Le 9 août dernier, j’avais analysé les candidatures de Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse, au titre de Capitale européenne de la culture pour 2013 et j’en avais conclu que Marseille l’emporterait. C’est pourquoi l’annonce hier soir par le Ministère de la Culture du choix de Marseille ne m’a pas surpris.
Mon analyse se basait sur les faits suivants :
La ville choisie désignée déjà être une vraie capitale culturelle – sans même en avoir encore le titre – , elle devrait “en vouloir” vraiment, posséder un concept artistique fort et ouvert sur le monde et enfin posséder des relais politiques suffisants.
Sur tous ces critères, Marseille disposait des meilleurs atouts : plateforme avérée du dialogue euroméditerranéen, elle a bâti son projet culturel sur ce thème ; de plus, la ville souffre d’une mauvaise image et a donc tout à gagner à la changer ; enfin, elle bénéficie du lancement de l’Union pour la Méditerranée et du poids politique de Gaudin.
A Toulouse, où je me suis installé, mon article (repris sur Le Post du Monde) m’a valu quelques inimités. Des lecteurs bordelais et une amie lyonnaise m’avaient également “incendié”. Il n’y a guère que les Marseillais qui avaient apprécie… Pourtant, je ne m’exprimais pas selon mon coeur (à titre personnel j’aurais aimé que la Ville Rose l’emportât) mais sur une analyse fine des atouts et faiblesses de chacune.
Ce matin, La Dépêche du Midi titre “Pourquoi Toulouse a perdu”. Pour les villes perdantes, le temps des règlements de comptes va commencer.
