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Apple/Steve Jobs : face à la rumeur, trop peu, trop tard

 

L’absence de Steve Jobs au MacWorld cette semaine fait tant jaser qu’elle jette une lumière nouvelle sur l’article principal de la dernière Newsletter du Storytelling, article dont j’ai écrit une première version le 14 décembre dernier pour l’agence Courts Circuits (j’y reviendrai prochainement). Elle a en tout cas – fait assez unique chez Apple qui préfère trop souvent le silence – contraint le charismatique PDG à s’en expliquer dansune lettre adressée à la « Communauté Apple ».

 

Il déclare y « partager quelque chose de très personnel » afin de faire retomber la pression avant le début du MacWorld. Il concède qu’il a perdu beaucoup de poids en 2008 (ce que nous avions tous pu constater !) et qu’il a décidé récemment de prendre ce problème à bras le corps « et d’en faire (sa) priorité numéro 1« .  Il s’agirait en fait d’un « déséquilibre hormonal qui ‘vole’ à mon corps les protéines dont il a besoin pour me garder en bonne santé » (au passage, appréciez le remarquable storyteller qu’il est toujours !). Il sera de retour en forme pour le printemps mais d’ici là « je continuerai à diriger Apple pendant ma convalescence« . Il certifie que Apple passera toujours en premier pour lui et qu’il serait « le premier à démissionner de (son) poste de PDG si (sa) santé ne lui permettait plus d’assumer ses fonctions« . Il indique enfin qu’après être sorti de sa réserve et d’en avoir dit plus qu’il n’aurait voulu le faire, il n’entendait plus s’exprimer à ce sujet.

 

Dans la foulée, le Conseil d’administration d’Apple a sorti un communiqué pour assurer que bien que « Steve Jobs soit unanimement reconnu comme un des PDG les plus talentueux et les plus efficaces au monde (…), s’il devait choisir de prendre sa retraite ou d’y être contraint pour d’autres raisons, vous en seriez avertis« . Euh, c’est bien le moins, non ?

 

Préparer la séparation des stories de l’entreprise et de son fondateur

 

En attendant, l’action a bondi aujourd’hui à Wall Street. Mais je pronostique que cela ne durera pas. Steve Jobs avait caché (pour des raisons qui lui appartiennent et qui, dans l’absolu, sont respectables) son cancer du pancréas il y a 4 ans. Aujourd’hui, il attend d’y être contraint pour convenir qu’il fait face à de nouvelles complications. Gageons que ses moindres sautes d’humeur, de look, de poids etc. seront désormais commentés en direct et en permanence sur la Toile. C’est que, comme je l’écrivais dans le Newsletter, “Apple est aujourd’hui plus dépendant que jamais de Jobs et des rumeurs sur sa santé. L’entreprise n’est toujours pas préparée au second départ de son gourou, pourtant inévitable à terme”.

 

Je souhaite bien évidemment à Steve Jobs un prompt et complet rétablissement. Mais il devient urgent pour Apple de communiquer sur la suite de son histoire. La firme à la pomme est pourtant mieux placée que quiconque pour savoir ce qu’il en coûte de se passer de lui…

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