Ainsi que l’écrivait Le Figaro il y a quelques jours, plus de 30% de ce qui se dit au sujet des entreprises provient désormais des consommateurs eux-mêmes. Autrement dit, 1/3 du bruit des marques est désormais généré par les clients.
Les entreprises doivent donc accepter désormais que la balance penche en faveur de ceux qui achètent, et non plus de ceux qui vendent. Ce n’est pas facile quand on a grandi avec en tête le modèle des agences de com : “acheter de la pub, c’est contrôler ce que je dis à qui, comment et quand”. Mais maintenant, une partie du discours des (et sur les) marques passe par des canaux que ces dernières ne contrôlent pas, par exemple Internet. Nike a ainsi dû démentir avoir demandé à l’athlète chinois Liu Xiang en petite forme de renoncer au 110 m haies pour ne pas “courir” à un échec certain.
Les marques ont pourtant une façon de reprendre le contrôle (ou au moins une partie du contrôle) de leur image avec le Storytelling. Une contre-story positive répond efficacement à une story négative répandue comme une rumeur. Des clients qu’on a transformés en “Storytellers” continuent aussi la story à la place des entreprises et s’en font les “évangélisateurs” auprès des autres clients, en étant d’ailleurs plus crédibles que les entreprises.
D’après l’article du Figaro, “les secteurs qui génèrent le plus de bouche-à-oreille et de messages sur les blogs sont l’automobile (27%), l’équipement (technologique) (25%) et le voyage (6%)”. car “ces catégories concernent des achats connus pour être très impliquants” selon une étude. Les marques qui génèrent le plus de buzz sont dans l’ordre décroissant Renault, Nokia, Canon, Orange, Samsung et Peugeot.
Première et immédiate conséquence ? Les blogueurs “influents” sont devenus une cible de communication comme les autres. Sur des cibles “jeunes”, ils ont désormais la crédibilité qu’on accordait jadis à la presse et que les journalistes n’ont plus que sur ces cibles plus âgées…
