Un grain de sable suffit à dérégler la meilleure mécanique | le blog du storytelling

Un grain de sable suffit à dérégler la meilleure mécanique

 

 

J’ai demandé récemment un catalogue de la collection de montres Black Tie Piaget. Je viens de le recevoir, il s’agit en fait d’un luxueux livret broché qui raconte “L”histoire de Piaget” (depuis 1874) avant d’enchaîner sur des chapitres concernant la fabrication des montres, processus dont la marque (propriété du groupe suisse Richemont) est “maître d’oeuvre de A à Z” et ses “domaines d’excellence” (dont les fameuses “complications” et autres “tourbillons” qui mettent en émoi tous les fans de haute horlogerie). Ce n’est que dans la dernière partie du livre que l’on présente enfin les modèles Black Tie. 

 


> Cette progression est intéressante et parfaitement légitime, surtout dans le domaine du luxe, et elle respecte parfaitement les préceptes du storytelling : une belle histoire, d’autres exemples qui nous donnent envie d’y adhérer avant de terminer par la mise en scène des produits. 

 

Tout serait donc parfait… si la lettre personnalisée qui accompagnait le livre n’avait pas été  rédigée par erreur au nom d’un autre amateur de belles montres et habitant rue du château à Neuilly-sur-Seine (une adresse qui fait tout de suite plus classe que la mienne). Un détail ? Non, quand on vend des montres dont les moins chères coûtent tout de même la bagatelle de 10.000 euros (et c’est sans limite pour les modèles à complications…), tous les détails comptent… Et le fait de s’adresser à ses clients potentiels en les confondant comme s’ils n’étaient que des numéros est rédhibitoire.



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