Barack Obama : les leçons d’une victoire 2/2 | le blog du storytelling le blog du storytelling

Barack Obama : les leçons d’une victoire 2/2

 

Leçon numéro 3 – Une nouvelle ère pour la communication (pas seulement politique)

 

Enfin, cette campagne restera dans les annales (et inspirera sans nul doute celle de 2012 en France) non parce qu’elle est la plus chère (c’est un record qui tombera dans 4 ans  avec la réélection (?) d’Obama) mais parce qu’elle signe définitivement la mort de la communication de papa. 

 

McCain a tout misé sur la télé et sur les meetings, comme tous les candidats l’ont fait depuis Kennedy. C’était une double erreur. La télé parce que McCain n’est pas télégénique : ce n’est pas un défaut rédhibitoire, on n’élit certes pas un paquet de lessive mais il faut dans ce cas choisir des médias où l’on passe mieux que le petit écran (et maintenant, même les fermiers du Middle West ont Internet); les meetings parce qu’il ne s’adresse ainsi qu’aux convaincus. 

 

Obama a misé sur Internet et sur les “tribus”. Ce n’est pas la première fois que le Web joue un rôle dans une campagne, mais le site du candidat, les pubs diffusées sur la toile (ma prédiction : en France où les pubs politiques sont interdites à la télé, elles vont envahir le Net), les campagnes virtuelles ont “fait” l’élection. Barackobama.com s’est affirmé comme un média global. Aux meetings, le candidat a souvent préféré de grands rassemblements populaires qui fédéraient tous les groupes d’intérêt et les communautés démarchés par ses militants formés professionnellement et issus eux-mêmes de toutes ces tribus. 

 

Bien sûr, ce n’est pas aussi noir et blanc – si j’ose dire – que cela. McCain avait un site Internet bien fait et Obama n’a pas non plus dédaigné la télé (notamment avec le fameux spot de 30 mn) mais les différences générationnelles entre les deux candidats se sont bien exprimées ainsi : télé/meeting vs. Internet/tribalisme. Cette nouvelle séparation fera des émules, en France notamment…

 

 

Conclusion : la marque est connue, reste à lui donner de la consistance

 

Une anecdote de fin de campagne symbolise ce changement. La veille de l’élection, McCain est intervenu dans 7 meetings… dans 7 Etats différents ! Qu’espérait-il ? Y rencontrer des indécis venus là par hasard ? Passer 7 fois dans le journal du soir ? De son côté, Obama a fait une pause pour parler de sa grand-mère qui venait de mourir (il avait déjà interrompu sa campagne quelques heures la semaine dernière pour lui rendre une dernière visite). Les larmes sur son visage ont été reprises en boucle. L’émotion, toujours l’émotion… Mais c’est aussi ça qui fait une élection ! 

 

La marque Obama est désormais planétaire. On connaît son logo, on connaît son positionnement (le changement) et on connaît son slogan (“Yes, We Can”). Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle ait aussi du fond. Car les programmes des deux candidats sont bien ce dont on a le moins parlé pendant toute cette campagne ! 

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