To Be Or Not To Be In The Who’s Who? | le blog du storytelling

To Be Or Not To Be In The Who’s Who?

 

Qu’ont le maître-pâtissier du plaza Athénée, Christophe Michalak, le pilote Sébastien Loeb et le comédien Jean-Paul Rouve en commun ? Ce sont quelques-unes des 1.140 nouvelles personnalités de l’édition 2009 du Who’s Who. Parmi les “marronniers” (les sujets qui reviennent à intervalles réguliers) de la presse, on trouve en effet les noms communs qui font leur entrée au Petit Larousse et les noms propres qui font la leur dans le plus célèbre des livres rouges après celui du Grand Timonier…


Le Who’s Who n’est pas qu’un utile vade-mecum pour les journalistes et communicants, c’est aussi une belle aventure éditoriale. Créé par Jacques Laffitte en 1953 – indépendamment du Who’s Who originel publié depuis 1849 à Londres -, il est désormais la propriété de l’ancien publicitaire Antoine Hébrard. Il liste actuellement 22.000 personnes choisies sur des critères de “notoriété, d’honorabilité, de mérite et du talent qui contribuent à l’activité et au rayonnement de la France”. Les biographies sont vérifiées et mises à jour et quelque 1.000 entrants viennent chaque année remplacer les 1.000 sortants (en gros, les décédés et les… condamnés par la justice puisqu’ils y perdent leur “honorabilité” !). Dans une interview à l’Internaute, sa directrice Eléonore de Dampierre révèle même la présence de quelques fausses bios destinées à confondre toute utilisation frauduleuse de sa base de données !



To Be Or Not To Be In The Who’s Who?


Quelles raisons poussent les gens à vouloir intégrer le Who’s Who ? En s’auto-proclamant “dictionnaire biographique de ceux qui comptent en France” depuis plus de 50 ans, il a incontestablement créé et entretenu sa propre “story”, sa propre histoire. On ne rejoint pas de son propre chef “les 22.000 Français qui comptent”, on n’est pas parrainé, on ne s’inscrit pas sur une liste d’attente : non, on est un jour contacté par le comité de sélection (dont on ne sait rien ou pas grand chose). Suit alors un parcours du combattant puisqu’il faut fournir un acte de naissance, des copies de ses diplômes et de nombreuses pièces justificatives (toujours cette fameuse fiabilité !) etc. Mais le plus dur est alors accompli : sauf accroc judiciaire, on n’en sortira plus… que les pieds devant. 


A l’exception de quelques irréductibles (Maurice Lévy, Michel-Edouard Leclerc font partie de ces très rares grands patrons absents) qui pensent que le comble du chic c’est de refuser d’en être et de quelques actrices qui ne veulent pas dévoiler leur âge véritable, intégrer le Who’s Who reste symbole de la réussite et de la reconnaissance sociale. Rares sont ceux qui ne céderaient pas à ce petit snobisme d’être entre happy few… C’est pourquoi, même à l”heure d’Internet et de Wikipédia, la légende du Who’s Who a sans doute encore de beaux jours devant elle !



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