Les clients sont prêts à croire à l’incroyable | le blog du storytelling

Les clients sont prêts à croire à l’incroyable

 

Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?” Paul Veyne a analysé ce phénomène dans un remarquable livre éponyme qui montre bien cette « schizophrénie » d’un peuple capable à la fois d’inventer la philosophie et de continuer dans le même temps à pratiquer des superstitions.


Une des applications les plus évidentes de ce domaine est le Storytelling. Les stories que l’on raconte n’ont pas besoin d’être toujours vraies du moment qu’elles sont vraisemblables… ou qu’elles aient au moins un rapport – même lointain – avec la vérité. 


Témoin, cette campagne qui a relancé Canderel il y a 10 ans : « Canderel, on est mieux avec que sans ». 


Aucune femme ronde ne se fait illusion à ce point : jamais elle ne deviendra aussi filiforme qu’une Parisienne de Kiraz, cet auteur au trait élégant qui a fait les grandes heures des défunts Jours de France et Playboy. Mais elle « veut » y croire. Par ailleurs, Canderel a l’honnêteté de ne pas prendre un top model. En utilisant des dessins, la marque fait preuve d’humour et avoue que la vraisemblance ne va pas au delà…


Dans le domaine du cinéma d’animation, il y a ce même instant où l’on veut croire que le personnage peut vraiment marcher dans les airs… tant qu’il ne se rend pas compte qu’il n’a que du vide sous les pieds. C’est ce que les artistes appellent le « suspended disbelief » : ce moment où l’on fait fi de sa rationalité et où l’on veut croire à l’incroyable.



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