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Savoir dire qu’on ne sait pas

 

blog-storytelling-sebastien-durand-consiel-ignoranceLes dirigeants de grosses entreprises, qui commandent des milliers d’employés exerçant des centaines de métiers différents, sont bien obligés d’admettre qu’ils ne savent pas tout faire eux-mêmes. En revanche, beaucoup de patrons de PME, qui font plus ou moins tout eux mêmes, pensent le contraire. Tout oui, mais pas forcément tout bien. Admettre son ignorance est souvent le premier pas vers la sagesse. Je le sais, j’ai mis longtemps moi aussi avant d’oser dire “je ne sais pas”  tant je craignais que cet “aveu” me porte préjudice.


Selon Mark McCormack dans son célèbre guide What They Don’t Teach You at Harvard Business School (1985), il y a trois concepts qu’on ne vous apprend jamais en école de commerce mais qui sont très efficaces pour améliorer la vie en entreprise : “Je ne sais pas”, “J’ai besoin d’aide” et “J’ai eu tort”. Comme je ne suis pas passé par Harvard, voilà trois phrases qui m’ont effectivement bien aidé dans ma carrière !



I – J’ai eu tort


Reconnaître sa responsabilité – qui n’est d’ailleurs pas la même chose que d’admettre saculpabilité – est un précepte utile, particulièrement en temps de communication de crise (j’en ai parlé ici). Mais même dans la vie normale, rien ne désamorce autant un début de tension que cet aveu. Mettez votre fierté de côté, vous ne serez pas plus faible parce que vous vous êtes excusé. Dans les disputes de la vie professionnelle, j’ai toujours été le premier à le faire et je n’ai eu qu’à m’en féliciter. Dans la vie privée, je peux faire preuve de plus de mauvaise foi ! ;-)



II – J’ai besoin d’aide


Là aussi, la vie en entreprise est une affaire collective. On ne réussit pas seul mais à plusieurs (on échoue en revanche toujours tout seul, je vous préviens d’emblée : la solidarité ne survit pas à l’échec !). Reconnaître qu’on a besoin des autres n’est pas non plus un aveu de faiblesse, au contraire. Et pouvoir se décharger d’une partie du travail sur les autres, n’est-ce-pas le rêve de tout un chacun ? Mais attention de ne pas oublier d’associer ceux qui vous ont aidé à votre succès lorsque vous en retirerez les lauriers de la gloire.



III – Je ne sais pas


Comme je l’ai écrit plus haut, j’ai mis du temps à admettre que parfois, je ne savais pas. Pourtant, la vie en entreprise implique de travailler avec d’autres personnes qui savent ce que vous ne savez pas (si vous saviez tout faire, vous seriez toute votre entreprise à vous tout seul). Le jour où j’ai compris que m’entourer de gens plus doués que moi ne menaçait pas ma position au sein de la boîte, je me suis mis à respirer beaucoup mieux : j’étais le chef d’orchestre de la communication et je pouvais admettre que les solistes soient plus brillants que moi sur leur instrument de prédilection. Ne pas savoir n’est pas grave, c’est ne pas vouloir apprendre ce que vous ne savez pas qui constitue une faute.

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