages et quelle émotion est plus forte que celle qui lie un homme à son animal ? Les Américains ne sont pas aussi stupides qu’on aime à le penser chez nous et ils savent bien qu’un chien à la Maison Blanche ne résout en soi aucun de leurs problèmes. Mais “ils pensent qu’une personne qui possède un animal fait par nature preuve de plus de compassion qu’une autre” expliquait en juillet dernier la porte-parole de l’American Kennel Association (l’équivalent américain de la Société Central Canine). Elle était interrogée dans le cadre d’un sondage commandité par l’agence de presse AP et Yahoo et indiquant que 42% des possesseurs d’animaux de compagnie avaient l’intention de voter McCain contre 37% seulement Obama. On voit que cette question n’est pas aussi anodine qu’elle y paraît…

 

 

Rien n’humanise autant un candidat que de le voir jouer à la baballe !

 

Du point de vue de l’image rien n’humanise plus un candidat que de le voir caresser son chien ou de jouer à la baballe avec lui”, expliquait cette même porte-parle. Comme par hasard, Obama faisait savoir peu après sur Twitter qu’il offrirait un chien à ses filles… qu’il gagne ou pas l’élection. On sait maintenant que ce sera un animal hypoallergénique afin de ne pas aggraver les problèmes de santé de la jeune Malia Obama. Quant à la société centrale canine américaine, elle semble revenue de son tropisme mccainien et, aux dernières nouvelles, le président suivrait ses conseils et aurait restreint son choix àun chien d’eau portugais ou un labradoodle… alors qu’il avait d’abord indiqué préférer unchiot de sang mêlé (“un peu comme moi”)

 

Dans le sondage AP-Yahoo, le pourcentage en faveur de McCain était le plus élevé chez les possesseurs de chiens. Scoop : les chiens seraient de droite ? Il est vrai que le Musée des animaux présidentiels rappelle que les chats sont rares et avant tout  démocrates (Jimmy Carter serait le premier à en avoir emmené un, et Socks Clinton fut à ma connaissance le premier animal à avoir sa page sur le site de la Maison Blanche). 

 

Allons, Monsieur le Président, faites donc entrer un chat – de gouttière – à la Maison Blanche ! 

 

PS : En France, il y aurait beaucoup à dire aussi sur l’amour que vouent nos présidents au labrador. Mais pour le moment, la jeune Estrie beige offerte par les Français du Québec à Nicolas Sarkozy n’a pas encore de page à elle sur le site de l’Elysée. Jusque à quand ?

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